Lisez moi ça! Comme c'est intéressant!
| QUOTE |
| La langue indo-européenne a 8700 ans La langue-mère du latin, du grec et du sanskrit se parlait en Turquie il y a 8700 ans. 09/12/2003 - L'anglais et l'allemand, les langues latines et slaves, le grec et le sanskrit : en tout 144 langues « indo-européennes », dont certaines sont mortes depuis très longtemps, ont une origine commune qui était restée jusqu'ici mystérieuse. D'après une étude publiée la semaine dernière dans la revue Nature, notre langue-mère aurait été parlée il y a plus de 8000 ans chez certains peuples anatoliens, dans une région située aujourd'hui au nord-est de la Turquie. (Ca ne m'étonne pas... on pense à une écriture des Balkans dès 5000 avant!) Les deux auteurs de l'étude ont associé les techniques dernier cri de la biologie de l'évolution combinée à une méthode plus ancienne de datation des langues appelée la « glottochronologie ». Cette technique se fonde sur le pourcentage de mots ayant des racines communes pour déterminer à quand remonte la différenciation des langues. Les deux chercheurs, qui oeuvrent dans le domaine de la biologie, l'ont ressuscitée à l'aide de puissantes techniques statistiques auxquelles ont aujourd'hui recours les spécialistes de l'évolution. (Puissant, je ne connaissait pas cette technique...) Selon eux, les langues indo-européennes se seraient différenciées il y a 7 800 à 9 800 ans, l'estimation la plus sûre situant cette date à 8 700 ans. L'analyse démontre en outre que le hittite ancien - langue aujourd'hui morte d'Anatolie - serait la langue la plus proche de la racine de l'arbre. Cependant de nombreux linguistes remettent en question ces affirmations fondamentales, soutenant que les langues n'évoluent pas de la même façon que les gènes. L'autre hypothèse en vogue chez les spécialistes fait remonter l'origine des langues indo-européennes dans le sud de la Russie il y a environ 6 000 ans. |
| QUOTE |
| ....Cependant de nombreux linguistes remettent en question ces affirmations fondamentales, soutenant que les langues n'évoluent pas de la même façon que les gènes.... |
| QUOTE (sciences et avenir.com) |
Depuis deux siècles, deux hypothèses s’opposent sur l’origine des langues indo-européennes. Une étude néo-zélandaise, publiée dans la revue Nature du 27 novembre, ranime le débat entre linguistes. Il y a deux siècles, de grandes similarités lexicales et grammaticales entre le sanskrit, le latin et les langues germaniques ont été découvertes. Les linguistes s’interrogent sur une éventuelle origine commune de ces langues. Deux hypothèses ont alors été établies. La première, dite «théorie ukrainienne» se fonde sur une transmission rapide d’un dialecte parlé par des guerriers ukrainiens, il y a 4.000 ans avant JC. La seconde, dite «théorie anatolienne», prône une transmission beaucoup plus lente d’une langue parlée par des paysans anatoliens, vivant il y a plus de 8.000 ans avant JC. Grâce au progrès dans le domaine des algorithmes et en comparant les documents déjà existants sur le sujet, les travaux de Russel Gray et Quentin Atkinson, de l’Université d’Auckland (Nouvelle-Zélande) confirment l’origine anatolienne des langues indo-européennes. Alors que leur méthode ne repose que sur une analyse linguistique, les deux chercheurs notent que leurs résultats collent parfaitement avec la «théorie anatolienne». Les spécialistes restent cependant prudents, même si les résultats de Russel Gray et Quentin Atkinson sont parfaitement en accord avec la théorie anatolienne. Le débat est en tout cas relancé. Affaire à suivre. |
| QUOTE (superbiboune @ Feb 2 2004, 11:05 AM) |
| Alors, oui effectivement,... je ne comprend pas trop leur entêtement. En fait, c'est la théorie ukrainienne qui est obsolète, mais je pense que tu l'avais bien vu (et que ton doigt à fourché |
| QUOTE |
| De plus l'écriture aurait été inventé par les sumériens en Mésopotamie vers -3600, et encore là ce ne sont que des "dessins". |




| QUOTE |
| En -8800 d'après ce que j'ai lu il n'y avait pas d'indo européens en Anatolie mais des populations asianiques, des descendants de ceux qui ont inventé l'agriculture au Moyen Orient. |
| QUOTE |
| Et pour achever le tout, les seuls indo européens qu'on connaisse bien en Anatolie sont les Hittites (-1800/-1200), et là c'est vraiment plus tard |
| QUOTE (superbiboune @ Feb 3 2004, 11:26 AM) |
| Il n'y a aucun problème Alors, effectivement, c'est un peu mélangé. Déjà, il y a une méprises entre les termes (mal choisis) que nous utilisons pour désigner des concepts formés à posteriori. Les indo européens sont des peuples venus des steppes (eurasiastiques) qui se sont répandus vers les Océans. C'est une réalité confirmée par l'histoire et l'archéologie. La souche linguistique indo européenne désigne autre chose : les études philologiques se multipliant, les chercheurs mirent à jour la parenté d'un trés grand nombre de langues européennes, perses, caucasiennes, et indiennes. Ces ressemblances, ces rapprochements finirent par montrer sans aucun doute possible l'existence d'un peuple originel parlant une langue unique, et ayant essaimé vers l'occident et l'orient plusieurs milliers d'années avant J.C., à l'origine de la plupart des civilisations européennes. Cette souche commune fut nommé l'"indo-européen". C'est un concept inventé a postériori. Il ne faut pas assimiler les deux choses en se disant que c'est là ou les indo européens sont passés qu'on a adopté leur langue strictement. C'est beaucoup plus compliqué que ça. |
| QUOTE (superbiboune @ Feb 3 2004, 11:26 AM) |
| Si l'écriture des Européens de l'Est existent vers 5000/5500 (et c'est attesté, nous sommes en train de le "déchiffrer"), alors la langue ne peut pas être arrivée en 4000, ... ça ne colle pas. On ne peut pas écrire une langue avant qu'elle ne soit parlée, en gros. L'écriture de l'Europe est pour l'instant une écriture plus vieille (ça rentre dans les proto-écritures) que celle de mésopotamie (effectivement 3500 avant JC). Cependant, le cunéiforme, ce n'est pas des dessins. |
| QUOTE (superbiboune @ Feb 3 2004, 11:26 AM) |
| L'histoire de la mésopotamie est beaucoup trop compliquée pour que je puisse te l'expliquer en un post... Entre les peuples méditérannéens (Syrie, Palestine, Anatolie), les peuples asianiques (habitant de l'Indus, Elamites sumériens, hurrites, cassites, urartéens), les sémites et enfin les indo européens qui arrivent vers le IVème millénaire, c'est très compliqué. Mais la, on parle des ethnies! Pas de la souche linguistique! |

| QUOTE (http://www.prehistory.it) |
Une mère qui tient son fils dans ses bras. Ils viennent du petit village de Rast (Roumanie Occidentale) et ils appartiennent à la culture Vinca. Ils ont tous les deux couverts d'étranges motifs géométriques et abstraits qui font penser à des signes d'écriture. C'est un fait étonnant parce que cette "Madone" a plus de 7 000 ans. L'Europe néolithique du Sud-Est aurait-elle développé sa propre écriture 2 000 ans avant les sumériens et les égyptiens? Existe-t-il une écriture proto-européenne ancienne dont on a perdu la trace ? Plusieurs livres sur l'histoire de l'écriture ont voulu nous convaincre que notre civilisation est née il y a 5 000 ans et qu'elle s'est imposée sur les autres parce que nous sommes devenus des homo scribens. En ce qui concerne cette invention nous devons remercier la sagacité des sumériens et des égyptiens qui, poussés par des exigences économiques et administratives, ont inventé l'écriture. ![]() Ce site a l'intention de documenter que l'écriture existait déjà il y a 7 000 ans en Europe antique en mettant à la portée du grand public les rapports des fouilles et les études archéologiques et sémiotiques les plus récents. Il existe une écriture qui fixait sur la pierre et sur l'argile les images et les symbolismes religieux des populations balkaniques et danubiennes antiques et qui était utilisé dans les rites. On ne l'employait ni pour faire les comptes dans les transactions commerciales, ni pour mémoriser les documents administratifs, mais elle servait pour "parler avec les dieux". ![]() Originaire des Balkans centraux, dans des lieux bombardés par l'Otan pendant la guerre contre Milosevic, l'écriture proto-européenne a eu un développement indigène (Marler, 1997). Elle se répandit rapidement dans la vallée du Danube, en Hongrie méridionale, en Macédoine, en Transylvanie et en Grèce septentrionale. Elle continua jusqu'à 5 500 ans avant nos jours quand survint un changement social: des invasions de nouvelles populations selon certaines interprétations, ou des superpositions de nouvelles élites selon d'autres. L'Europe néolithique développa alors sa propre écriture dont on a perdu la trace. Mais pourquoi les populations proto-européennes auraient-elles dû se mettre à écrire? Qu'il s'agisse de représentations animales et humaines, de céramique, d'agriculture, de métallurgie du cuivre, de palais et de temples, de technologies textiles ou de bateaux, il y a environ 10 000-9 000 ans, des tribus de chasseurs et cueilleurs de la rive occidentale de la mer Egée commencent à suivre de nouvelles techniques importées de l'Anatolie méridionale. Après un rodage dramatique qui dure un à deux millénaires, l'agriculture garantit une réelle prospérité. Des communautés semi-sédentaires et agricoles surgissent dès le début du neuvième millénaire avant nos jours. Le travail du cuivre apparaît vers 7 500. Le commerce et les communications encouragent le développement culturel. Les premières routes sont maritimes ou fluviales, comme le fontt penser des motifs céramiques qui attestent de l'existence de barque à voile depuis le huitième millénaire avant nos jours. Culturellement, techniquement et socialement, la vitesse du développement européen dépasse celui de l'Asie mineure et de la Mésopotamie (Haarman 1998). A l'intérieur de ce scénario dynamique, sans progrès dans le symbolisme des signes abstraits-arbitraires et une quelconque forme d'ars scriptoria, il aurait été impossible d'emmagasiner et de communiquer la grande quantité d'informations nécessaires aux technologies, au pouvoir de l'esprit et des sentiments, à la nature et au cosmos. L'écriture proto-européenne s'est non seulement perdue mais ce qu'il en reste est impénétrable à n'importe quelle tentative de déchiffrage. Nous ne savons rien effectivement de la langue de référence. Elle est en outre beaucoup trop antique pour pouvoir espérer découvrir fortuitement une "Pierre de Rosette" qui en permette la transposition dans une écriture connue.(Merlini in preparazione) L'archéologue Marija Gimbutas et un numéro croissant de chercheurs comme Harald Haarmann, Joan Marler ou Dusko Aleksovski sont d'accord sur le fait qu'il s'agit d'une "vraie écriture", même si elle est perdue et (encore) indéchiffrable. On ne doit pas la confondre avec des symboles religieux, un langage figuré, des systèmes de support à la mémoire, des formules magiques et des cartes astrales et terrestres, des marques de fabrique ou de propriété. Qu'est-ce qui pousse un nombre toujours croissant d'archéologues et de linguistes à affirmer que nous nous trouvons devant une vraie écriture? |


| QUOTE (superbiboune @ Feb 5 2004, 10:05 AM) |
Coucou Breton!Et bien, pour l'écriture de l'Europe.... Je ne sais pas grand chose. C'est une proto écriture, non alphabétique je crois... Oh oui, vraiment proto écriture, regardes! ![]() |
| QUOTE (Guest @ Sep 26 2004, 01:22 PM) |
| Les tablettes d'écriture dataient de l'époque romaine mais étaient mélangée avec des objets bien plus anciens. En ce qui concerne la naissance de l'écriture, je vous ferai un joli topic très bientôt. J'ai pas mal étudier ce sujet et j'ai été voir récemment l'exposition intitulée "La naissance de l'Ecriture" au musée Archéologique de Strasbourg. J'ai pris quelques photos aussi. |


| QUOTE (Guest @ Sep 26 2004, 01:22 PM) |
| Les tablettes d'écriture dataient de l'époque romaine mais étaient mélangée avec des objets bien plus anciens. |


