Un jeune prince d'une des grandes familles de l'empire, Paul Atréïdes, migre avec sa famille sur la planète Arakis, pour en prendre le contrôle qui leur a été assigné par l'empereur. Cependant, la famille qui s'en servait auparavant, les Harkonnens, ennemis jurés des Atréïdes, ne compte pas se laisser faire aussi facilement... Parti d'un conflit simple et resserré, l'auteur va étendre le champ de vision du lecteur à toute une galaxie, impliquant des sectes et des pouvoirs fantastiques (sans pour autant que tout devienne facile, au contraire), de religions dérivant de la simple manière de vivre en commun à une superstructure conquérante et fanatique, un contrôle de l'univers ambigu, le revers de la médaille de la divinité, pour arriver sur une fin ouverte et surprenante.
tout ce monde y est dévellopé, avec sa politique, sa géographie (solaire, planétaire et même microclimatique), ses héros, ses guerres, ses technologies etc... L'intrigue est proprement gigantesque, très construite (ce qui relevait de la performance sur une durée aussi longue : plusieurs milliers d'années) et parcheminée d'un style profond dans les dialogues, bourrés de sous-entendus et de réflexions plus ou moins impliquées dans une confusion générale très ordonnée. Chaque discussion, chaque négociation est un régal. Parfois vient un passage très ésotérique (voire philosophique) où il faut relire trois fois une page pour la comprendre, et encore...
Évidemment, il ne faut pas lire ça pour laisser son esprit flemmarder. Cependant, les amateurs de science ficitons y trouveront tout ce qu'il leur faut. À la fin du septième tome, j'en voulais encore...
Je verrais bien une telle œuvre sur les topics supérieurs avec "***à voir"
Dhafeuwst