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Full Version: ZIGZAGS
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aristee


Nous venons de décoller. Je viens de passer des jours de folie. Les 35 heures, ce n’est pas pour moi. Enfin, j’ai un petit moment pour penser, discuter avec moi-même. J’aime de plus en plus ça. Parce que je suis privé de ces instants. Je ne veux pas dire que je ne pense jamais, mais mes pensées sont toujours tournées vers le problème professionnel qui se présente et que je dois résoudre. C’est à moi que je ne peux pas penser.
Enfin, là je peux me laisser aller. Oh, je n’ai pas l’esprit complètement dégagé de mon travail. Si je suis en avion à destination de Rome, c’est pour le boulot.
Je vais essayer de conclure trois contrats. C’est pas dans la poche.
Tout à l’heure, avant de partir du Siège, le Président m’a dit :
« Christian Barnel,vous allez discuter de trois contrats. Il serait bien que vous en rameniez un »
Il y a deux possibilités de comprendre ce qu’il m’a dit.
Ou bien le Président estime que si je ramène un contrat, ce serait bien. Au premier degré, en quelque sorte.
Ou bien il a voulu dire : « Christian Barnel il serait bien POUR VOUS que vous en rameniez un » Avec la menace à la clé. Si vous n’en ramenez pas c’est que vous n’êtes pas digne de la confiance que nous vous faisons.
Comme je le connais, cette vieille fripouille, c’est évidemment au deuxième degré qu’il faut prendre sa réflexion.
Je commence à en avoir marre. C’est le presse citron dans cette boite. Et moi, je n’ai plus beaucoup de jus. Il faudrait que je commence à penser à moi. Et penser à moi, ce serait ne plus dépendre des autres. Si je pouvais être mon patron.
Hé, je ne suis plus tout jeune. A 27 ans, il serait temps que je prenne mon envol. Mais dans quel domaine professionnel? Aucune idée. Et je n’ai même pas le temps d’y penser sérieusement.
Une vie professionnelle qui m’étouffe. Une vie personnelle pratiquement inexistante. Ce n’est pas le pied. Bien sur je gagne pas mal d’argent, mais cela me fait une belle jambe !!
Sur le plan sentimental, quand je pense que je vis toujours chez mes parents, j’ai fait le tour de la question.
Je n’ai jamais vécu 24 heures avec une femme !! Jamais.. Bon, je ne suis pas puceau, mais avoir fait l’amour avec 7 ou 8 femmes ne remplit pas une vie sentimentale.
Oui, il ne faut plus que j’attende. Il faut que je change ma vie. Bon sang, je ne suis pas sans atout ! Je ne suis pas idiot, et je ne suis pas moche. Que disait elle ma dernière conquête ?
Ah, oui ! Elle m’a dit « Tu sais que tu as un corps splendide et que ton sourire me fait fondre . » C’est pas mal, hein ? Il faudra que je sourie plus souvent.
C’est bien de réfléchir tranquillement. Malheureusement, je suis toujours tellement crevé que lorsque je suis à peu près tranquille, au lieu de penser, je dors. Comme maintenant, je tombe de sommeil. Tant pis, je vais dormir un peu, j’aurais encore tout le retour pour cogiter.

Je viens encore de passer 2 jours dingues. J’ai tellement parlé, que ma gorge me fait mal. Sur les trois contrats, j’en ai signé un et pour un autre, rien n’est perdu. C’est du 50-50.
Mathématiquement un contrat et demi sur trois, j’ai la moyenne, et le Président peut aller se faire cuire un œuf avec ses menaces déguisées.
Je veux quitter la boite, ça, c’est maintenant certain. Mais je ne veux pas être foutu à la porte. Je partirai quand je le déciderai, et ils vont sacrément me regretter. Enfin, bon, il ne faut pas être idiot. Je ne donnerai ma démission que lorsque j’aurais trouvé une activité à mon goût.
Remarque, mon coco, tu as une autre solution. Puisque tu es encore chez Papa Maman, et que tu as pas mal d’économies, de quoi durer 5 ou 6 mois sans revenus, tu pourrais donner ta démission et poussé par la nécessité, tu trouveras bien autre chose.
( A suivre)
aristee


Non. Ce serait idiot. Parce que justement, si je suis poussé par la nécessité, je risquerais de prendre n’importe quoi. Alors mon coco, ne fais pas le crétin. D’une autre côté, si je ne prends pas le taureau par les cornes, dans 10 ans je risque de me retrouver au même point.
Zut ! Je n’ai pas l’esprit clair.
Remarque, mon coco, qu’il y a deux problèmes distincts. Ne dis pas que ce sont les deux faces du même problème. Non. Ils sont indépendants.
Tu peux très bien réfléchir à la question de ta reconversion. En revanche, si tu vis chez tes parents, c’est que tu le veux bien. Tu as parfaitement les moyens de te loger d’une façon indépendante, soit en location, soit peut être en t’achetant un appartement. Non. Cette solution ne peut être envisagée, car si tu fais un emprunt, c’est pour le coup que tu serais obligé de garder ton poste actuel.
En revanche, sans engager l’avenir, tu peux tout de suite chercher une location.
Bon. Admettons. Je prends une location. Et alors ? quel avantage pour moi ? Je serais indépendant ? La belle affaire, je n’ai pas le temps de l’utiliser cette indépendance. En revanche, maman fait les repas, s’occupe de mon linge, et puis, chez mes parents, j’ai de la compagnie.
Alors ? Je ne fais rien ? Je reste comme je suis ? Mais alors je n’ai plus droit de me plaindre !
Mais pour avoir le droit de me plaindre, je ne vais pas payer un loyer, me taper la cuisine, la vaisselle, le lavage. J’en ai marre. Je dors jusqu’à Paris


Jacques dans sa voiture en stationnement sur le parking Leclerc, attendait sa femme qui faisait des courses. Il lisait son journal et ses yeux tombèrent sur un fait divers concernant un vol perpétré chez un bijoutier. Le bijoutier, Christian Boret expliquait ce qui s’était passé.
Le prénom de Christian lui fit penser à son vieux copain Christian Barnel. Que devenait il cet animal ? Cela devait bien faire 5 mois ou 6 même, qu’ils ne s’étaient pas vus. Et Jacques décida d’appeler Christian, chez ses parents, quoique depuis il s’était peut être décidé à prendre son indépendance .
Jacques était expert comptable. Il commençait à avoir un bon petit noyau de clientèle, et il s’était marié un an plus tôt avec Alice. Il était heureux et commençait à penser que la venue d’un bébé complèterait son bonheur sans mettre en danger l’équilibre financier du couple.
Le soir même il téléphonait chez les parents de Christian et sut tout de suite que son copain n’avait pas encore pris son indépendance.
( A suivre)
aristee

- Alors, vieux, que deviens tu ? Ca fait une éternité qu’on ne s’est pas vus. Tu viens casser la croûte chez nous Jeudi soir ?
- Cela me fera vraiment plaisir Jacques, parce qu’en ce moment, le moral n’est pas au beau fixe.
- Alors, c’est entendu. Nous t’attendons Alice et moi Jeudi soir, et nous allons te remonter le moral.
Christian était réellement heureux d’aller chez Jacques qu’il avait connu au lycée, il y a donc pas mal de temps. Il n’avait vu Alice qu’une fois, le jour de son mariage, mais elle lui avait semblé des plus sympathiques.
Le Jeudi, il arriva précédé d’un bouquet de fleurs, et c’est Alice qui vint lui ouvrir.
C’était donc la première fois qu’il la voyait « en civil » puisque il ne l’avait vue qu’en robe de mariée. Elle était encore plus jolie et sympathique que dans ses souvenirs, quand à Jacques, pareil à lui-même, extraverti, son seul contact était tonique.
La soirée fut très agréable, et Christian ne regretta pas d’être venu, jusqu’au moment ou un petit accrochage eut lieu entre Alice et son mari. Christian était d’autant plus gêné qu’il était la cause involontaire de cette passe d’armes.
Jacques avait demandé à son ami s’il allait se décider à quitter sa société négrière actuelle pour créer sa propre affaire, et il insista lourdement sur le fait qu’il devrait très vite couper le cordon ombilical avec ses parents, pour avoir un appartement indépendant.
Comme Christian lui répondait qu’il songeait sérieusement à prendre ce grand tournant,mais qu’il ne voulait pas improviser, et étudier soigneusement les conditions de ses reconversions, Jacques le bouscula tellement qu’Alice finit par intervenir
- Ecoute, Jacques, tu as dis à Christian comment toi, tu voyais son problème, mais tu n’as aucun droit à l’asticoter jusqu’à ce qu’il s’aligne sur tes idées . Lui seul a tous les éléments en mains, et lui seul doit prendre les décisions en ce qui le concerne.
- Absolument pas, Alice. Christian est englouti dans ses problèmes, il n’a pas le recul nécessaire pour appréhender la totalité de sa situation. Le rôle d’un ami est de lui faire voir la solution.
- Le rôle d’un ami est de ne pas imposer ses vues
- Tu commences à me casser les pieds !!! C’est mon ami, ce n’est pas le tien que je sache !! Alors ne te mêle pas à notre conversation.
Christian essaya d’intervenir pour aplanir les choses
- Je vous remercie tout les deux. Vos intentions sont de me venir en aide, et vous êtes de vrais amis. Je crois, Jacques que je vois mes problèmes d’une façon lucide. Tout ce que tu m’as dit, je me le suis déjà dit. Je te remercie, Jacques de m’avoir conforté dans ma façon de voir les choses. Merci aussi Alice d’avoir senti que j’avais besoin de prendre mes décisions seul, car seul, je suis concerné.
- Au fond, Christian, Alice te dit de ne rien faire et ça t’arrange. Moi, je te dis que la plus mauvaise solution c’est de ne pas en adopter une, et ça te gêne parce que c’est plus difficile au départ. Un peu de courage, bon sang !
- Je suis certaine que Christian ne manque pas de courage. C’est un homme sensé qui lui, n’agit pas comme un écervelé.
- Un écervelé ? C’est pour moi que tu dis ça Alice ?
- Si tu le prends pour toi, peut être n’as-tu pas tort.
- Je te défie de me citer un cas ou j’ai agi comme un écervelé. Ah si, il y a un cas : C’est lorsque je t’ai épousée.
Christian se leva alors.
-Mes amis je suis désolé d’être la cause indirecte de ce petit accrochage. Si vous permettez, je vais vous laisser, en vous suppliant de ne plus parler de mes problèmes.
Jacques et Alice le laissèrent partir sans essayer de le retenir. Ils semblaient impatients de continuer leur dispute en tête à tête.
( A suivre)
aristee


Christian espéra d’abord qu’une réconciliation interviendrait sur l’oreiller, puis il pensa qu’une réconciliation pouvait bien avoir lieu ailleurs qu’au lit, et que c’était d’ailleurs préférable.
Préférable ? Pourquoi ? Et Christian dut s’avouer qu’imaginer Alice dans les bras de Jacques lui était désagréable.
Voilà autre chose !!! pensa t il. Je ne vais quand même pas tomber amoureux de la femme d’un ami. Et comme c’était un garçon honnête avec lui-même, il dut admettre que les sentiments se fichaient éperdument des droits ou non à l’existence. En revanche, il était possible de ne pas laisser les sentiments vous entraîner dans des situations scabreuses.
Normalement, chaque fin de semaine, il emmenait des dossiers pour travailler chez lui durant le week end.
Pour ce week end, il décida de rompre avec cette détestable habitude, et il rentra chez ses parents les mains dans les poches.
La villa de ses parents avait été astucieusement aménagée.
Ses parents ne vivaient pratiquement au rez de chaussée. Un escalier intérieur menait à deux chambres d’amis, rarement occupée.
A l’arrière de la maison, un escalier extérieur menait au premier étage, anciennement grenier, ou avaient été aménagés une chambre, un bureau et une salle de bain. C’était le domaine de Christian, qui n’avait aucune communication avec les chambres d’amis situées au même étage.
Christian avait donc un logement vraiment indépendant, sans avoir à s’occuper des repas ni de son linge. Depuis qu’il gagnait sa vie, il avait été décidé qu’il prendrait une femme de ménage qui 3 fois par semaine, faisait le ménage chez ses parents et chez lui-même. De plus, il donnait à sa mère une mensualité pour participer aux frais de nourriture.
Ces arrangements comblaient de bonheur ses parents, même s’ils commençaient à penser que le mariage de leur fils serait une bonne chose. L’éventualité avait non seulement été envisagée, mais des projets d’aménagement avaient été mis au point. Il suffisait de percer une ouverture,dans le domaine de Christian pour que sur tout le premier étage, un bel appartement puisse être aménagé.
Dans sa partie privative, Christian avait une ligne de téléphone indépendante, et le surlendemain du repas pris avec Alice et Jacques, sa sonnerie tinta.
C’était Alice.
- Je tenais, Christian à vous demander de nous excuser pour cette fin de repas gâchée d’avant-hier. Comme vous avez pu le constater, malheureusement, nous avons quelques problèmes avec Jacques, mais jusqu'à maintenant nous avions pu le cacher à notre entourage.
- Vous me surprenez beaucoup, Alice, Jacques- et je le connais bien, il était sincère- m’a dit qu’il était parfaitement heureux.
- Oui, bien sur, lui est parfaitement heureux. Mais je sais qu’il m’a trompé. Il ignore que je le sais, mais je crois que les choses vont éclater. J’avais besoin d’en parler, et c’est à vous que le hasard me fait me confesser.
- Je suis sensible au fait que ce soit à moi, pratiquement un inconnu pour vous que vous en parlez en priorité, mais je vous en conjure, ne prenez pas de décision hâtive sans être parfaitement au courant de la situation. Jacques vous aime. Peut être a-t-il eu une faiblesse un jour…
- Ce que vous appelez une faiblesse d’un jour, est une véritable anémie, car je sais qu’il l’a voit toujours.
- C’est un domaine très délicat, mais voulez vous, Alice que j’aborde franchement le problème avec Jacques ?
- Votre proposition me prend de court. Je ne sais pas, je n’y vois pas très clair. En tous cas, je vous remercie pour votre gentillesse. Je vais réfléchir quelques jours et si vous permettez, je vous téléphonerai d’ici trois ou quatre jours.
- J’attendrais votre coup de fil, Alice, mais songez qu’il vaut mieux clarifier une situation plutôt que de la laisser pourrir .


Ce ne fut qu’une semaine plus tard que Alice
téléphona à Christian. Et encore, n’avait elle pas pris de décision. Laisser Christian en parler avec son ami, ou avoir elle-même une explication avec Jacques. Mais du moins était elle maintenant convaincue que la situation actuelle ne pouvait perdurer.
La conversation fut longue, et il fut convenu que c’est Christian qui aurait une explication avec Jacques. Bien sur, il eut été préférable que Alice le fasse elle-même, mais elle ne se sentait pas le courage d’aborder ce t épineux problème et surtout, elle craignait que son mari n’arrive à « l’embobiner »et qu’en définitive les choses continuent comme auparavant.
Cette conversation avec Alice avait eu lieu un Samedi, et Christian téléphona aussitôt après avoir raccroché à son ami Jacques .Ils décidèrent d’aller ensemble le lendemain après midi voir un match de rugby. C’est Jacques qui devait venir prendre Christian chez lui. Dès qu’il arriva, ce dernier dit
-Ecoute, Jacques, le match de rugby n’était qu’un prétexte. Il faut que je te parle de choses très sérieuses, alors nous allons en discuter ici, et nous irons voir un match un autre jour.
- Oh là là !! Tu as l’air bien sérieux. Qu’est ce qui t’arrive ?
- A moi, il n’arrive rien du tout. Mais à toi, si. J’ai reçu un long coup de fil de ta femme. Elle est très malheureuse. Elle sait que tu la trompes. Tu m’as dit à plusieurs reprises que tu aimes ta femme, alors ne fais pas l’idiot , tu risques de la perdre.
- Mais dis donc, c’est un peu curieux que ce soit toi qui me parles de mes problèmes conjugaux. Pour que ma femme se soit confiée à toi , il faut que vous soyez très intime !
- Ne commence pas, Jacques !! j’ai vu ta femme deux fois. Le jour de votre mariage, et l’autre jour, chez toi.
- Alors pourquoi est ce toi qu’elle prend pour confident.
- Peut être précisément parce que je suis presque un inconnu, et que c’est moins gênant de parler à un inconnu. Mais le problème n’est pas là, et tu le sais très bien. Ne détourne pas la conversation. Ton ménage est en danger, je te préviens, et maintenant tu feras ce que tu voudras. Mais à titre d’ami je vais te donner mon opinion : Si tu veux garder ta femme, sauver ton couple, il faut que tu lui dises qu’elle seule compte pour toi, et que tu t’engages à lui rester fidèle.
- Mais il faut arrêter de tout mélanger. J’aime ma femme. Et je l’aime exclusivement. Mais de là à m’engager à ne jamais rencontrer d’autres femmes, c’est autre chose. D’ailleurs, une chose me chiffonne : Je prends énormément de précautions, justement pour ne pas la blesser, comment a-t-elle pu savoir pour Mathilde.
- Ca, je l’ignore. Mais si tu me parles de Mathilde, c’est qu’il ne s’agit pas d’une simple passade, mais d’une liaison,
- Liaison, liaison…..Tu parles ! On se voit une fois par semaine depuis trois mois, alors appeler ça une liaison..
- Nous n’allons pas faire de sémantique. Voyons les choses plus crûment : Tu trompes ta femme, et c’est tout.
- Oh là ! oh là ! Tu n’es pas chargé de faire régner les bonnes mœurs ! C’est mon problème, non ?
( A suivre)
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- Bien sur, c’est ton problème. Mais tu ne le connaissais pas ton problème ! Tu ne savais pas que ta femme était au courant et qu’elle en souffrait. Maintenant, grâce à moi, tu le sais.
- Grâce à toi…Je dois t’en rendre grâce, .Je dois t’en remercier ?
- Je t’en dispense.
Après un moment de silence, Christian ajouta
-Jacques, ne fais pas l’idiot. Tu aimes ta femme et ta femme t’aime, ne vas pas tout foutre en l’air pour une petite distraction hebdomadaire. ?
Jacques resta un très long moment sans répondre, et Christian attendit patiemment et le laissa réfléchir.
A voix basse, Jacques finit par dire.
- Excuse moi, Christian. J’ai été désagréable. C’est parce que je suis très embêté. Bien sur, j’aime toujours ma femme, mais avec Mathilde c’est autre chose…..et c’est autre chose qu’une passade.
- Je te rappelle, mon vieux que la bigamie est interdite en France.
- C’est con. Je les aime beaucoup toutes les deux !!
- Pense à une chose. Si tu ne romps pas avec Mathilde, tu perdras ta femme. Je la connais peu, mais elle n’est certainement pas de celles qui acceptent un partage. Or, tu sais qu’elle sait. Tu ne peux continuer comme avant.
- Ecoute. J’ai rendez vous avec Mathilde tout l’heure. A 18 heures exactement. Ce n’est qu’après l’avoir vue que je prendrais une décision..
- Comme tu voudras. Dis moi seulement ce que je dois dire à ta femme. Elle sait que nous nous voyons, elle sait que nous parlons de vos problèmes et elle doit me téléphoner ce soir à 19 heures. Que dois je lui dire ?
Après un moment de réflexion, Jacques répondit :
- Au fond ça se goupille bien J’ai rendez vous à 18 heures. Je te téléphone sur ton portable vers 19 heures ou un peu après. Tu ne rentreras chez toi qu’après avoir reçu mon coup de fil, et quand ma femme finira par t’avoir ,tu sauras ma décision. Elle n’a pas ton numéro de portable ?
- Non, je ne le lui ai pas donné en tous cas. Elle a du trouver mon numéro d’appartement sur internet.
- Bon. Alors, pas de problème, nous faisons comme ça. Encore une fois accepte mes excuses et merci pour ce que tu tentes de faire pour moi.
Les deux amis se séparèrent, et Christian décida d’aller se promener dans un jardin public en attendant le coup de fil de Jacques.
Bien entendu, il eut largement le temps pour une fois, de se réfugier dans ses pensées, et le problème de Jacques et Alice, ainsi que les siens se trouvèrent intimement mêlé.
Trouver une compagne était l’un de ses plus chers désirs. Au début de ses réflexions, il pensa qu’une compagne dans le genre d’Alice serait bien pour lui, puis il en vint à penser : Pourquoi pas Alice elle-même, si le ménage venait à casser ?
( A suivre)
aristee


Christian s’était assis sur un banc du parc, et se promit en tous cas de ne rien faire pour que le ménage casse. Il était certain de pouvoir se tenir à cette résolution. Mais mettrait il toutes ses forces pour les aider à surmonter leur crise actuelle ? De cela il était moins sûr , et dans un élan de franchise, il dit tout haut : « Je laisserai aller les choses » et fort de cette décision il essaya de penser à sa reconversion professionnelle.
Il n’eut pas le temps d’aller bien loin dans ses réflexions, car son téléphone sonna. Christian regarda machinalement sa montre, il était 19 heures 30 , il n’avait pas vu le temps passer.
- Allo, Christian, Je suis bien embêté
Et comme Christian ne répondait pas il reprit
- Allo, Christian, tu es là ?
- Je t’écoute
- Je te disais que j’étais bien embêté.
- J’avais bien entendu, mais c’est une constatation, ce n’est pas une décision.
- Justement, si je suis embêté, c’est que je ne peux pas prendre de décision.
- Ecoute, Jacques. Je rentre chez moi. Alice va me téléphoner. Dis moi ce que je dois lui dire, c’est tout ce que je te demande
- Mais je n’en sais rien ! Tu ne peux pas lui dire d’attendre ?
- D’attendre quoi ?
- Je ne sais pas. Que j’y vois clair en moi.
- Bon. Je vais donc lui dire textuellement
- « J’au vu Jacques, comme prévu. Il vous aime toujours, mais ne peux pas dire encore s’il vous restera fidèle. Il demande à réfléchir. »
- Ne fais pas l’idiot, ne lui dis pas ça !!
- D’accord ! Alors dis moi exactement ce que je dois lui dire.
- Je veux gagner du temps.
- Bon. Je lui dirai « Jacques veut gagner du temps »
- Arrête de faire l’idiot !! Tu es mon ami oui ou non ?
- Je suis ton ami, mais je commence à penser que je n’aurais pas du essayer de jouer les Monsieur bons office dans ton ménage. Alors tu me dis exactement ce que je dois lui dire, sinon, je lui dirai simplement « Jacques ne sait pas quoi vous dire »
- Non, Christian. C’est trop tard pour te défiler. Tu es mon ami, tu dois m’aider.
- Il faut que je donne une réponse à Alice. La seule chose que je puisse faire pour toi, c’est que tu viennes coucher chez moi ce soir. Je répondrai à Alice : « Jacques est très éprouvé, il est très abattu à la pensée que vous avez eu connaissance de son incartade. Il va venir coucher chez moi ce soir, et demain matin vous aurez une discussion tête à tête » C’est tout ce que je peux faire pour toi. Tu es d’accord ?
Après un long moment de réflexion, Jacques pensa que c’était la moins mauvaise solution, puisque cela le dispensait de prendre immédiatement position aussi demanda t il à Christian d’ajouter seulement; Votre mari vous aime..
Christian s’y engagea mais ce ne fut pas de gaîté de cœur. Décidemment, le rôle de raccommodeur de ménage lui déplaisait de plus en plus.
( A suivre)
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Vingt minutes plus tard, Christian arrivait chez lui au moment ou le téléphone sonnait. Bien entendu c’était Alice qui faisait une énième tentative pour le joindre. Il lui dit ce qui avait été convenu de dire avec Jacques.
Christian craignait qu’une longue séance de plainte au téléphone ait lieu, aussi fut il très surpris de l’entendre dire, d’un ton assez calme.
- Merci Christian pour tout ce que vous avez fait. Nous aurons donc une explication avec Jacques demain. Je ne vous mettrai plus à contribution, mais je vous tiendrai au courant. Merci encore.
Fort heureusement, lors du dîner, comme les parents de Christian étant là, il ne fut pas question des problèmes conjugaux de Jacques.
Il avait été prévu que Jacques coucherait dans l’une des chambres d’ami, et comme il n’y avait aucune communication avec l’appartement de Christian, ce dernier était assuré d’être tranquille jusqu’au lendemain matin.
Les deux amis prirent leur petit déjeuner ensemble, mais la mère de Christian étant là, ils ne parlèrent pas non plus de problèmes personnels. Jacques avait les traits tirés. Il n’avait pas du beaucoup dormir durant la nuit, et lorsqu’il prit congé, il dit à Christian qui l’avait accompagné jusqu’au bout du jardin :
- Voilà, j’ai pris ma décision. Je vais demander à Alice de faire un break de un mois. Je prendrai une chambre meublée, et après ce délai de réflexion, je m’engage à lui dire si je lui reste fidèle à jamais ou si je préfère prendre ma liberté. Que penses tu de ma proposition ?
- Je ne peux pas me mettre à ta place, c’est un problème trop personnel
- Ne te défile pas ! Si tu étais à ma place que ferais tu ?
- Non, n’insiste pas. Je ne veux pas t’influencer, c’est trop grave.
- Bon. Je crois que ma décision est la meilleure. Je te tiendrai au courant.
Alice attendait son mari. Elle semblait très calme, ce qui rassura Jacques qui aborda la conversation sans trop de craintes
- Je tiens tout d’abord à te dire, à te répéter, que je t’aime énormément ma chérie. C’est vrai, que nous autres hommes, nous sommes faits différemment que les femmes, et que nous avons une tendance à nous attacher à plusieurs femmes. Mais je te comprends parfaitement. Alors voici ce que je te propose.
Nous faisons un break de un mois, car j’ai besoin de réfléchir, et dans un mois, jour pour jour, je viendrai te dire si je peux te rester fidèle durant toute ma vie. Et si je te dis cela, tu pourras être certaine que je m’y tiendrais. Es tu d’accord pour que nous nous donnions un mois de réflexion?
- Je n’en vois pas l’intérêt. Tu me demande un délai pour savoir si tu pourras me rester fidèle. Ce doute condamne notre couple.
Si tu finis par me dire : Continuons à vivre ensemble, je te serai fidèle, de deux choses l’une : Ou tu ne pourras pas tenir ta promesse, et pourquoi essayer de gagner du temps ? Ou tu arriveras à tenir ton engagement ( ce qui, me parait maintenant douteux) et alors, tu serais tellement malheureux que c’est moi qui ne pourrais le supporter.
Nous avons fait une erreur. Arrêtons de nous faire mal, et séparons nous .
- Mais je t’aime Cécile !!
- Cela ne t’empêche pas de coucher avec une autre. Nous avons des conceptions du couple très différentes. Je te répète : Arrêtons !!!
Comme un grand gosse qu’il était, Jacques se mit à pleurer
- Je ne peux renoncer à toi. Donne moi une chance…..
Alice sortit de la pièce et alla s’enfermer dans la chambre. Jacques durant une demie heure frappa à la porte, en criant son amour, ses regrets, mais Alice n’ouvrit pas la porte.
Le soir même, Alice appelait Christian pour respecter sa promesse de le tenir au courant. Elle lui demanda s’il était au courant de la proposition de Jacques, et dans l’affirmative, ce qu’il en pensait.
- Je vais vous répondre très franchement. Jacques voulait que je lui donne mon avis. Je ne l’ai pas voulu pour ne pas l’influencer. Je vous demande de comprendre qu’il m’est difficile de vous accorder ce que je lui ai refusé.
- La situation est différente. Les décisions sont prises. Je voulais savoir si à titre d’ami et d’homme, vous étiez d’accord avec sa proposition.
- Puisque les décisions sont prises, je peux vous dire que sa décision me semblait mauvaise. Il en venait à vous dire : je ne sais pas si je t’ aime assez pour te rester fidèle, ce qui n’était pas un gage bien emballant pour l’avenir.
- Oh, merci, Christian. C’est pratiquement ce que je lui ai dit. Malgré ses protestations d’amour, j’ai décidé que nous allions nous séparer.
- C’est du gâchis, mais votre décision est courageuse et normale. Je reste l’ami de Jacques, mais si je peux vous rendre service, n’hésitez pas à faire appel à moi.
Après avoir raccroché, Christian ne put s’empêcher d’être heureux de la tournure des évènements. Et c’est avec une ardeur toute nouvelle qu’il se décida à lever le pied dans ses activités professionnelles, pour prendre le temps d’étudier une reconversion.
( A suivre)
aristee


Il était venu à Paris tout simplement parce qu’il est plus facile de trouver des postes importants dans la capitale, mais il avait passé sa jeunesse dans le sud ouest, ou son père dirigeait une agence bancaire, avant d’être muté à Paris.
Ils avaient conservé leur maison dans le Lot et Garonne, ou ils descendaient passer les congés d’été.
Il ne lui déplairait pas de retourner se fixer dans le Lot et Garonne. Mais pour y faire quoi ? Pour être son propre patron, il y avait diverses possibilités : le commerce, l’artisanat, l’agriculture.
Christian commença par exclure le commerce. Les heures d’ouverture sont très astreignantes, ce créneau ne présentait pas des perspectives d’avenir très souriantes. Enfin il n’était pas parfaitement à l’aise devant un client. Lorsqu’il s’agissait de représenter une société et de discuter d’un gros contrat avec le représentant d’une autre Société, Christian était bien dans son élément, mais c’est tout autre chose que de discuter d’un petit achat avec un de vos clients. Donc, exit le commerce.
L’artisanat. Dans ce domaine, il faut savoir faire quelque chose. Bien sur, on peut apprendre, encore faut il avoir le goût. Or rien ne l’attirait particulièrement.
Il restait le vaste domaine agricole. L’agriculture proprement dite, il n’en était pas question. La maison était entourée d’un terrain de 6 hectares, ce qui ne permettait pas une exploitation agricole rentable.
En définitive, il ne restait que la gamme des élevages. Il en fit une liste, et les barra une à une, pour diverses raisons. L’apiculture l’aurait tenté….s’il ne craignait pas énormément les piqûres.
Les escargots. Ces petites bestioles baveuses ne l’attiraient pas beaucoup. En définitive, il ne resta que le lapin angora.
L’élevage du lapin angora présentait de nombreux avantages. Tout d’abord c’est une bête sympathique, elle n’était pas sacrifiée, car ce n’est pas sa chair, mais ses poils qui nous intéressent. Il n’était pas nécessaire d’avoir beaucoup de terrain, enfin, les investissements de départ sont faibles, puisque du fait que les lapins sont prolifiques, il est possible de démarrer avec 8 ou 10 femelles et 2 ou 3 mâles.
Avec 100 ou 150 lapins en production on peut gagner sa vie.
Un lapin doit être épilé tous les 100 jours et les poils longs mesurent jusqu’à 12 cm.
Les animaux sont nourris durant 6 jours avec des granulés et le septième on leur donne de la paille pour faire évacuer les poils avalés lorsqu’ils se toilettent.
Certes, il avait encore beaucoup à apprendre, mais Christian était déjà pratiquement décidé à se lancer dans cet élevage.
( A suivre)
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Désormais, dés qu’il avait un moment de libre, il réfléchissait à tous les problèmes qu’il aurait à régler, et il passait des instants délicieux à monter peu à peu son exploitation dans sa tête.
Jacques ne lui avait pas téléphoné depuis sa rupture avec Alice, quand à cette dernière, elle resta presque 15 jours sans reprendre contact, ce qui attristait un peu Christian qui constatait que maintenant que son problème était réglé, elle n’avait plus besoin de lui
Aussi lorsqu’il l’entendit au bout du fil, il eut des intonations bougonnes pour lui répondre.
- Je comprends à vos intonations que vous m’en voulez, Christian, pourtant je ne suis pas entièrement responsable de ne pas vous avoir téléphoné.
Le lendemain de mon entretien avec Jacques, j’ai eu un malaise. Je me suis évanouie, et comme Jacques été parti, c’est m’a mère qui m’a trouvée allongée dans la salle à manger et toujours sans connaissance, le soir après 20 heures. Inquiète de ne pouvoir m’atteindre par téléphone elle était venue.
Transport à l’hôpital, examens de toutes sortes, puis j’ai été envoyée dans une maison de repos, ou il m’était imposé de n’avoir aucun contact extérieur jusqu’à mon complet rétablissement. Je viens de rentrer et mon premier coup de fil st pour vous.
- Mon, Dieu ! Mais pourquoi n’avoir pas demandé à votre mère de me prévenir ? Je serais venu aussitôt.
- Je n’en doute pas, merci. Mais je ne voulais pas parler de vous à ma mère, afin…….afin…enfin pour qu’elle ne croit pas que mes problèmes avec Jacques venaient de vous…enfin de nous…enfin vous comprenez ?....
- Je comprends parfaitement. Et j’aimerais bien que votre mère le pense ....et que ce soit vrai. Excusez moi Alice. Dites moi comment vous vous sentez maintenant.
- Franchement ?
- Bien sur, franchement !
- Hé bien beaucoup, beaucoup mieux depuis…disons une minute.
- Ah ? Je crois que nous devrions arrêter cette communication téléphonique, et….nous retrouver quelque part…Si vous avez le droit de sortir, bien sur.
- Je suis complètement rétablie . Vous pouvez venir ici si vous le voulez..
Machinalement Christian regarda sa montre.
J’y serai dans trois quart d’heure.
Après avoir raccroché, Christian réalisa qu’il allait se rendre dans l’ancien appartement de son ami Jacques pour y rencontrer sa femme, et cela lui procura un certain malaise. Mais le plaisir de revoir Alice, balaya tous ses scrupules.
Cependant en arrivant, il ne put cacher sa gène de se retrouver dans l’appartement de Jacques, et assez curieusement, elle ne sembla pas très bien comprendre ce genre de sentiment.
- Vos scrupules, Christian, sont un peu ridicules ? Songez que Jacques n’a pas hésité pendant des mois à aller voir une maîtresse, et sa conscience, croyez moi ne le torturait pas.
- Peut être suis-je différent de Jacques ?
- Je l’espère vivement. Mais je ne voudrais pas que vous soyez venu pour parler de mes problèmes. Ils sont d’ailleurs réglés. Mais la dernière fois que vous êtes venu ici, nous parlions surtout des vôtres de problèmes ou en êtes vous ?
- Ils sont en voie de règlement. Du moins, je l’espère. Je veux bien vous parler de mes projets, mais auparavant promettez moi de ne pas vous moquer de moi.
- Me moquer de vous est bien la dernière chose qui me viendrait à l’esprit. Je vous écoute.
- Vous savez que mon travail ne me donne pas satisfaction. Je voudrais être mon propre maître. Après un vaste tout d’horizon, mon choix s’est arrêté sur un élevage. Je vous préviens, à première vue, cela peut paraître un peu farfelu
- Ne dit on pas qu’il n’y a pas de sots métiers..
- Il n’y a que de sottes gens, et vous n’en êtes pas Dieu merci ! Je vais aller dans la maison familiale dans le Lot et Garonne, et je vais monter un élevage de lapins angoras.
- C’est original, et je suppose que vous avez bien étudié cette activité particulière.
- Oui. Oh, je ne suis pas encore très calé. Il y a du chemin à parcourir, mais d’une part, je crois que je ne détesterai pas vivre en Province, ensuite, je serai mon maître, enfin, c’est un élevage ou le sacrifice de l’animal n’est pas le but. On ne recherche que ses poils que l’on peut épiler sans trop les faire souffrir.
- Avez-vous déjà fait un planning ? Comment allez vous procéder ?
- Dans quinze jours, je pars passer 8 jours dans le Lot et Garonne, et je vais commencer à étudier l’organisation de mon affaire ; Les emplacements des clapiers, l’atelier dans lequel je ferai les récoltes et je stockerai mes récoltes.
- Vous y allez avec vos parents ?
- Non, non, j’y vais seul.
- Si vous voulez que je me charge des taches ménagères pendant que vous ferez vos études, je peux vous accompagner.
Christian était suffoqué par cette proposition aussi directe, et il ne put le cacher à Alice qui lui répondit que Jacques était peut être resté son ami à lui, mais qu’il n’était vraiment plus rien absolument plus rien pour elle
(A suivre)
aristee


En fait, Christian se fit rapidement à l’idée de partir dans le Lot et Garonne avec Alice. Par ailleurs, il avait mis ses parents au courant de ses projets de reconversion, et loin de l’en dissuader ils l’encouragèrent. Tout était donc pour le mieux et son avenir se présentait sous des dehors des plus agréables.


La veille du jour ou il devait partir dans le sud ouest avec Alice, Christian reçut un coup de téléphone de Jacques. Il avait le moral au plus bas.
- Christian, j’ai été idiot. J’aime Alice, et je sais que sans effort je pourrai lui rester fidèle. Je t’en supplie, dis le lui. Dis lui que nous n’allons pas gâcher notre avenir pour un bêtise. Dis lui que j’ai rompu avec Mathilde, et que je l’ai fait sans aucune difficulté. Dis lui ……
- Oh, Oh, Oh !!!Dis lui, Dis lui, Dis lui…..Et si tu allais toi-même lui dire tout ça ! Moi, je n’interviendrai plus entre elle et toi
- Mais pourquoi ? Tu es mon ami ! Tu dois m’aider.
- Ecoute, je vais te parler franchement. Alice ne t’aime plus du tout. Elle me l’a dit plusieurs fois….
- Plusieurs fois ? Alors vous vous voyez souvent. Dis donc, tu ne profites quand même pas de mes problèmes pour te placer auprès de Alice ?
- Je vais te dire. Premièrement, Alice ne t’aime plus : c’est une certitude.
Deuxièmement j’ai pris la décision de me reconvertir et de créer un élevage de lapins angoras dans ma maison du sud ouest. Troisièmement Alice, qui a besoin de changer d’air, m’a demandé si elle pouvait m’accompagner. Quatrièmement, non il ne s’est rien passé entre Alice et moi. Voilà !
- Tu pars avec ma femme !! Mais tu es un salaud !
- Je te le répète, il ne s’est rien passé entre Alice et moi. D’autre part, tu ne peux plus rien perdre de son côté. Elle ne t’aime plus.
- Il ne s’est peut être rien passé, mais il va se passer, et tu le sais bien, faux jeton !!
- Tu fais des conneries et après tu vas engueuler les autres. Pense ce que tu veux, je raccroche !
C’est ce que fit Christian, qui quelques secondes plus tard, appelait Alice pour la mettre au courant de sa discussion avec Jacques.
Elle ne sembla pas du tout émue, et dit simplement : vous avez bien fait de lui dire que je ne l’aime plus. Maintenant, je le vois sous son véritable jour, et je suis heureuse de voir clair à son sujet.
Il avait été entendu que Christian passerait la prendre à son appartement à 8 heures 30.
Il sonna et elle mit très longtemps pour venir lui ouvrir.
Lorsqu’elle y parvint, il pensa défaillir. Alice était complètement défigurée. Son visage, était couvert d’ecchymoses de sang et de larmes. De sa main gauche, elle tenait son bras droit qui semblait la faire souffrir atrocement, et elle s’effondra dans le couloir.
Affolé Christian se précipita pour la relever, et avec d’infinies précaution, il la conduisit jusqu’au divan du salon ou il l’aida à s’allonger.
Bien qu’il sache déjà ce qui avait du se passer il questionna
- Que vous est il arrivé ? Qui vous a fait ça ?
- Qui voulez vous ? C’est Jacques, bien sur !
- Mais il est devenu fou ?
Il m’a dit lui-même qu’il était fou d’amour
( A suivre)
aristee

- C’est de l’amour dangereux. Il faut faire venir un médecin. Avez-vous le numéro de votre toubib habituel. Ou êtes vous blessée exactement ?
- Je dois avoir le bras droit cassé. Je souffre beaucoup. Cherchez dans ce carnet le n° du Docteur Darné.
Moins d’une demie heure plus tard, le médecin était là. Il soigna les ecchymoses et demanda que Alice soit transportée à l’hôpital pour que des radios soient faites, et sans doute, pour qu’un plâtre soit posé.
Christian l’emmena à l’hôpital, et durant le trajet, elle lui dit.
- Vous avez pris du retard. Bien sûr, je ne peux aller avec vous, partez tout de suite, je me débrouillerai pour rentrer. Maintenant, vous ne pouvez plus rien pour moi, partez sans remords .
Après bien des hésitations, Christian partit en direction d’Agen.
Durant une semaine, Christian s’occupa exclusivement des problèmes posés par l’organisation de son élevage. Il fit faire des devis pour la construction des clapiers et l’aménagement d’une salle de travail dans la maison.
Chaque soir, il téléphonait à Alice, qui ne souffrait plus et dont le moral semblait bon. Elle plaisantait au téléphone, et sa façon de réagir l’amena à la trouver encore plus attachante.
La semaine dans le Lot et Garonne passa avec une rapidité extraordinaire, et lorsqu’il rentra sur Paris, sa première visite fut pour Alice.
- Après s’être enquis de son état de santé, il lui demanda si Jacques n’était pas revenu lui faire de nouveaux ennuis.
- Il est revenu, mais pas pour me faire des ennuis. Le pauvre était tout honteux de m’avoir blessée. Je crois qu’il m’aime vraiment.
Christian était à la fois stupéfait et très malheureux de constater ce revirement
- Quoi ? Vous lui pardonnez ? il a agi avec vous comme un sauvage et vous l’excusez ? L’amour n’est pas une excuse. Tenez, je vais vous le dire : je vous aime, mais en aucun cas je ne vous ferais le moindre mal !
- Je suis désolée que vous m’aimiez Christian. Mais Jacques m’aime énormément, il m’en a donné la preuve, et moi, je crois que je l’aime encore.
- Vous croyez l’aimer parce qu’il vous fait pitié, mais vous ne pouvez pas aimer cette brute, ni lui faire confiance pour l’avenir
- Je croyais que vous étiez son ami ?
- Cela ne m’empêche pas d’y voir clair. Ressaisissez vous, Alice, il va encore vous rouler et vous faire du mal.
- Je vous remercie pour vos conseils, Christian. Maintenant, s’il vous plait, laissez moi . Il va arriver et je préfère que vous ne vous rencontriez pas.
Christian ne parvenait pas à comprendre. « Battue, cocue, contente » dit il à haute voix, alors que dans sa voiture, il rentrait chez lui. Il était profondément malheureux. Il aimait Alice, et il n’avait eu aucun doute sur la réciprocité dont il bénéficiait. Sur le plan sentimental c’était un écroulement. Heureusement il lui restait son projet de création d’élevage.
Ses déboires sentimentaux amenèrent Christian à prendre des décisions plus rapidement qu’il ne l’avait prévu.
Un mois, plus tard, il donnait sa démission de la Société » presse citron ». Il eut l’amère satisfaction de recevoir une proposition d’augmentation substantielle, pour rester dans la Société. Et de la refuser.
( suivre)
aristee

Trois mois plus tard, il partait dans le sud Ouest, et se consacrait à la réalisation de tous ses projets. Il savait que durant la première année, ses revenus seraient dérisoires, mais il avait de quoi tenir durant cette période.
Il n’avait plus aucune nouvelle de Jacques, ni d’Alice. Il s’efforçait de ne plus penser à cette page qu’il fallait tourner, mais il n’y parvenait qu’imparfaitement .
Il y avait 8 mois qu’il était venu s’installer dans le sud ouest. Il épilait un lapin, lorsqu’il entendit une voiture qui arrivait dans la cour. Il pensa aussitôt à un client potentiel qui lui avait annoncé sa visite. Il mit son lapin dans une cage, après lui avoir fait un bisou sur le museau et alla se laver les mains pour recevoir son visiteur.
Sur le pas de la porte se tenait Alice, une valise à la main. Elle semblait affreusement gênée.
- Bonjour, Christian. Il y a quelques mois, vous m’aviez invitée à passer une semaine ici. Si votre invitation tient toujours, me voici.
Complètement pris de court, Christian ne sut d’abord que répondre, et un long moment de silence s’ensuivit avant qu’il ne dise :
- Je ne puis vous répondre avant d’avoir eu quelques explications. Veuillez entrer, nous allons en discuter.
Une fois installés dans la salle de séjour, Alice expliqua :
- Lorsque vous êtes parti, vous vous souvenez que Jacques venait me voir tout penaud et repentant, en me disant qu’il m’aimait trop et que c’est pourquoi il avait fait cette énorme bêtise de me battre.
Je lui ai demandé d’observer le délai de un mois qu’il avait lui-même prévu auparavant, pour que nous sachions ou nous en étions.
Malgré ma demande de ne plus nous voir durant ce délai, il venait chaque jour, et moi, devant ses airs de chien battu, je ne pouvais le renvoyer.
A la fin du délai, nous avons décidé de vivre de nouveau ensemble. Moi, j’étais encore un peu sur la réserve, lui était parfaitement heureux et très gentil avec moi.
Au début de cette semaine, j’ai su que Jacques revoyait Mathilde. J’ai donc pris la décision, cette fois irrévocable de rompre définitivement avec lui.
Je ne sais pas ce que je vais faire de ma vie. Mais j’ai ressenti le besoin de m’éloigner pour quelques jours, d’abord pour digérer ma déconvenue et ensuite pour donner une nouvelle orientation à ma vie. Vous étiez le seul qui puisse me comprendre et m’accueillir pour quelques jours. Mais il est évident que si je vous gêne je repartirais immédiatement.
- Ecoutez, Alice, vous ne savez pas trop ou vous en êtes, moi non plus. Vous pouvez vous installer dans la chambre bleue que je vais vous faire voir. La salle de bains est juste en face. Je suis en train d’épiler un lapin, il faut que je le finisse, et j’en ai encore deux à faire ensuite. D’ici une heure j’aurai terminé, et si vous le voulez, nous irons faire des courses, c’est ce que j’avais prévu avant votre arrivée . A tout à l’heure.
Tout en épilant ses lapins, Christian réfléchissait à la nouvelle situation. Certes ses sentiments pour Alice ne pouvaient avoir disparu, mais quelle confiance pouvait on accorder à une femme aussi versatile qui a aimé Jacques, ne l’a plus aimé, l’a aimé de nouveau et vient de dire qu’elle ne l’aimait plus.
Christian ne voulait pas être aimé par défaut.
Or, il semble bien que ce soit le sort qui lui soit réservé si quelque chose s’ébauchait entre Alice et lui.
Sans donc vraiment connaître les véritables intentions de Alice, Christian décida de ne pas se laisser entraîner dans une aventure qui ne pourrait que lui apporter désillusion et souffrances.
Son travail terminé, il alla prendre une douche, et, fort de ses résolutions, il retrouva Alice qui déjà s’affairait dans la cuisine comme si elle prenait possession de son domaine, ce qui fit naître en Christian des sentiments divers et antagonistes.
Habitué à vivre seul et à s’occuper des besognes ménagères, comme de son travail professionnel, il n’était pas mécontent de se voir déchargé des soins de la maison.
Mais d’un autre côté, cette prise de fonction de femme d’intérieur, de son propre chef, sans en avoir parlé avec le maître des lieux, l’énervait.
Ces sentiments contraires, amenèrent Christian….à ne rien dire, et à laisser faire.
Tout naturellement, elle indiqua à Christian qu’après inspection des placards et du réfrigérateur, elle avait fait une liste des courses à effectuer.
Cette liste était longue, et comme la situation financière de Christian n’était pas encore florissante, il eut quelques craintes qui chargèrent le plateau négatif de Alice.

Cependant, un peu plus tard, à la caisse du supermarché, Alice insista pour régler l’addition, ce qui eut pour effet de ramener les deux plateaux de la balance vers une position d’équilibre.
( A suivre)
aristee


C’est durant le repas, préparé par Alice, que la première vraie discussion eut lieu, et c’est Alice qui en prit l’initiative.
-Christian, je débarque dans votre vie sans crier gare, et vous devez vous poser des questions. je vais donc m’expliquer avec le maximum de sincérité..
Vous devez penser que je ne sais pas ce que je veux. Mais je puis vous certifier que ma valse hésitation avec Jacques est terminée. Je n’ai plus aucune estime pour lui, et sans estime, il ne peut plus y avoir d’amour.
Mais c’est ma seule certitude. Tous ces évènements sont trop proches pour que je puisse voir clair dans mes sentiments. Et en particulier, vis-à-vis de vous.
J’avais besoin de partir assez loin. J’avais besoin de quelques jours calmes, sans évoquer mon avenir. Alors, je vais vous dire ce que je désirerais et vous me direz ensuite ce que vous en pensez, très simplement..
J’aimerais donc passer ici quelques jours, sans que nous reprenions cette conversation. Que nous ne reparlions plus de mes problèmes sentimentaux. Pendant ces quelques jours, j’aimerais m’occuper entièrement de l’entretien de votre maison, pour que vous puissiez vous consacrer à votre exploitation. Sur le plan matériel, je sais que vous devez avoir des débuts difficiles. Si vous m’accordez l’hospitalité, je voudrais en retour prendre en charge les dépenses de maison.
Voilà. Je vous ai dit ce que je désirais. C’est à vous de me dire maintenant, très franchement, ce que vous désirez vous-même.
- Vous avez besoin de réfléchir, de faire le point. Je suis dans la même situation. Je vous donne donc mon accord pour que nous cohabitions dans les conditions que vous proposez, mais je tiens à prendre en charge la moitié de dépenses de ménage.
Je vous demande que nous ne parlions pas de nos problèmes respectifs. Dieu merci, il y a bien d’autres sujets de conversation. Sur ce, notre repas ( qui entre parenthèse était excellent) étant terminé, il faut que j’aille à Agen pour acheter des aliments pour mes bestioles..
Je vous indique que demain, je ne déjeunerai pas ici. Je dois passer la journée à Bordeaux . Je vais chercher du lagodendron, un fourrage a effet dépilatoire, et essayer de trouver un artisan filateur qui transforme les poils en fil et réalise des pelotes contenant 80% de poils d’angora et de 20% de mérinos . Je rentrerai en fin d’après midi. J’espère que vous ne vous embêterez pas trop.
- Soyez sans crainte, je saurais m’occuper.
Le troisième jour de la présence de Cécile, Christian surpris l’un de ses regards sur lui. Il crut voir beaucoup d’affection, et peut être de désir dans ses yeux.
Paradoxalement, ce regard provoqua chez Christian, une sorte de recul, de retrait dans sa coquille. Sans encore préjuger de l’avenir, il se mettait à espérer la fin de leur cohabitation.
Certes, elle se révélait une excellente maîtresse de maison, mais même en rassemblant un faisceau de raisons pour expliquer ses atermoiements, en lui cherchant des excuses, il ne pouvait effacer la défiance qui était née de ses attitudes successives face à Jacques.

La semaine se terminait. Ni l’un ni l’autre n’avait fait allusion à la fin de la durée prévue pour la présence de Cécile.
Christian n’osait pas aborder ce sujet, quand à Cécile, rien dans son attitude ne laissait penser qu’elle désirait mettre fin à cette cohabitation.
Elle se trouvait là depuis 10 jours quand une automobile entra dans la cour.
Alice, dans la cuisine, préparait les repas, quand à Christian, il nourrissait ses pensionnaires albinos.
Du véhicule descendit Jacques. Il était d’apparence calme, très élégant, il se dirigea vers la maison elle-même frappa à la porte, et c’est Cécile qui vint lui ouvrir.
Extrêmement surprise par cette présence, elle reprit rapidement le contrôle d’elle-même, et d’un ton peu amène lui demanda
- Qu’est ce que tu fiches ici
Nullement troublé, Jacques lui répondit
- Je pourrais te poser la même question. C’est officiellement encore avec moi que tu es mariée.
- Cela ne durera pas très longtemps. Je ne savais pas que Christian t’avait invité. Il ne m’en a pas parlé.
- Il ne pouvait pas, il l’ignorait, et pour être franc, hier soir, l’idée de venir ne m’avait pas effleurée . Mais je n’en peux plus, il faut que tu reviennes.
Christian qui revenait après avoir terminé de nourrir ses lapins, avait entendu la dernière phrase.
- Il va falloir tous les deux que vous sachiez une bonne fois ce que vous voulez.
Jacques se tourna agressif vers Christian
- En tous cas, toi, il semble que tu saches très bien ce que tu veux. Ton but est de me prendre ma femme.
- Qu’est ce qui te fait dire cela ?
- Un tas de choses, mais sa seule présence ici le prouve, non ?
( A suivre)
aristee

- Il me serait très facile de te faire voir que nous occupons des chambres différentes, mais je ne m’abaisserai pas à me justifier à tes yeux. Pense ce que tu voudras. Je m’en fous.
Maintenant comme tu es là, voici ce que je vous propose. Entrez, installez vous dans la salle de séjour, et discutez . Moi, je vais prendre ma voiture et faire un tour. Je reviendrai dans une heure, et vous me direz alors ce que vous avez décidé.
Christian se dirigeait vers son véhicule lorsque Jacques le rattrapa et le prit par le bras
- Hé, là !!!Ne pars pas ! Tu es partie prenante dans nos problèmes.
- Ton expression me permet d’être précis, en la reprenant. Non, je ne suis pas partie prenante, je ne suis preneur ni de l’un ni de l’autre. Réglez vos problèmes et déguerpissez, c’est tout ce que je vous demande. A tout à l’heure !
Christian monta dans sa voiture et démarra, pendant que Alice, qui avait entendu le dernier échange, se mettait à pleurer.
- Remonte dans ta voiture et fiche le camp, Jacques. Je ne veux plus te voir. Et fais le tout de suite, que Christian ne te retrouve pas ici.
- Ah, bon. Je vois ! Tu voudrais essayer de le récupérer, mais je le connais mieux que toi, et je sais qu’il ne reviendra pas sur ce qu’il a dit.
Lui, tu l’as perdu. C’est une certitude. Alors, à moins que tu ne veuilles rester vieille fille, c’est avec moi que tu dois vivre, moi qui t’aime et qui suis venu jusqu’ici pour te le dire.
- Tu me l’as dit, c’est fait, c’est bien, mais moi, je te t’aime pas, alors va t en. !!!
-
-
-












Christian roulait doucement sur les petites routes du Lot et Garonne. Il finit par s’arrêter dans un bar- marchand de journaux, acheta un hebdomadaire et prit un café. Il voulait laisser passer plus d’une heure, pour que Jacques et Alice aient le temps de discuter, et il l’espérait, de partir ensemble. C’est ce qu’il voulait vivement, car il était bien décidé d’en terminer avec ces deux personnes qui avaient apportés suffisamment de perturbations dans sa vie.
Près de deux heures s’étaient écoulées quand il revint chez lui. La voiture De Jacques n’était plus là. Celle de Alice y était encore.
Bien décidé à mettre fin à leur cohabitation, Christian rentra chez lui pour engager une explication définitive. Il n’y avait personne. Sur la table de la salle à manger, une enveloppe à son nom, bien en vue l’attendait.
Elle était écrite par Alice
Christian,

J’ai compris que rien n’était possible entre nous. Jacques et moi, avons pris la décision de tenter une ultime expérience. Nous allons à l’hôtel à Agen. Nous partons avec sa voiture. Quoique nous décidions, je viendrai demain entre 10 heures et 10 heures et demie pour reprendre ma voiture. Si tu pouvais ne pas être là, je préférerais, car des adieux me seraient très pénibles.
Pardon pour tous les ennuis que nous t’avons procurés. C’est toujours avec reconnaissance et regrets que je penserai à toi
CECILE
Certes, Christian était soulagé à la pensée que cet épisode se terminait. Mais il ne pouvait s’empêcher, maintenant que tout était fin de regretter que rien n’ait été possible avec Alice. La nature humaine est des plus complexes.
Il s’organisa pour s’absenter le lendemain entre 10 et onze heures. Lui non plus ne voulait plus revoir Alice, et il en profita pour aller faire ses courses en grande surface.
Lorsqu’il revint, la voiture de Alice n’était plus là.
Elle avait de nouveau laissé un mot sur la table.
Christian
Je ne reprendrai pas la vie commune avec Jacques. Il est furieux, pensant que je suis amoureuse de toi. Il n’a pas tort. Il voulait tuer tous tes lapins. Je suis parvenu à l’en dissuader, mais c’est un malade dangereux. Il faut que tu restes sur tes gardes.
Pardon Alice

Moins d’un mois plus tard, il apprit par la presse que Alice avait été assassinée. Son assassin, Jacques était venu spontanément se rendre au commissariat de police.


FIN
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