Sources : Sciences et Avenir

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Trop de télé pendant l’enfance nuit à la concentration à l’adolescence

Le temps passé devant la télévision au cours des premières années de la vie a un très fort impact sur les capacités d’un adolescent à se concentrer, affirment des chercheurs néo-zélandais. Après avoir suivi un millier d’enfants nés en 1972 et 1973 à Dunedin, en Nouvelle-Zélande, Erik Landhuis et ses collègues de l’Université d’Otego constatent que ceux qui ont regardé les programmes de la télévision pendant plus de deux heures par jour entre 5 et 11 ans ont davantage de problèmes de concentration à l’adolescence. Ces jeunes ont du mal à fixer longtemps leur attention, à se concentrer sur une tâche et sont facilement distraits, sans pour autant souffrir d’un syndrome d’hyperactivité.

Même après avoir pris en compte le milieu social, le QI ou les éventuels problèmes personnels, le facteur télé demeure important, explique Landhuis. Son équipe a relevé tous les deux ans le temps quotidien passé devant le petit écran des enfants entre 5 et 11 ans ainsi qu’à l’adolescence. Les enfants regardent la télé 2h05 par jour en moyenne et 3 heures entre 13 et 15 ans. Ceux qui la regardent le plus enfant sont aussi les ados les plus consommateurs de télé, notent les chercheurs, qui publient leurs travaux dans la revue Pediatrics.

Le rythme rapide des images, la succession de séquences courtes qui caractérisent les programmes de la télévision a déjà été pointée du doigt par les pédiatres et les pédopsychiatres. A côté de ce flux animé, la vie ordinaire, la lecture et le travail en classe paraissent fades et captent difficilement l’attention. Menée sur plusieurs années, l’étude néo-zélandaise à le mérite de montrer les effets à long terme du temps passé devant la télé par les plus jeunes.


La vie fade ? on a pas tous la même vie et le même programme télé, hein !
J'adore le ton catégorique : "ces jeunes", tous, le millier d'enfant, tous comme un seul homme, a eu des problèmes de concentration.

J'ai plusieurs choses à dire sur ce types de news. Déjà sur les statistiques en général, sur l'humain en particulier qui est un objet inexact, son intellect et ses réactions physiques encore plus.

En rentrant d'Afghanistan, j'ai entendu un reportage risible sur TF1. Je crois que c'était l'état qui réduisait les facteurs polluants des véhicules, un truc comme ça. Et la fin de la news, c'est : d'apres les scientifiques, cela permettraient de réduire l'émission de gaz co2 deeee ! on fait le cooooompte ! : (tadaaaaaam) 62.24% (applaudir !) Dans le genre propagande... enfin bref !

Pour moi, ces chiffres sortent du fond de leur cul. Ca m'ulcère de voir des embobinages comme ça, des "testé dermatologiquement". Je me dit c'est pas possible, j'espère que personne n'est dupe.

Là, dans cet article, c'est le même discours flash que les jeux vidéo/la musique. Mon point de vue, c'est qu'à chaque individu sa réaction. Ce n'est pas parce qu'un jeune perd notion de la réalité en jouant à un jeu vidéo que c'est une tendance courante, ce n'est pas parce qu'un jeune qui écoute du hard va décapiter une colombe avec les dents que le collège va se louer un benne de volaille pour faire ça en groupe. Mon avis sur les gens qui pètent un boulon, c'est qu'ils en auraient péter un quoi qu'il arrive. Que ça passe par un média, une idée en jouant à un jeu vidéo, en matant un film, en lisant un bouquin, en marchant dans la rue, il aurait pété un plomb.

De la même façon, certains jeunes (et vieux d'ailleurs) qui regardent la télé sont des vrais meringues, d'autres s'en portent normalement. Qu'est ce que c'est que ces stats à la con ? C'est ce que j'appelle trouver de l'occupation.

Moi la première, on s'invente des problèmes en occident. Vous avez déjà vu des émissions avec des toc des microbes, une bonne femme qui lave ses boites de conserves compulsivement en rentrant des courses avant de les mettre dans ses placards. C'est une vraie souffrance, je n'en doute pas. Mais je ne doute pas non plus qu'elle se développe quand on a pas de problèmes importants.

C'est aussi parce que je reviens de loin, mais j'ai jamais vu un gosse afghan, africain ou simplement du côté des colonisés par nous qui développent un trip du genre. Le défi, là bas, c'est manger, boire, la survie. C'est basique, ça s'arrête là. Mais je vous assure qu'ils developpent pas de phobies de l'eau ou de la saleté. Ils ont autre chose à faire, bien plus capital, bien plus vital.

Alors ce genre de news occidentales, c'est bien. Ca montre qu'il y a des menaces, qu'il faut veiller... parce qu'il faut bien veiller à quelque chose. On ne craint pas la faim, ni la guerre (enfin si un peu, menace mondiale, terrorisme tout ça) mais alors faut craindre : les jeux vidéo, la télé mais pas pour ses programmes abetissants hein, pour ses effets mécaniques/electriques sur le developpement des cerveaux enfants...

Alors non seulement pour moi, la qualité scientifique est nulle à chier, mais en plus elle participe d'un espèce de courant de mode 'scientifique' pour occuper l'esprit. Pendant qu'on réfléchit à comment ne pas induire un choc post traumatique à son enfant en lui servant des vermicelles, on ne pense pas à des choses plus importantes.

Je suis en colère et inquiète de voir à quel point la désinformation noye tout sur son passage