QUOTE
L’ex-chef des renseignements militaires : ‘La prochaine guerre est inéluctable’

Le général Zeevi-Farkash, le chef sortant de l’Aman, les services de renseignements de l’armée, n’est pas particulièrement optimiste au sujet de la bombe atomique iranienne. Pour ce spécialiste des renseignements militaires, la prochaine guerre est inéluctable.
Le général Zeevi-Farkash n’a raccroché ses galons que depuis une semaine. Il présidait jusqu’alors aux destinées de l’Aman, le service de renseignements de Tsahal. C’est donc un des hommes les plus avisés du pays en matière d’intelligence militaire et de stratégie qui s’adressait aux participants du congrès ‘Leaders politiques en Iran, en Irak et au Liban’ organisé par l’Université de Haïfa. «Tant que la motivation des forces extrémistes existera dans la région, porter atteinte à leurs capacités n’empêchera pas la prochaine guerre», a-t-il mis en garde. «Le Proche Orient», a-t-il ajouté sans surprise, «se trouve être dans une situation particulièrement instable.»
Au sujet de l’Iran, Zeevi-Farkash a estimé qu’il était encore possible d’empêcher Téhéran de parvenir à ses fins d’armement nucléaire, sans toutefois se déclarer très optimiste à ce sujet. L’ancien chef de l’Aman a confié qu’après avoir rencontré des responsables européens il lui est apparu que ces derniers ne faisaient pas « la différence entre la bombe atomique aux mains d’Ahmadinejad et celle dont disposait l’URSS.» Selon Zeevi-Farkash, une guerre à ce sujet est quasiment inéluctable. «Je crois encore possible d’empêcher les iraniens d’obtenir la bombe, mais je ne suis guère optimiste quant à cette éventualité», a-t-il confié.
Dressant un tableau particulièrement pointu de l’état géopolitique du Proche-Orient, le général Zeevi-Farkash a par ailleurs estimé qu’une guerre entre arabes chiites et arabes sunnites était elle aussi inévitable. Cette lutte entre les deux mouvances de l’Islam pourrait avoir pour théâtre l’Irak, le Liban et l’Autorité palestinienne.
Enfin, revenant sur le conflit de l’été dernier contre le Hezbollah, le général Zeevi-Farkash a estimé que les soldats de l’organisation terroriste chiite étaient très bien entraînés. «Le Hezbollah est une organisation qui sert les intérêts de l’Iran et de la Syrie. Il s’agit d’une armée moderne à tous points de vue, très bien entraînée.» Pour étayer ses propos, Farkash a donné l’exemple d’un soldat entraîné à tirer des missiles anti-tank Kornet : «Alors qu’un soldat de Tsahal ne tire qu’un seul missile à l’entraînement pour être déclaré habilité à utiliser un lance-missile Kornet, les combattants du Hezbollah en tirent 15. Il s’agit d’une armée qui a d’énorme capacités d’apprentissage, même plus que celles de Tsahal», a estimé Farkash. Décidément très inquiétant…

Le général Zeevi-Farkash, le chef sortant de l’Aman, les services de renseignements de l’armée, n’est pas particulièrement optimiste au sujet de la bombe atomique iranienne. Pour ce spécialiste des renseignements militaires, la prochaine guerre est inéluctable.
Le général Zeevi-Farkash n’a raccroché ses galons que depuis une semaine. Il présidait jusqu’alors aux destinées de l’Aman, le service de renseignements de Tsahal. C’est donc un des hommes les plus avisés du pays en matière d’intelligence militaire et de stratégie qui s’adressait aux participants du congrès ‘Leaders politiques en Iran, en Irak et au Liban’ organisé par l’Université de Haïfa. «Tant que la motivation des forces extrémistes existera dans la région, porter atteinte à leurs capacités n’empêchera pas la prochaine guerre», a-t-il mis en garde. «Le Proche Orient», a-t-il ajouté sans surprise, «se trouve être dans une situation particulièrement instable.»
Au sujet de l’Iran, Zeevi-Farkash a estimé qu’il était encore possible d’empêcher Téhéran de parvenir à ses fins d’armement nucléaire, sans toutefois se déclarer très optimiste à ce sujet. L’ancien chef de l’Aman a confié qu’après avoir rencontré des responsables européens il lui est apparu que ces derniers ne faisaient pas « la différence entre la bombe atomique aux mains d’Ahmadinejad et celle dont disposait l’URSS.» Selon Zeevi-Farkash, une guerre à ce sujet est quasiment inéluctable. «Je crois encore possible d’empêcher les iraniens d’obtenir la bombe, mais je ne suis guère optimiste quant à cette éventualité», a-t-il confié.
Dressant un tableau particulièrement pointu de l’état géopolitique du Proche-Orient, le général Zeevi-Farkash a par ailleurs estimé qu’une guerre entre arabes chiites et arabes sunnites était elle aussi inévitable. Cette lutte entre les deux mouvances de l’Islam pourrait avoir pour théâtre l’Irak, le Liban et l’Autorité palestinienne.
Enfin, revenant sur le conflit de l’été dernier contre le Hezbollah, le général Zeevi-Farkash a estimé que les soldats de l’organisation terroriste chiite étaient très bien entraînés. «Le Hezbollah est une organisation qui sert les intérêts de l’Iran et de la Syrie. Il s’agit d’une armée moderne à tous points de vue, très bien entraînée.» Pour étayer ses propos, Farkash a donné l’exemple d’un soldat entraîné à tirer des missiles anti-tank Kornet : «Alors qu’un soldat de Tsahal ne tire qu’un seul missile à l’entraînement pour être déclaré habilité à utiliser un lance-missile Kornet, les combattants du Hezbollah en tirent 15. Il s’agit d’une armée qui a d’énorme capacités d’apprentissage, même plus que celles de Tsahal», a estimé Farkash. Décidément très inquiétant…
source
je sais pas pour vous, mais je ne connaissais pas ce service secret (je connaissais juste le mossad). alors voici l'histoire de ce service secret
QUOTE
Cet acronyme est l’abréviation hébraïque pour ‘Branche des Renseignements (‘Agaf hamodiin’), le service des renseignements militaires.
Créé en 1950 suite à la séparation de l’intelligence militaire de l’état-major dont elle dépendait dans les premières années de l’Etat d’Israël, l’AMAN est un service autonome de l’armée, qui ne dépend ni de l’armée de terre ou de l’air, ni de la marine. 7 à 8000 soldats y servent dans les différentes unités affiliées.
Les missions principales de cet important service stratégique sont les suivantes :
- Fournir à l’échelon politique et aux décideurs de l’état-major des renseignements précis sur la situation stratégique
- Contrôler et assurer la censure militaire des informations sensibles
- Etablir les cartes précises et les diffuser
Jusqu’à la guerre de Kippour (1973), la branche de l’intelligence militaire (‘Heil HaModiin’ ou ‘Branche des renseignements’) faisait partie des services de l’AMAN. Depuis, il s’agit d’une arme à part entière mais sur laquelle l’AMAN conserve sa responsabilité.
Les soldats des renseignements militaires assurent sur le terrain les missions opérationnelles de collecte des informations stratégiques que les analystes de l’AMAN utiliseront. Les principales de ces missions sont :
- l’analyse cryptographique
- les écoutes secrètes et l’interception des transmissions ennemies (messages informatiques, transmissions radios, etc.)
- la collecte des informations ‘ouvertes’ : analyse des journaux, radios et sites Internet arabes.
Les services de renseignements militaires sont actuellement dirigés par le général Amos Yadlin, qui a succédé en janvier 2006 au général Aharon Zeevi-Farkash. Parmi leurs illustres prédécesseurs, le général Haïm Herzog (1959-1962), Ehoud Barak (1983-1985), Amnon Lipkin-Shahak (1986-1991) et Moshé Yaalon (1995-1998). Ces trois derniers généraux devinrent par la suite chef d’état-major : c’est tout dire de l’importance qu’ont pris les renseignements militaires de l’AMAN au sein du système sécuritaire israélien.
Créé en 1950 suite à la séparation de l’intelligence militaire de l’état-major dont elle dépendait dans les premières années de l’Etat d’Israël, l’AMAN est un service autonome de l’armée, qui ne dépend ni de l’armée de terre ou de l’air, ni de la marine. 7 à 8000 soldats y servent dans les différentes unités affiliées.
Les missions principales de cet important service stratégique sont les suivantes :
- Fournir à l’échelon politique et aux décideurs de l’état-major des renseignements précis sur la situation stratégique
- Contrôler et assurer la censure militaire des informations sensibles
- Etablir les cartes précises et les diffuser
Jusqu’à la guerre de Kippour (1973), la branche de l’intelligence militaire (‘Heil HaModiin’ ou ‘Branche des renseignements’) faisait partie des services de l’AMAN. Depuis, il s’agit d’une arme à part entière mais sur laquelle l’AMAN conserve sa responsabilité.
Les soldats des renseignements militaires assurent sur le terrain les missions opérationnelles de collecte des informations stratégiques que les analystes de l’AMAN utiliseront. Les principales de ces missions sont :
- l’analyse cryptographique
- les écoutes secrètes et l’interception des transmissions ennemies (messages informatiques, transmissions radios, etc.)
- la collecte des informations ‘ouvertes’ : analyse des journaux, radios et sites Internet arabes.
Les services de renseignements militaires sont actuellement dirigés par le général Amos Yadlin, qui a succédé en janvier 2006 au général Aharon Zeevi-Farkash. Parmi leurs illustres prédécesseurs, le général Haïm Herzog (1959-1962), Ehoud Barak (1983-1985), Amnon Lipkin-Shahak (1986-1991) et Moshé Yaalon (1995-1998). Ces trois derniers généraux devinrent par la suite chef d’état-major : c’est tout dire de l’importance qu’ont pris les renseignements militaires de l’AMAN au sein du système sécuritaire israélien.
source