Cette scène avait quelque chose d'irréel, et il y eut un long moment de silence.
Puis , Henri qui s'était avachi sur une chaise, se redressa peu à peu, et s'adressant a sa femme:
- Tu feras ce que tu voudras. J'en ai assez de ces cachoteries. Je vais parler
- Henri!! Je te le dis pour la dernière fois: Tais toi;
Sans lui répondre le tuteur dit a Jean: Fais asseoir tes invitées. Je devine ce qui vous amène.
Madeleine sortit une nouvelle fois de la pièce, visiblement abattue.
- Pour la première fois depuis bien des annèes, ma soeur m'a téléphoné hier soir. Elle m' a fait part de votre visite.
Vous avez appris, je ne sais comment que vous n'étiez pas de vraies soeurs.
Vous avez le droit de savoir ce qui s'est passé.
Depuis longtemps, j'avais...disons un penchant pour ta mère, Jean.J'avais toujours espéré, et puis, a ta naissance, j'ai su que rien désormais ne serait possible entre elle et moi.
Ton père, Jean, tu le sais, était d'origine italienne. Lorsque tu as eu un peu plus de 1 an, profitant de la saison creuse, en hiver, comme il avait le mal du pays depuis quelque temps, il décida d'y retourner pour quelques semaines.
Ta mère étant seul avec son petit Jean, j'allais de temps en temps voir si elle avait besoin de quelque chose.Et je me suis aperçu qu'elle était attirée vers moi comme moi par elle. Et...elle est devenue ma maitresse.
Tout de suite, elle s'est trouvée enceinte, et nous le savions déja lorsque le mari est revenu.
Ma femme, Madeleine se doutait de quelque chose. Lorsque tu es née, ,par un simple calcul, le doute n'était plus permis, ni pour ton père, Jean, ni pour Madeleine. Oui, Lise. Tu es ma fille.
Madeleine me mit alors le marché en mains. elle acceptait de rester avec moi, à condition de ne jamais voir, de ne pas entendre parler de Lise. J'ai lachement accépté.
Lorsque quelques jours aprés la naissance, ta Maman mourut, Jean,ton père se trouvait avec deux enfants , l'un de 3 ans et l'autre de quelques jours sur les bras.Il ne pouvait s'occuper du bébé. Madeleine s'opposait farouchement a ce que nous le prenions. C'est moi qui suis allé voir Monsieur et Madame Bernard pour leur demander s'ils pouvaient s'occuper de la petite Lise, le temps de trouver une autre solution.Ils ont accepté aussitot.
Ils se sont beaucoup attachés a toi et ils t'ont adoptée.
Mais j'ai un autre aveu à vous faire.
Ton père, Jean, est bien mort, écrasé par son tracteur. Mais ce n'était pas un accident. C'était un suicide.
Ton père passait la herse dans un champs. A proximité de ce champs, il y a un ravin d'une dizaine de mètres C'est dans ce ravin qu'on la retrouvé.Mais comme entre la fin du champs, et le ravin, il y a bien 20 mètres, il ne peut s'agir d'une erreur de conduite. J'ai la certitude que la mort de sa femme, ainsi que ....son infidélité...l'on amené a se suicider Je me sens un peu responsable de la mort de ton père, Jean.
Voilà. Maintenant vous savez absolument tout.
Je pense Lise que tu es trés décue de m'avoir pour père plutot que Monsieur Bernard. C'est certainement dur pour toi.
- Il faut me laisser un peu de temps. Toutes ces révélations me remuent, évidemment. Mais je pense.....
, que tu as du passer des moments trés difficiles aussi.
Il faut que tous, nous tachions de bien réaliser ce qui nous arrive.Réfléchissons à tout ça.
Je propose que nous nous revoyons demain chez Jean.
Le lendemain, ils se retrouvaient, , Pat, Lise et Henri, chez Jean. Bien sur Madeleine n'était pas venue.
Comme a son habitude, Lise prit la première la parole.
- Aprés ces quelques journèes de tourmente, les choses sont désormais claires.
Jean a une demie soeur, moi, et une soeur de lait , Pat.
Pour Pat : elle a un frère de lait
Henri a une fille naturelle qu'il pourra désormais voir
Quand a moi, je me retrouve avec un père adoptif, un père naturel, un demi frère, et...toi, Pat, qui n'est pas ma vraie soeur,mais restera toujours ma soeur dans mon coeur.
Avouez que cela fait tout de même beaucoup de changements...
(Note de l'Auteur : Je sais. Tout cela est un peu simple. Je ferai plus compliqué la prochaine fois……..)
A propos, Père ( oui j'ai décidé de t'appeler Père et de continuer à dire Papa a mon père adoptif), il y a une autre personne qui subit tous ces changements. C'est Madeleine. Que compte t elle faire?
- Cela, je n'en sais rien.elle ne me parle pas de partir...et il me semble qu'elle a été surprise de voir ne pas me soumettre pour une fois.
Jean proposa:
- Puisque toute la lumière a été faite et si vous le voulez bien, pour féter cette réunion familiale, nous allons prendre un pousse rapière. Mais un seul....et pas trop corsé pour les filles.
Epilogue
Trois ans se sont écoulés depuis ces évènements.
Jean et Pat se sont mariés l'annèe dernière
Quand à Lise, elle sait parfaitement ce qu'elle veut faire. Devenir avocate.
Lorsqu'elle revient dans le Gers elle partage son séjour, équitablement entre son père adoptif et son père naturel. Elle vient de terminer une maitrise de Droit. .
Chez Jean,, Madeleine l'accueille sans chaleur excessive, mais sans être trop désagréable. Elle est finalement restée avec son mari, qui depuis les évènements que nous avons retracés a récupéré son autorité si longtemps perdue.
Je termine ce petit récit. Il est 19 heures 30. Et je vais me prendre un petit Pousse rapière. Un seul. Evidemment.Tchin!!
F I N
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