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Full Version: Le mécanisme d'Anticythère
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logan


C'est en 1900, près d'une petite île nommée Anticythère, située au sud de Cythère entre le Péloponnèse et la Crète, que fut découverte l'épave d'un navire de l'antiquité presque entièrement recouvert par un dépôt calcaire de près de 2000 ans. Parmi les objets extrait de l'épave, l'archéologue Valérios Staîs fit une découverte surprenante : plusieurs morceaux de ce qui semblait être un mécanisme constitué d'une vingtaine de roues dentées. Il fallu attendre 1955, suite a un travail fastidieux de restauration pour pouvoir mettre en évidence des graduations et des inscriptions astronomiques inscrites sur cet objet. La forme des caractères permis de le dater entre 100 et 150 ans avant J.C. ce qui confirma le rapport précédent de G.weinberg ayant datés les différents objets remontés au alentour de 65 avant J.C. A cette époque le musée d'Athènes classa cette objet en tant qu'Astrolabe : Petite carte de navigation pour les observations simples basée sur les étoiles.

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C'est ensuite en 1959 que quelqu'un d'autre s'intéressa à ce dispositif en la personne de Solla Price. Le Docteur Price est lauréat de l'université de Londres, ayant obtenu un doctorat en physique expérimentale. Il obtient une bourse de physique-mathématique à l'institut d'études avancées de Princeton puis une autre à l'université de Singapour. Il fini par revenir a Londres, navré de ne pouvoir couvrir tous les aspects de la recherche physique et mathématique. Il se décide alors à faire de la science dans son sens le plus large, à la manière des traditions humanistes, et décroche un nouveau doctorat, à Cambridge cette fois, en histoire des sciences. Après avoir étudié l'astronomie des Anciens et l'évolution des instruments scientifiques, il retourne à Washington, pour aider la Smithsonian Institution dans l'élaboration d'un nouveau Musée National d'Histoire et de Technologie. Price se servit des dernières découvertes en matière de désoxydation par électrolyse pour continuer de restaurer le mécanisme ce qui lui permit de l'identifier comme étant une horloge astronomique.

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représentation schématique du mécanisme


Description du mécanisme : L'ensemble du mécanisme mesure environ 21 centimètres sur 16 et 5 centimètres d'épaisseur. Il est constitué d'une vingtaine de roues dentées, d'axes, de tambours et d'aiguilles mobiles protégés par des étuis de bronze enfermés dans une boite en bois servant de structure au mécanisme sur laquelle se trouve trois cadrans métalliques gravés d'inscriptions. Le boîtier est couvert de trois cadrans, deux sur une face et un sur l'autre. Ce dernier est muni de deux échelles, l'une fixe, montrant les signes du zodiaque, l'autre mobile, indique les mois de l'année. Ce cardan s'ajuste parfaitement sur la roue principale qui entraîne une aiguille à l'aide d'un tambour excentré. Son but était donc, semble t'il, d'indiquer les mouvement du soleil au sein du zodiaque. De plus, grâce à des lettres-clés sur l'échelle du zodiaque, lettres qui correspondent à d'autres sur l'échelle du calendrier astronomique, il indiquait les déplacements des étoiles les plus brillantes et des constellations dans le ciel. Les cadrans arrière sont plus complexes : celui du dessus est gravé de quatre cercles concentriques, celui du dessous en a trois. En outre, à chacun est annexé un petit cadran supplémentaire, un peu comme pour les secondes sur nos montres. Chaque espace entre les cercles est gravé de lettres et de nombres, séparés tous les six degrés par un trait. Pour le cadran inférieur, cela semble indiquer : "lune : autant d'heures, soleil : autant", soit les mouvements des marées liées aux phases principales de la lune, ainsi que les lever et coucher de soleil. Tandis que le cadran supérieur renseigne sur les mouvements apparents des planètes connues des Grecs (Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne). Enfin, le système à engrenages, une vingtaine au moins de roues dentées ont pu être préservées, était monté sur une plaque de bronze. Sur l'une des faces, on peut reconstituer tous les engrenages, le nombre de dents et leur emboîtement. L'autre face, par contre est incomplète. Le principe en est le suivant. Le mouvement est actionné par un verrou pénétrant sur le côté du boîtier. Il met en branle une roue dentée, qui elle-même fait bouger la roue principale, opérant sa révolution en un an. Cette roue est connectée à deux trains d'engrenages, qui, respectivement, montent et descendent le long de la plaque de bronze. Par les axes transversaux, ils sont solidaires des roues de l'autre côté. Là, l'engrenage traverse un tambour excentré pour aboutir à un système actionnant les aiguilles. C'est le principe même du mouvement épicyclique ou différentiel : quand on tourne le verrou d'entrée, toutes les aiguilles se meuvent à des vitesses différentes. On peut ainsi traduire en mouvement tangible les relations cycliques, qui sont à la base de l'astronomie grecque. On ignore, bien sûr, si l'appareil fonctionnait à la main ou automatiquement. Il aurait pu, par exemple, être tenu en main et actionné par une roue latérale ; ou bien fixé à une statue, être mis en mouvement par un dispositif hydraulique. Notons enfin une chose tout à fait remarquable. À savoir que tous les engrenages, montés sur des lames de bronze d'à peine 2 mm d'épaisseur, sont composés de roues ayant exactement les mêmes dimensions et les mêmes angles à 60°. Autrement dit, elles étaient standardisées et interchangeables. Enfin, le cadran permet d'en estimer la date de construction. Le calendrier des anciens Égyptiens conduisant à une erreur d'un quart de jour chaque année, l'échelle des mois a donc dû être ajustée d'autant. Or, les deux échelles du cadran sont déphasées de 13,5 degrés. Des tables astronomiques permettent d'en rapporter l'origine à - 80, ou alors, chaque fois 120 ans avant ou après (30 jours divisés par un quart) : - 200 est trop ancien, + 40 trop récent. Donc, si l'échelle graduée n'a pas été déplacée, l'horloge date de - 80. Ces cadrans sont les seuls spécimens d'instruments gradués que nous ait laissés l'Antiquité : on n'a jamais mis au jour un dispositif semblable, ou approchant. Or, il est évident qu'il n'a pu être le premier ni le dernier de son espèce. Et pourtant, il est totalement différent des objets manufacturés de la Grèce antique. Les Anciens avaient des cadrans solaires ou des clepsydres. Certes, ils n'ignoraient pas le principe de l'engrenage, mais ne l'utilisaient que pour des applications simples : ainsi, leurs chars étaient équipés d'espèces de taximètres formés de couples de roues dentées. Depuis Aristote, on avait appris à actionner des aiguilles à l'aide de poids, mais sans pouvoir en régulariser le mouvement. Mais admettre que les anciens Grecs étaient des techniciens avancés est contraire à leur mentalité abstraite de philosophes, et à leur mépris du travail manuel et des machines. Les instruments qu'on leur connaît par les textes sont très ingénieux au point de vue mathématiques, mais mécaniquement plutôt rudimentaires. Le mécanisme d'Anticythère est plutôt, selon le Dr Price, une horloge mécanique ou un ordinateur analogique, en ce sens qu'il met en œuvre des mouvements simples pour éviter des calculs fastidieux. Il ressemble encore plus aux horloges astronomiques de la Renaissance. Il y aurait donc un fil ininterrompu reliant l'horloge d'Anticythère à celles du Moyen Âge que nous ont apportées les Arabes après avoir relu les textes grecs. Dans ce cas, l'horloge d'Anticythère ferait partie d'un courant important dans la civilisation hellénistique, mais que l'Histoire aurait contribué à nous cacher. Ou alors, elle provient d'une technologie aujourd'hui perdue, mais qui valait la nôtre dans le domaine de la fabrication d'instrument. Revenons pour cela aux inscriptions gravées sur les parois du boîtier. Le soleil y est souvent mentionné, des termes font allusion à la position des planètes, l'écliptique, calculée par Eratosthène en - 250 est mentionnée. Une des lignes cite 76 et 19 années, allusion au cycle calippique de 76 ans, qui vaut quatre fois le cycle métonique de 19 ans, ou 235 mois lunaires ; et enfin le chiffre 233 se réfère au cycle des mois lunaires pour le calcul des éclipses. En fait, ce genre de théorie arithmétique basée sur les mois sidéraux et synodiques est le thème central de l'astronomie babylonienne des Séleucides, transmise aux Grecs durant les derniers siècles avant J.- C. Il est tout à fait différent de la théorie géométrique des cycles et épicycles essentiellement grecque. Ce n'est que Claude Ptolémée qui, au IIe siècle, unifia les deux théories. L'horloge d'Anticythère serait alors la contrepartie arithmétique des modèles solaires géométriques plus familiers, connus de Platon et d'Archimède et qui ont mené au planétarium. Anticythère : un planétarium miniature ? Peut-être... Mais la notion de rotation de la terre sous une voûte céleste fixe était loin d'être admise... On comprend dès lors que le Dr Derek Price se soit exclamé : "Trouver une chose comme celle-là équivaut à découvrir un avion à réaction dans le tombeau de Tout-Ankh-Amon !" Un livre retraçant les recherches et ses rebondissements existe, il est intitulé "Gears From The Greeks : The Antikythera Mecanism, A Calendar Computer From Circa 80 BC". Les études et les radiographies des quatre fragments de base furent renforcées par le hasard, encore une fois, de la redécouverte d'une partie supplémentaire, trouvée dans les réserves du Musée National d'Athènes (!!). Le Professeur Ch. Karakolos se chargea de le radiographier également : ainsi fut révélé le rouage "D", pièce circulaire dentée quasiment intacte, qui permit une identification plus fine du nombre de dents - 64 - et, par voie de conséquence, le déchiffrage du nombre de dents des autres rouages en fut d'autant plus accessible. Le dernier fragment était donc le chaînon manquant qui donna le coup de pouce nécessaire à de Solla Price et dont voici les conclusions définitives. Les rouages de la mécanique, dès identification des composantes, travaillaient sous forme de "trains de rouages" autorisant la marche avant et arrière, ou si vous préférez, l'addition et la soustraction de données programmables. Au point de vue purement mécanique, les diverses manœuvres étaient optimisées par un véritable différentiel qui n'a rien à envier à ceux qu'on trouve actuellement dans les ponts arrière de nos voitures. C'est aussi là que de Solla Price put constater le réel savoir des constructeurs du calculateur : "Le différentiel est certainement la particularité mécanique la plus spectaculaire de l'appareil d'Anticythère, à cause de sa sophistication extrême et l'absence de tout précédent historique." En effet, ce mouvement différentiel dont résulte la combinaison de deux mouvements produits par une même force, ces deux mouvements étant la somme et la différence, est de loin plus évolué que celui que nous pouvons approcher avec Vitruve. Cela dit et grâce aux trains d'engrenages et au différentiel, il s'avère que le calculateur offre deux "raisons" ou proportions, l'une annuelle et l'autre approximativement mensuelle. De Dolla Price ajoute : "Les deux choix astronomiques évidents et auxquels on ne peut se dérober, seraient associés avec le fait que le mouvement synodique de la lune, le cycle des phases de la nouvelle lune à la pleine lune, est la différence entre les mouvements apparents du soleil et de la lune sur l'arrière-plan des étoiles fixes. Le soleil semble tourner à travers les étoiles du zodiaque en environ 365 jours tandis que la lune change de place en une période d'environ 27 jours 1/3 et change de phase durant son cycle en environ 29 jours 1/2." Il est, par ailleurs, confirmé que les divers rouages introduisent des nombres compatibles avec le calendrier grec du cycle de Méton dans lequel 19 années solaires correspondent exactement à 235 lunaisons ou encore à 254 (235 + 19) révolutions sidérales de la lune ; c'est le même cycle dit de Méton qui est utilisé à Stonehenge ! De Solla Price dit encore : "L'appareil contient des rouages qui correspondent très bien avec les nombres premiers de 19 et 127 qui sont utilisés dans le cycle métonique." d'où le différentiel est nourri par 254 révolutions d'un rouage et 19 révolutions inverses d'un autre rouage, cela dès que l'on tourne la roue principale de 19 tours, ce qui donne pour résultat 235 demi révolutions pour le différentiel complet et tous les rouages y attenant. Les nombres repris ci-dessus s'accordent aux dents des rouages. D'autres implications du différentiel sont offertes aux lecteurs du livre de Solla Price. Ce dernier s'attarde aussi aux considérations touchant l'inventeur d'une telle mécanique : "Pour Anticythère, je pense qu'il est nécessaire d'évoquer l'existence d'un génie." Evidement certains archéologues refusèrent longtemps de considérer la pièce comme un objet ancien. Ils croyaient plutôt au vestige d'un naufrage récent, entraîné là par des courants marins. Même au cours de la Renaissance, disaient-ils, on utilisait encore le grec ancien comme langue scientifique. Mais, selon le spécialiste en épigraphie, Benjamin Dean Meritt, les formes des lettres sont bien du premier siècles avant J.-C. : elles ne peuvent être plus anciennes que l'an - 100, ni dater de notre ère non plus. Les mots utilisés et leur sens astronomique sont tous de cette période. Ainsi, l'inscription la plus complète est un fragment de Papapegma (calendrier astronomique), similaire à celui d'un certain Gerninos de Rhodes, qui vécut vers - 75. L'horloge ne pouvait donc être beaucoup plus ancienne au moment où elle fut montée à bord de la galère.
Sources :
http://perso.orange.fr/passe.present.futur...anticythere.htm
http://hlmac.free.fr/old_computer
http://www.ldi5.com/archeo/ancy.php
Francky590
Slt,

Comme quoi, les mystères de nos ancêtres subsistent. Comment pouvaient-ils imaginer de telles machines et avoir autant de connaissances avec le peu de moyens qu'ils possédaient. Si je ne me trompe, les égyptiens avaient déjà bien avant cette datation des grandes connaissances en astronomie. C'est peut-être ce savoir venu de l'on ne sait où qui a pu se poursuivre au fil des ans auprès de certains initiés.............. innocent.gif
fox
y a plein de chose qu'on ne connait pas de l'histoire de l'homme. c'est domage que certains scientifiques bloquent ces découvertent ou les ignorent carrément
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