Generation-Nt.comSur Internet, de nombreux "boards" permettent l'échange de fichiers piratés ou permettant de "cracker" un logiciel. L'un de ces fameux boards, Utopi, a été démantelé par la gendarmerie française.
Internet est un réseau que personne ne contrôle complètement. C'est donc un moyen d'échange facile et rapide pour une activité illégale. Ce qui est bien, c'est que c'est également facile à découvrir.


Utopi, "plein de bonne chose avec en plus une exellence ambiance"Image
Utopi-Board était un board (un forum) d'échange de fichiers pirates ou permettant le piratage. On pouvait ainsi y trouver des films au format DivX, parfois avant même leur sortie au cinéma, des albums entiers au format MP3, des jeux vidéo, des "cracks" pour des logiciels du commerce... Il avait été ouvert en juillet 2005.

L'histoire a commencé à la gendarmerie d'Arras, dans le nord de la France. L'adjudant David Cassel, qui travaille pour la section "cybercriminalité" de cette brigade, s'est vu confier un ordinateur pour une affaire qui n'avait rien à voir avec celle-ci. Il fait donc son travail habituel : faire "parler" le disque dur de l'ordinateur pour y trouver des éléments à charge et à décharge. Mais en parallèle de cette investigation, il découvre également que le propriétaire de cet ordinateur se rend régulièrement sur le site "Utopi-Board", où il participe à l'échange de fichiers illégaux.

Le principe d'utilisation de ce site est simple : on paye une cotisation pour les "frais de fonctionnement", puis on a ensuite accès aux milliers de fichiers mis à disposition par les membres. Il n'y avait semble-t-il donc pas d'activité lucrative derrière tout cela.


Les entreprises mises à contribution
Mais outre le partage de fichiers illégaux, une autre surprise attend les enquêteurs, c'est le lieu de stockage de ces fichiers.

En effet, plutôt que d'être hébergés directement par les membres ou un serveur commun, les fichiers étaient répartis dans des serveurs d'entreprises ou d'universités du monde entier, sans bien sûr que les administrateurs de ces réseaux informatiques n'en soient informés...


Arrestations multiplesImage
Les gendarmes ont donc passé quelques mois à comprendre le fonctionnement du site, et à en identifier les membres et leurs fonctions : ceux qui administraient le forum, ceux qui trouvaient les fichiers illégaux, ceux qui les stockaient sur les serveurs cités plus haut, et enfin ceux qui venaient simplement se servir dans ce qu'ils avaient à disposition.

Lundi dernier, il a donc été procédé à l'arrestation de 23 personnes dans la France entière, et à la saisie de 80 ordinateurs. Mais ce n'est pas fini, d'autres arrestations pourraient être menées prochainement.

Les personnes arrêtées risquent jusqu'à 5 ans de prison ferme et 500 000 euros d'amende pour partage de fichiers illégaux, non respect du copyright, intrusion et maintien dans des systèmes informatiques privés.


LibérationC'est, de l'aveu même du procureur de Béthune, le plus gros coup réalisé en France dans la lutte anti-piratage sur les réseaux P2P (peer to peer). La CIC (cellule d'investigation et de recherche) du Pas-de-Calais a mis fin lundi aux agissements d'un réseau structuré et organisé de piratage de fichiers illégaux en ligne (musiques, films, logiciels), en interpellant 25 personnes, dont 13 mineurs.

Agissant sous des pseudos tel que Djoul, Tonydu62, Sleeck, Benenutz, les pirates dont certains sont originaire de Boulogne-sur-Mer et du Béthunois, avaient mis en place un site Internet (sous forme d'un forum ou « board ») intitulé « Utopi Board ». Le réseau, référencé sur Google, était constitué de près de 10 000 membres. Les pirates s'échangeait des liens pour télécharger près de 40 000 chansons, 3 500 films – certains avant même leur sortie en salle – et 750 logiciels. Ces chiffres ne sont pas définitifs puisque la CIC poursuit actuellement ses recherches dans les quelque quatre-vingts ordinateurs ou disques durs saisis.

Lundi matin, vers 6 heures, comme l'explique un article paru dans « la Voix du Nord » qui révèle l'affaire, une centaine de gendarmes se sont déployés sur l'ensemble du territoire français pour procéder à l'interpellation de ces vingt-cinq suspects soupçonnés d'être les instigateurs de ce « réseau privé » sur l'Internet. L'opération de gendarmerie, de par son ampleur géographique et comptable est, selon la CIC du Pas-de-Calais une première en France.

Au départ du coup de filet, les gendarmes avaient été attirés par le très grand nombre de fichiers qui circulaient via l'ordinateur de Djoul, un mineur âgé de 17 ans originaire d'un petit village du Béthunois. Trop de fichiers naviguaient sur son ordinateur. La CIC, qui possède en son sein des spécialistes de la cybercriminalité, pousse alors ses investigations plus loin. « Ces internautes avaient créé un forum de discussion sur lequel ils se donnaient des liens pour trouver tel album de musique, tel film ou tel logiciel, se souvient David Cassel, l'adjudant chargé de l'enquête. Ensuite, nous les avons placés sous surveillance. »

Au fil des mois, la CIC est allée de surprises en surprises, découvrant par exemple que les internautes tombant sur le site à travers leurs recherches de fichiers musicaux ou de films sur la toile étaient invités, moyennant une petite cotisation, à se procurer les films « Les Bronzés 3 », « Camping », ou encore « Da Vinci Code » avant-même leur sortie en salle.

D'après la CIC, les animateurs d'« Utopi Board », afin de trouver de l'espace pour stocker leurs fichiers illégaux et s'assurer une bonne vitesse de transmission avec une bande passante confortable, parvenaient à s'introduire dans des systèmes de traitement automatisés de données appartenant à des entreprises, des universités ou des administrations, françaises et étrangères, du Canada à la Lituanie en passant par Taïwan. A leur insu.

Enfin, parmi les logiciels proposés en téléchargement, certains étaient destinés à des visées clairement cyberciminelles puisqu'ils permettaient de forcer les sécurités des réseaux internes aux entreprises, mais aussi de confectionner des « yescards », ces cartes bancaires virtuelles qui disent toujours « oui », comme on a pu le lire sur certains forums.

« Tout échanger, tout copier, sans jamais rien payer n'est pas légal », a résumé hier Louis Wallon, procureur de la République de Béthune, en charge de l'affaire. D'autres mises en examen sont maintenant envisagées. Les mineurs devraient être prochainement présentés devant le juge des enfants. Par ailleurs, des organismes professionnels de protection des droits d'auteur, comme la Sacem, ainsi que des entreprises lésées, ont déjà déposé plainte. Le préjudice pourrait s'élever à plusieurs centaines de milliers d'euros.


Tfi.LciDe l'aveu même des enquêteurs, c'est sans doute "la plus grosse affaire de ce genre jamais démantelée en France". Vingt-cinq personnes, dont 13 mineurs, tous membres du forum Internet "Utopi board" sur lequel ils proposaient environ 40.000 chansons, films et logiciels téléchargés illégalement, ont été interpellés en début de semaine à travers tout l'Hexagone.

Deux des interpellés, habitant le Pas-de-Calais et âgés de 24 et 17 ans, ont immédiatement été mis en examen pour infractions à la législation sur la propriété intellectuelle et atteintes à des systèmes de traitement automatisé de données. "D'autres mises en examen sont envisagées", a prévenu le procureur de la République de Béthune Louis Wallon. Selon nos informations, les 25 interpellés ont en effet tous reconnu les faits.

Nom de code Utopi Board

"Comme souvent notre enquête a démarré un peu par hasard", reconnaît sur LCI.fr l'adjudant David Cassel, spécialiste de cybercriminalité à la Brigade de recherche d'Arras, chargé de l'enquête. "En octobre 2005, une brigade de Béthune m'a apporté un ordinateur saisi dans le cadre d'une toute autre affaire que celle-ci, explique-t-il. Ma mission était de faire parler cet ordinateur, de chercher des éléments de preuve. C'est alors que j'ai découvert, en parallèle, la création, la gestion et l'administration du fameux forum Utopi Board". Le site mettait à disposition des internautes, depuis juillet 2005, quelque 36.000 fichiers ou albums musicaux, 3.500 films, dont certains avant leur sortie au cinéma, et 750 logiciels informatiques.

Stockage illégal de fichiers sur des serveurs d'entreprises

"Il a aussitôt été décidé de mettre le réseau sous surveillance pour en comprendre son fonctionnement et repérer quels étaient les gens 'actifs' parmi les 9000 adhérents", poursuit l'adjudant Cassel. Une enquête préliminaire est ouverte en janvier, puis une information judiciaire début mars. Cinq gendarmes supplémentaires sont affectés en renfort au côté de l'adjudant.

"Parmi les fichiers contrefaits, on a trouvé de la musique, des films, des jeux, mais aussi des outils pour réaliser du piratage informatique, détaille David Cassel. Il y avait même des modes d'emplois rédigés en français pour aider l'internaute à réaliser les piratages. Surtout, poursuit l'enquêteur, on a découvert que pour abriter leurs fichiers des administrateurs du site s'étaient introduits illégalement sur des serveurs d'entreprises et même sur des serveurs d'universités étrangères aux Etats-Unis, en Lituanie, au Canada, à Taïwan, etc".

Jusqu'à 5 ans de prison et 500 000 euros d'amende

Les enquêteurs, au nombre de 20 lors de la semaine précédent les arrestations, ont dressé un panorama des 9000 adhérents du site. "Il y avait les administrateurs, ceux qui faisaient vivre le forum, ceux qui ont commis des actes de piraterie, ceux qui ont gagné de l'argent, ceux qui sont venus se servir, etc, explique David Cassel. Ensuite, le juge chargé d'instruire l'affaire nous a dit lesquels il voulait voir interpellés. Le jour J, c'est-à-dire lundi, 100 enquêteurs et 23 techniciens en nouvelles technologies ont procédé à l'arrestation simultanée de 25 personnes dans 23 départements différents et saisi quelques 80 ordinateurs et disques durs".

Le lendemain, le site était fermé. De nouvelles interpellations pourraient intervenir prochainement. Les peines encourues pour les infractions les plus graves vont de 3 ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende à 5 ans d'emprisonnement et 500 000 euros d'amende si les investigations révélaient l'existence d'une bande organisée.


QUOTE(De Bebefred)
==> En attendant, ma copine à été violée et la crevure qui lui à fait ça, n'à écopé que de 2 ans de prison ferme ! RDDV qui à détourné je ne sais combien d'argent à écopé de 15 000€ d'amende.


Comme quoi, la justice est super bien faite, et moi j'ai intérêt à protéger mes fesses ...