aristee
Apr 15 2006, 06:35 AM
Personne n'ayant dit que je me trompe de forum, je continue pour l'instant....
ALERTE ROUGE
Arrivé la veille a Douala, j’ai passé une excellente nuit dans ma chambre de l’hotel des Cocotiers, bercé par le ronronnement du climatiseur.
Je téléphonais pour avoir mon petit dejeuner dans ma chambre.
Je voulais profiter au maximum de cette ambiance calme, agréable, de la climatisation, particulièrement appréciable ici, ou la chaleur humide de l’extérieur est difficile a supporter.
Je sais que la journèe sera dure, peut être pas dangereuse, mais sait on jamais ?
Il y a 12 ans que je travaille pour le 2 ème bureau Français, et je suis payé ( assez mal d’ailleurs) pour savoir que dans mon activité, les situations délicates peuvent surgir a n’importe quel moment.
Or j’étais aux basques d’un assez gros morceau, et j’avais tout lieu de penser que je n’étais pas le seul…..Ce qui était source de complications.
Mon déjeuner terminé, avec un soupir de regret, je quittais ma chambre….et ma tranquillité d’esprit.Les choses sérieuses allaient commencer.
J’avais rendez vous a à 10 heures, prés de la piscine de l’hotel avec un représentant de l’Ambassade de France, qui en fait comme moi, travaillait pour le Colonel Dubois.
Vous connaissez tous le Colonel Dubois et je n’ai aucun scrupule a révéler son nom puisque Pierre Nord l’a fait avant moi
J’étais hier matin dans son bureau et il m’avait donné ses dernières instructions :
« Pierre, je ne sais pas si je vous offre un voyage d’agrément ou si la piste que nous suivons est sérieuse… »
- « Mon Colonel, je serais surpris que vous m’offriez un voyage d’agrément, et d’après les éléments que vous m’avez fourni hier, nous le savons vous et moi »
- « Ce que je voulais dire c’est que Hussein Hussein, que vous allez rencontrer n’est peut être que du menu fretin »
- - « Du menu fretin ? Il y a 99 chances sur cent pour qu’il soit a la base de ce projet d’attentat dans le métro parisien »
- « Hé bien voilà. Vous venez de le dire : Ce n’est pas une certitude…Mais ne perdons pas notre temps en discussions oiseuses.
- « Le lendemain de votre arrivée, vous rencontrerez Sabatier, attaché commercial a l’Ambassade de France…et qui travaille un peu pour nous.
- Il a trois hommes qui sont chargés par roulement de surveiller Hussein Hussein, 24 heures sur 24. Nous l’avons » logé « , depuis 3 jours, et Sabatier vous tiendra au courant de ses faits et gestes avec précision. Bien entendu, Hussein Hussein est « sous bretelle » ( note de l’auteur : son téléphone est sur écoute), et il semble être souvent en contact avec un Imam de la banlieue Parisienne, a Villeneuve la Garenne. Ils utilisent des expressions qui paraissent anodines mais qui semblent bien être des codes..enfin vous verrez ça avec Sabatier. Nous aurons une vacation radio chaque jour à 19 heures. Sabatier vous fournira un appareil émetteur receveur et les armes que vous désirerez.
- Cette mission Pierre est peut être très importante et le paramètre temps sans doute primordial, car « je sens » que leur attentat est prévu pour bientôt. Et puis pour être franc il y a un élément qui m’amène a le sentir : Nous sommes le 15 Janvier, or, lors d’une conversation entre Hussein et l’Imam, par deux fois il a été question de 26-1, noyé dans une phrase qui n’avait rien a voir avec une date, mais cela pourrait correspondre au 26 Janvier .
- Voici vos papiers Vous êtes représentant de la Compagnie Commerciale du Cameroun, la C.C.C. et vous vous appelez Marc Ariste. »
- A 10 heures, j’étais a une table sous un parasol, prés de la piscine. Il faisait une chaleur étouffante et je buvais mon premier Baby Whisky and soda de la journée.
- Un homme d’une trentaine d’annèes à la carrure d’athlète vint devant moi.
- Vous êtes Marc Ariste, sans doute ?
- Parfaitement. Comment m’avez-vous reconnu ?
- - C’est très simple : vous êtes la seule personne que je ne connaissais pas.
- - C’était simple en effet. Asseyez vous.
- - Merci. J’ai du nouveau. Et c’est du tout frais. Je n’ai pas encore mis le Colonel au courant
- - Ah ? Je vous écoute.
- - Justement, a propos d’écoute. Vous savez sans doute que nous écoutons les conversations de Hussein Hussein. Or il y a moins d’une heure, Hussein Hussein a appelé un numéro en Syrie. Il a demandé :
- - Ibrahim ?
- - Oui.
- - Tout est Ok. Moins dix.
- Et il a raccroché.
- Cela semble confirmer la date du 26 Janvier, puisque nous sommes le 16.
- Cette information est interessante, mais que se passera t il le le 26, et ou ?
- - Je reconnais que nos connaissances sont succinctes. Il y aura un attentat à Paris dans le métro. C’est vague.
- Nous avons sous la main quelqu’un qui sait : c’est Hussein Hussein. Nous pouvons le Kidnapper et le faire parler. Qu’en pensez vous ?
- - Je pense que nous devons conserver cette solution pour le dernier moment, si nous n’avons pas d’autres solutions.
- En effet, si nous le capturons maintenant, d’une part, nous ne sommes pas certain qu’il parlera d’autre part, même s’il voulait parler il n’est pas sur qu’il connaisse tous les détails de l’opération, vous savez que le cloisonnement est largement utilisé dans les milieux islamiques, enfin, et surtout, nous risquons de les mettre en éveil, et si nous ne pouvons pas « coxer » les têtes pensantes, les attentats seront peut être simplement retardés. Nous devons donc, essayer d’en savoir plus, sans qu’Hussein Hussein se sente découvert.
-
- A ce propos, êtes vous certain que vos bonshommes chargés de la planque soient assez discrets. Il ne faut a aucun pris qu’H.H. puisse avoir la puce a l’oreille.
- - Ce sont des pros. D’ailleurs vous aurez l’occasion de les voir a tour de role, vous les jugerez vous-même.
- - Bien. Je suppose que vous avez tous les enregistrements de conversations téléphoniques. Je veux les entendre, avant toutes choses.
- - OK.Je vais partir le premier,. Voila une adresse ( Sabatier donna un bristol à Pierre)Je vous y attends….disons dans une demie heure. Ca colle ?
- - D’accord.
- L’adresse notée sur le bristol était une épicerie à proximité de la Poste.Il y avait 5 ou 6 clients a l’intérieur. J’étais à peine entré dans la boutique qu’une jeune femme vint vers moi, et me dit, sans me laisser le temps de parler:
- - Nous en avons dans la reserve. Si vous voulez bien me suivre ?
( A suivre)
aristee
Apr 15 2006, 09:12 AM
- Ce que je fis immédiatement . Nous avons emprunté un long couloir puis un escalier qui menait a un petit appartement ou se trouvait Sabatier qui nous présenta l’un a l’autre.
- - Hélène je vous présente Marc. Marc, c’est Hélène qui travaille à l’épicerie, mais avant tout, pour nous.
- Hélène et moi, nous nous sommes regardés longuement. Bon sang, quel charme possédait cette femme !!!Par la suite, j’ai constaté qu’elle était admirablement faite, mais sur le moment je ne vis que des yeux noirs nimbés d’une tristesse qui me serrait le cœur.
- Cette femme avait du et devait encore souffrir….mais Sabatier ne me laissa pas le loisir de contempler d’avantage cette émouvante personne
- - Voila les enregistrements. Il y a eu en 4 jours, 12 communications.Hussein Hussein a reçu 8 communications et en a donné 4.Toutes les conversations sont en français sauf la dernière qui venait de Damas et s’est déroulée en arabe.Vous les écoutez maintenant ?
- Non. Je vais d’abord dire ce que je sais sur cette affaire, puis, vous me direz si vous avez des renseignements complémentaires, enfin nous écouterons les enregistrements.
- Tout a commencé par l’arrestation d’un jeune pyromane qui mettait le feu a une voiture à Stains. Lors de son interrogatoire, il a dit « qu’il savait des choses importantes » mais qu’il ne parlerait que si on lui assurait l’impunité. Il a fini par dire qu’il s’agissait d’un projet d’attentat.
- C’est comme ça que ce jeune délinquant s’est retrouvé devant le Colonel Dubois.Il ne tarda pas a vider son sac.
- Ce jeune garçon habite dans « une barre » à Villeneuve la Garenne. Il a pour voisin un Hussein Hussein, qui reçoit beaucoup de monde, et en particulier un Imam localement assez connu.
- Il avait entendu une conversation entre ces deux hommes, ou il était question de « réaliser » un attentat à Paris dans le métro, en Janvier prochain. Cette conversation a eu lieu en Septembre, il faisait très beau temps, les fenètres étaient ouvertes et c’est ainsi qu’il avait pu entendre cette conversation.
- L’iman avait dit « qu’il fournirait le matériel début Janvier, pour l’opération dans le métro »Mais il n’a pas précisé de quel matériel il s’agissait
- Le Colonel a placé Hussein et l’Imam sous surveillance, et le seul élément qu’il a pu recueillir, c’est que l’Imam était en contact avec un ingénieur d’une Société de produits chimiques.
- Il est probable que c’est cet ingénieur qui fournira le produit ( explosif ? gaz toxique ?) qui sera utilisé lors de l’attentat.
- Lorsque Hussein Hussein a pris un billet pour Douala, le « Vieux » a décidé de m’envoyer ici. Pourquoi ce terroriste vient il a Douala avant l’attentat ? Nous n’en savons rien. Avez-vous des lumières a ce sujet. ?
- C’est Hélène qui me répondit :
- - Je n’ai aucune certitude, mais il est possible et même probable, qu’Hussein Hussein soit venu ici pour prendre contact avec Moulay Idriss qui travaille à l’Ambassade de Syrie à Yaoundé mais qui est avant tout un membre du « Serpent vengeur » une organisation qui a déjà plusieurs attentats a son actif, notamment à Nairobi, et en Egypte.
- C’est ce groupuscule qui engage forme, et endoctrine de jeunes Kamikazes.
- Il est donc probable que l’attentat projeté a Paris sera l’œuvre d’un, deux, ou plusieurs khamikazes .
- - Et ce « Serpent vengeur » aurait son camp d’entrainement à Douala ?
- - Non. Pas à Douala même, mais a N’kongsamba, la capitale Bamiléké, au pied du mont Cameroun.
- - Puisque vous semblez avoir situé ce camp d’entrainement que savez vous a son sujet ?
- - En fait de camp d’entrainement, ce sont deux cases ou logent dans l’une 3 instructeurs et dans l’autre, 4 ou 5 « élèves » qui font des séjours de 3 à 4 mois, avant de partir… ;définitivement pour réaliser l’attentat pour lequel ils ont été programmés.
- Or les » stagiaires » actuels au nombre de 4 sont là depuis plus de trois mois. Il est certain qu’ils sont opérationnels.
- Monsieur Sabatier m’a chargé de surveiller ce camp et j’ai deux collaboratrices, des femmes Bamilékés, qui sont sur place et me tiendront au courant dés qu’un départ sera prévu.
- Je vais vous demander de m’excuser, je vais devoir retourner au magasin
- - D’accord. Je reste un moment avec Sabatier. Il faudra que je vous voie pour vous tenir au courant de nos décisions. Dinons ensemble ce soir voulez vous ?
- - Normalement je ne vous connais pas. Vous êtes un simple client de l’épicerie. A ce propos, en partant, il serait bon que vous m’achetiez quelque chose…..pour justifier votre présence.
- Pour nous voir le plus discrétement possible, venez chez moi à 20 heures. Sabatier vous indiquera l’entrée a l’arrière de la maison. A ce soir !
- Une fois Hélène sortie, je ne pus m’empécher de poser quelques questions au sujet de notre collaboratrice.
- - Etes vous certain qu’Hélène est fiable a 100 pour 100 ? La connaissez vous depuis longtemps ?
- - Son mari était mon camarade d’enfance. Il était consul de France a Damas. Il a eu « un accident de voiture » en allant au Liban, il y a 8 mois En fait c’était un sabotage des freins. Nous savons sans pouvoir le prouver vraiment que cet attentat a été commis par le serpent vengeur. Cela doit repondre a votre question sur la fiabilité d’Hélène
- - On voit que cette femme a souffert et souffre encore. Elle était très amoureuse de son mari ?
- - Il faut que je vous parle de ce problème, bien que nous soyons dans le domaine des hypothèses.
- Hélène était très amoureuse de son mari, qui de son coté semblait moins attaché à elle.
- Lorsqu’il est mort, elle a été extrèmement malheureuse…..Mais elle l’est encore plus aujourd’hui.
-
- Je vous l’ai dit, nous sommes dans le domaine des hypothèses, mais en mettant de l’ordre dans les papiers de son mari, elle s’est rendue compte qu’il avait de curieux rapports avec une autre organisation terroriste intitulée « Les Vrais Musulmans ».
- Je me suis renseigné auprés du Colonel Dubois. Le mari d’Hélène ne travaillait pas pour nous….Alors….les hypothèses les plus graves peuvent être envisagées. Le Colonel m’a donné son accord pour qu’elle travaille avec moi. Mais la pensée que son mari trahissait son pays la mine, et elle est affreusement triste.
- - Bien.revenons a notre problème de base.
- Nous connaissons plusieurs maillons de cette chaine terroriste, Hussein Hussein, L’Imam de Stains, Moulay Idriss, 3 instructeurs et 4 kamikazes en formation.
- Il faut rapidement que nous déterminions
- 1/ Quel est l’élément faible de cette chaine. Il y en a forcément un
- 2/ Si cet élément peut nous fournir les précisions que nous cherchons, a savoir
- a/ Ou et quand doit avoir lieu l’attentat
- b/ Quel sera l’explosif ou le produit utilisé
- c/ Si possible quels sont les commanditaires.
- Nous allons nous partager la tache.
( a suivre)
fox
Apr 15 2006, 01:25 PM
t'es en train d'écrire un livre?
aristee
Apr 15 2006, 01:41 PM
QUOTE(fox @ Apr 15 2006, 01:25 PM)
t'es en train d'écrire un livre?

Non. Simplement une nouvelle à épisodes.
S'il n'est pas d'usage d'écrire des textes aussi longs ici, que l'on n'hésite pas à me le dire. Je viens juste d'arriver, et ignore vos habitudes.
Dartz
Apr 15 2006, 01:45 PM
Je ne connais pas trop les usages, mais les textes longs ne gênent pas, sinon, je n'aurais pas posté mon roman (section livres, BD, mangas, le livre auquel je consacre mes heures de cours).
PS: tu attends que l'on te poste davantage de commentaires, Aristee; car tu es toujours collée à ce topic^^lol
Revely
Apr 15 2006, 03:09 PM
Si aristee est d'accord à ce qu'on fasse des commentaires sur ses récits, tu peux créer un post "commentaires récits Aristee" par exemple et nous nous ferions une joie de t'écrire des commentaires
Dartz
Apr 15 2006, 03:31 PM
C'est pas une mauvaise idée, Revely^^!
aristee
Apr 15 2006, 03:32 PM
QUOTE(Revely @ Apr 15 2006, 03:09 PM)
Si aristee est d'accord à ce qu'on fasse des commentaires sur ses récits, tu peux créer un post "commentaires récits Aristee" par exemple et nous nous ferions une joie de t'écrire des commentaires

Je vais donner simplement mon opinion.
J'aime écrire. Mais je ne cherche pas du tout à m'améliorer, car...... travailler mes textes ne m'amuserait absolument pas. Et je n'ai aucune prétention littéraire
Mon souhait?
J'aimerais passer mes textes. S'il y a des lecteurs, tant mieux. S'il n'y a pas de lecteurs, je m'arréterais, mais je préfère n'avoir aucun commentaire,
même laudatif
Dartz
Apr 15 2006, 03:40 PM
OK; vous avez entendu Aristee? Pas de commentaires sur ses textes!
(En revanche, pour mon livre (voir à mon profil, mon skyblog, ou bien le topic que je vous ai déjà indiqué plus haut), venez m'en poster des tonnes, de commentaires!)^^
aristee
Apr 16 2006, 06:37 AM
- Je vous demande de réunir tous les renseignements possibles sur Moulay Idriss. En particulier a-t-il des points faibles ( le jeu, l’alcool les femmes etc…)
- Moi je vais m’occuper de Hussein Hussein.
- Je demanderai ce soir a Hélène et ses deux collaboratrices de glaner le maximum de renseignements sur les trois instructeurs et les 4 kamikazes.
- Vous allez m’expliquer comment aller chez Hélène par la porte a l’arrière de la maison, je lui donnerai sa mission, ensuite nous ne nous reverrons plus durant trois jours. Rendez vous, ici le 19 a 15 heures. Vu ?
- D’accord.
- Sabatier m’expliqua comment aller chez Hélène, puis, en partant par le magasin, j’ai acheté un bouteille de Whisky un rasoir a main et de la mousse a raser, avant de rentrer aux « Cocotiers »
- Au restaurant de l’hotel, j’avalais un repas de cuisine internationale, servi par des garçons aux tenues chamarrées rouges et blanches….et pieds nus . Ce qui surprend la première fois.
- Après une merveilleuse sieste dans ma chambre climatisée, je décidais d’aller roder prés de chez Hussein Hussein.*
- Je n’eus aucune peine a repérer l’homme mis en planque par Sabatier. Il faisait les cent pas devant le domicile de Hussein….
- Je me mis derrière un fromager au tronc déjà imposant, et lorsque « le pro de la planque » vint vers moi, je lui fis signe de venir me rejoindre.
- Bien que manifestement surpris, il vint derrière le fromager.
- - Félicitations jeune homme. Pour un pro de la planque, chapeau. On vous voit comme une mouche dans une tasse de lait. Vous pouvez aller rejoindre Sabatier et prévenez vos deux collègues que la surveillance est levèe.Si Hussein ne s’est pas aperçu qu’il était sous surveillance, c’est qu’il est le dernier des crétins !
- - Mais…mais…mais…
- - Oh inutile de béler ! vous faites assez la bète sans parler.Regardez votre montre. Vous allez rester dix minutes derrière cet arbre et vous partirez ensuite. Je ne veux pas qu’en plus, Hussein sache que nous avons vous et moi partie liée. A propos, il loge ou Hussein ?
- - Au premier. Appartement de gauche.
- - OK. Restez ici 10 minutes montre en main et puis allez dire a Sabatier qu’il vous offre des cours de filature et de planque. Allez !
- Je sortis de derrière le fromager, et je réfléchis tout en marchant( Oui, la nature généreuse, m’a conçu pour que je puisse faire deux choses en même temps)
- Hussein Hussein se savait repéré.C’est certain. Je décidais de foncer.
- Arrivé derrière la porte de l’appartement d’Hussein, j’entendis de la musique arabe. Il était certainement là. Je sonnais. La musique fut coupée et plusieurs secondes s’écoulèrent.
- L’examen qui du avoir lieu a travers le judas avait du m’être favorable car la porte s’ouvrit.
- - Bonjour. Vous êtes Monsieur Hussein Hussein ?
- - Oui. C’est a quel sujet ?
- - Je ne puis vous le préciser sur un pas de porte.
- Il hésita un moment puis s’effaça pour me laisser entrer
- - Vous connaissez mon nom. Je n’ai pas le privilège de connaître le votre.
- - Je suis Marc Ariste. Je travaille à la C.C.C.
- - Je ne pense pas être en affaires avec cette Société
- - Aussi n’est ce pas pour cette Société que je suis venu vous voir.
- Permettez moi une question, Monsieur Hussein Hussein. Pourquoi n’aimez vous pas la France ?
- - Mais….qui vous dit que je n’aime pas la France ?
- - Si vous aimiez la France, vous ne prépareriez pas un attentat dans le métro de Paris
- - Qui vous a raconté cette sornette ?
- - Vous possédez bien notre langue Monsieur Hussein Hussein. Cependant je répète ma question : Pourquoi préparer un attentat contre des Français, si vous ne les détestez pas. Or vous savez que la France entretient d’excellents rapports avec de nombreux pays arabes. Nous avons essayé d’éviter la guerre avec l’Irak.Dans le problème Israélo palestinien, nous sommes partisans de la constitution d’un Etat Palestinien, Alors ? Pourquoi tant de haine ?
- - Mais je vous assure..
- - Ecoutez, je vous ai parlé franchement. Faites moi l’amitié d’en faire autant.
- - Asseyez vous, Monsieur Ariste. Je ne comprends rien a ce que vous me dites.
- - Vous croyez que je bluffe ? Que je plaide le faux pour savoir le vrai ? Détrompez vous.Nous savons beaucoup plus de choses que vous ne pouvez le croire. Comment et quand vous allez procéder
- - Si vous savez tant de choses, et qu’elles soient exactes, pourquoi venir m’en avertir ?
- - Parce que bien souvent des actes graves et irreversibles sont parfois commis a la suite d’un simple malentendu. Nous ne sommes pas anti arabes. Vous le savez. Alors, dites moi franchement quel est votre problème ?
- - Votre attitude n’est pas celle des Services secrets. ;
- - Et vous les connaissez bien, n’est ce pas ?
- - ……et puisque ce ne sont pas les méthodes ordinaires, j’en conclue que votre venue ici est une initiative personnelle.
- - ….Et qu’il suffirait de me supprimer n’est ce pas ? Non, Monsieur, je ne suis pas un enfant…ni un franc tireur. De notre coté tout est sous contrôle. Je ne pourrais prolonger notre entretien au dela d’une demie heure, sans que toute votre petite affaire…..et vous-même, soyez détruits. Alors, je vous en prie. Soyons sérieux.
- - Mais enfin que voulez vous ?
- - Je veux en premier lieu pouvoir avoir confiance en vous. Avouez que jusqu'à maintenant vous n’avez rien fait pour cela. Je veux que vous me disiez ce que je sais déjà, que vous me prouviez par là que vous ne me cachez rien. Et si la confiance s’installe entre nous, je vous ferai une proposition.
- - Monsieur Ariste, vous êtes un homme sympathique, mais je ne comprends pas la moitié de ce que vous me racontez..
- - Vous ne pouvez en comprendre la moitié sans être concerné par le problème qui m’amène ici
( a suivre)
aristee
Apr 17 2006, 06:56 AM
- - Je n’ai pas l’intention de discutailler avec vous.J’ai cru comprendre que vous avez des amis qui vous attendent…ne les faites pas …poireauter( je crois que c’est le mot n’est ce pas ?)
- - Vous possédez parfaitement notre langue, je l’avais déjà constaté.Quel dommage- surtout pour vous- que vous refusiez une discussion franche.
- - Des menaces, Monsieur Ariste ? N’oubliez pas que le Cameroun est un Etat Indépendant. Vous n’êtes plus chez vous !
- - Ah ? C’est a cause de notre ex colonialisme que vous nous détestez
- - Je ne déteste pas les Français. Maintenant si vous voulez bien me laisser..
- - Je m’en vais.Mais c’est dommage……pour vous..
- Une fois sorti de chez H.H. je me dirigeais vers la poste pour téléphoner à Sabatier. Je le mis au courant en quelques mots, en lui demandant surtout d’enregistrer toutes les communications d’Hussein.
- En fait, je me demandais si je n’avais pas fait une grosse bétise en allant voir Hussein qui n’avait pas été déstabilisé par mon initiative.
- Avant d’aller chez Hélène je sus qu’Hussein avait passé coup sur coup 3 coups de fil aussitôt après ma visite chez lui.Dont 2 en arabe. C’est Hélène qui faisait les traductions de l’ arabe, et les enregistrements allaient lui être portés.
- A 20 heures, j’entrais dans la villa d’Hélène par une petite porte qui ouvrait sur le jardin a l’arrière de la maison ( qu’on appelle la case, même si elle est construite en dur)
- J’eus en la voyant la même impression que la première fois.Je n’avais jamais rencontré une femme au charme plus prenant et dont la tristesse me donnait envie de la prendre dans mes bras. Faites moi la grace de penser qu’il n’y avait pas simplement une attirance sexuelle, mais quelque chose de plus profond, de plus » entier » si vous voyez ce que je veux dire.
- J’ai ressenti un bonheur intense lorsqu’en me voyant, elle eut un sourire qui effaça un instant ce voile de tristesse qui semblait l’entourer .
- Elle me fit entrer dans un salon élégant dans l’agencement duquel l’on voyait » la patte » d’une femme de gout.
- Hélène me dit immédiatement qu’elle venait d’écouter les trois conversations de Hussein qu’elle avait reçues.
- Voulez vous les écouter ? je vous traduirais les 2 conversations en arabe.
- - Oui, bien sur il faudra les écouter, mais j’ai la conviction que nous ne trouverons rien d’interessant.
- Hussein Hussein se savait observé et en vieux renard il se doutait certainement qu’il était sur écoute. Les conversations téléphonique ne nous apprendront rien, et peut être même auront pour but de nous lancer sur de mauvaises pistes.
- J’ai pris cette après midi une initiative qui, soit est une grosse bétise, soit va peut être nous aider. L’avenir nous le dira.
- Je racontais ma visite à Hussein et je restituais avec le maximum de précisions et de fidélité notre conversation.
- Ayant terminé mon compte rendu j’attendais qu’Hélène me fasse une observation sur l’erreur que j’avais peut être commise.
- - Marc est il votre vrai prénom ?
- - Mais…..pourquoi me demandez vous ça ?
- - Parce qu’il ne vous va pas…..Excusez moi… il est certain que la visite que vous avez rendue a Hussein sort des méthodes habituelles….mais justement parce que c’est inhabituelle, ils vont peut être en face réagir eux aussi d’une façon inhabituelle…
- - Vous pensez a quelque chose en particulier ?
-
- - Oui.Ils savent que vous connaissez beaucoup de choses, mais ils ignorent quoi précisément. La plus élémentaire prudence les amène a changer leurs plans.Ils ne peuvent plus agir comme si vous n’étiez pas intervenu. C’est déjà un résultat appréciable.
- - Merci de me réconforter un peu. Mais notre problème est déplacé sans être résolu.
- - Que croyez vous ? Que vous allez tout seul régler dans le monde le problème du terrorisme ? Je crois comme vous-même que l’attentat prévu sera au moins retardé. C’est toujours, ça de pris. Avez-vous prévenu Paris de votre contact avec Hussein ?
- - Non. Je n’ai pas demandé a Sabatier l’émetteur récepteur qu’il doit me fournir
- Hélène hésita un instant
- - Si vous le voulez, vous pouvez le faire d’ici. Je suppose que si le Colonel vous a confié cette mission, c’est qu’il a confiance en vous. Je ne peux faire moins que lui. Je dois donc vous dire que je suis la filleule du Colonel, que je travaille avec son service depuis 5 ans, et que….Je ne m’étais pas aperçu que mon mari travaillait, lui, pour un groupe islamiste… ce qui m’a démolie plus que sa mort même…
- Voila. J’ai moi-même un émetteur récepteur, si vous le voulez, je sais ou vous pouvez toucher le colonel a cette heure ci.
- A vrai dire, je n’étais pas pressé de tenir le colonel au courant….et de me faire engueuler…mais après tout, un peu plus tot, un peu plus tard…
- - Soit. Allons y.
- Pour un problème d’antenne, le poste était dans le grenier. En quelques minutes, Hélène eut le colonel Dubois, me passa l’appareil et redescendit par discrétion dans la salle de séjour.
- Je fis au Colonel un compte rendu de tout ce qui s’était passé : la surveillance un peu trop voyante, ma décision de foncer chez Hussein Hussein et la conversation que nous avons eu.
- Lorsque j’eus fini, le colonel resta plusieurs secondes silencieux, puis a ma grande surprise, il me dit :
- - Vous avez sans doute bien fait. Un coup de pied dans la fourmilière amène une agitation qui peut nous être profitable.
- Je vais renforcer la surveillance de l’Imam et de son ingénieur- fournisseur. En ce qui concerne les Kamikazes, ils ne doivent en aucun cas quitter le Cameroun. Vous devez les empécher par tous les moyens. Je dis bien : Par tous les moyens. Tenez moi au courant demain.
- Je redescendis dans la salle de séjour. La climatisation ronronnait doucement, Hélène avait préparé l’apéritif et les amuse gueule( oui c’est invariable…j’ai vérifié sur le dico). Elle portait une robe moulante, et…Mon Dieu que cette femme est belle ! et comme elle me semble destinée, je le sais..
- - Alors , Marc.. -Comme ce prénom vous va mal-, je parie que mon parrain n’est pas mécontent de ce que vous avez fait.
- - Exact. Il pense que donner un coup de pied dans la fourmilière peut avoir des effets bénéfiques.Espérons qu’il voit juste et que je n’aurais pas a regretter mon initiative.
( a suivre)
aristee
Apr 18 2006, 06:42 AM
- Le Vieux, ( pardon, le Colonel) tient absolument a ce que les kamikazes soient sous contrôle. Ils ne doivent en aucun cas quitter le Cameroun. Pouvez vous me parler de vos 2 collaboratrices qui sont a N’kongsamba.
- - J’ai une confiance absolue en elles.Elles ont réussi a se faire embaucher l’une comme femme de ménage, l’autre comme cuisinière par Moulay Idriss. Elles savent parfaitement jouer les braves filles pas très futées, alors qu’elles sont très intelligentes et loin d’être incultes.
- Elles logent ensemble et je peux les toucher le soir après 22 heures. Si vous désirez leur parler, vous pourrez le faire tout a l’heure.
- - Oui. Il faudra les prévenir de redoubler d’attention….et de précaution. En face, ils savent que nous savons beaucoup de choses, et ils vont soupçonner un peu tout le monde. Quelles soient très prudentes.
- ( J’avais entrepris de vous raconter cette Alerte Rouge, et je ne pense pas que mes problèmes personnels puissent vous interesser. Il est donc inutile que je reprenne ici les longues discussions que nous avons eues, Hélène et moi, au cours desquelles nous faisions connaissance, moi, avec ravissement, et elle, ma foi avec un certain plaisir, je me plais a le croire.)
-
- Vers 22 heures 30, Hélène prit contact avec ses deux collaboratrices,et me présenta a elles.
- Une information me sembla particulièrement interessante.
- Elles avaient remarqué que sur les 4 Kamikazes, 3 d’entre eux, parfaitement endoctrinés, se faisaient une joie de donner leur vie pour leur Cause. En revanche, le 4 ème était de plus en plus perturbé par l’approche du sacrifice suprème.
-
- La cuisinière,collaboratrice d’Hélène avait pu converser avec ce dernier.C’est le neveu du grand chef, et sa présence parmi les Kamikazes était celle d’un « volontaire désigné. » Son oncle ne lui avait pas demandé son avis. Il lui semblait normal qu’un jeune garçon de sa famille puisse bénéficier de l’honneur de servir la Cause.Mais Ali, le neveu, se sentait de moins en moins la vocation de martyr.
- C’était peut être là le maillon faible de la chaine, que je cherchais.
- Autre nouvelle, apportée par les jeunes femmes : L’un des instructeurs devait venir demain a Douala. Il est probable qu’il vienne pour aller chercher les billets d’avion pour la France.
- Je leur demandais de nous prévenir, dés que l’instructeur partirait de N’kongsamba et de nous préciser les caractéristiques du véhicule utilisé. Il fallait absolument qu’on le prenne en filature a son entrée a Douala, pour vérifier si l’hypothèse de l’achat des billets se confirmait.
-
- La vacation radio terminée je restais encore quelques minutes avec Hélène avant de rentrer aux Cocotiers, d’où je téléphonais a Sabatier.
- Je lui ai demandé d’organiser la filature d’un véhicule dont je lui donnerais les caractéristiques et l’heure approximative d’arrivée a Douala, dans la matinée du lendemain.
- Il avait été convenu que je viendrais chez Hélène vers 9 heures pour attendre les renseignements concernant la venue de l’instructeur.
- C’est vers 10 heures 30 que nous avons reçu l’appel de N’kongsamba.
- Le véhicule était une Opel corsa, qui était partie a 10 heures 25. Je donnais aussitôt le renseignement à Sabatier, qui avait disposé un premier guetteur a 10 km de Douala,un autre a l’entrée de la ville, et 3 autres a proximité des lieux ou des billets d’avion pouvaient être vendus. Tous, bien entendu, étaient munis de portables.
- Nous n’avions plus qu’a attendre. C’est ce que nous avons fait Hélène et moi, elle me racontant sa vie, l’amour qu’elle avait eu pour son mari, son désespoir a sa mort, et l’affreuse désillusion, lorsqu’elle s’était rendue compte que cet ancien Consul de France, avait trahi son pays. De mon coté je lui racontais surtout mon enfance, en Provence, et j’essayais de me montrer discret sur mon activité professionnelle….Vieux reflexe que je trouvais d’ailleurs idiot car ma confiance en elle était pratiquement totale.
- Nous avons appris dans la journée, tout d’abord que l’instructeur avait effectivement acheté 5 billets a destination de Paris pour le surlendemain soir, puis la cuisinière de N’kongsamba nous dit qu’elle avait eu une nouvelle conversation avec Ali, qui savait que le départ pour la France était proche, et qui semblait extrémement perturbé.
- Je décidais d’aller le lendemain matin à N’kongsamba, pour tenter d’entrer en contact avec »le maillon faible »
- Il était en effet urgent de passer a l’action, puisque le Colonel Dubois m’avais intimé l’ordre de ne pas laisser les Kamikazes sortir du Cameroun.
- Je suis d’ailleurs entré en contact radio avec mon chef, et la vacation radio a duré plus d’une heure, durant laquelle, nous avons mis au point un plan d’action, et envisagé plusieurs hypothèses, ainsi que notre exfiltration.
- Nous avons eu Hélène, Sabatier et moi une réunion au cours de laquelle, nous nous sommes répartis les taches. Sabatier devait s’occuper de Moulay Idriss ( dont nous ne savons pas très éxactement le role qu’il jouait dans cette affaire, mais il en jouait un) et Hussein Hussein.
- La mission de Sabatier était simple a définir, plus difficile a réaliser. Il devait capturer les deux hommes impérativement dans la journée d’après demain, et les amener sur la route de N’Kongsamba à Dschang, a 20 km de N’Kongsamba et à 16 heures.
- Il avait pour réaliser sa mission 6 hommes a sa disposition, sans compter « l’œil » que nous possédions a l’ambassade de Syrie et qui devait jouer un role important.
' a suivre)
aristee
Apr 19 2006, 06:56 AM
- Le lendemain matin, Hélène et moi prenions la route de N’Kongsamba après avoir chargé des matériels divers.. La cuisinière étant aux fourneaux nous avions rendez vous avec la femme de ménage à 11heures dans une case ou elles habitaient et située a 300 mètres du camp de kamikazes.
- La cuisinière avait eu le matin même une troisième discussion avec Ali. Ce dernier était de moins en moins emballé par sa mission suicidaire……et semblait prêt a saisir toutes les occasions de sortir de l’engrenage implacable qui l’amenait vers le sacrifice suprème.
- Pour se rencontrer, ils avaient mis au point une méthode. Les WC étaient situés dans un petit édicule, a l’extérieur,et commun aux deux cases. Le rendez vous manquait de romantisme, certes, mais c’était la seule façon de ne pas alerter les autres .
- Je notais cette disposition des lieux qui pouvait nous servir. .
- Pensant que je voudrais sans doute prendre contact avec Ali, il avait été convenu que ce dernier viendrait aux WC à 15 heures.
- En attendant cette entrevue, j’ai longuement étudié le terrain, sans trop m’approcher des cases, et a l’aide des jumelles je pus me faire une idée très précise de la configuration des lieux . J’examinais attentivement les ouvertures des deux cases et la situation des WC par rapport aux deux habitations.
- De mon entrevue avec Ali, dépendait le déroulement de l’opération que je projetais.
- Dés 14 heures 30, j’étais derrière l’édicule, attendant l’arrivée d’Ali.J’ai eu tout le temps de constater que nous pourrions facilement discuter, lui a l’intérieur, moi a l’extérieur. J’avais simplement écarté des branchages pour cela.
- Dés qu’il referma la porte des WC, je m’adressais a lui :
- - Ali, tu le sais vous devez partir demain soir pour la France. Tu sais que tu ne reviendras pas vivant de cette mission. Je peux te sauver. Le veux tu ?
- Je savais qu’Ali de nationalité Marocaine parlait fort bien le Français, et j’en eu confirmation :
- - Si vous pouvez me sauver, je suis prêt a faire ce que vous me direz.
- - Ecoute bien : je te demande deux choses et je me charge du reste.
- Il faut en premier lieu que tes compagnons ne se doutent de rien. Ils ont du remarquer qu’avant l’action tu hésitais un peu. Il ne faut pas que tout d’un coup tu aies l’air soulagé.Il faut que tu paraisses préoccupé, mais bien décidé a accomplir ton devoir. C’est très important. Pourras tu jouer ce role pendant 24 heures ?
- - Je crois que je pourrais. Mais quelle est la deuxième chose ?
- - Celle là est très simple. Il faut que demain, au cours du repas, tu t’absentes pour venir aux WC. A 12 heures 30. C’est tout. Mets ta montre a la même heure que la mienne : Il est 15 heures 8.
- Si tu remplis correctement ton role, tu es sur d’en sortir vivant. Sinon, tu mourras certainement avant l’heure prévue par tes chefs pour l’attentat.
-
- Dis toi bien que de toutes façons cet attentat n’aura pas lieu. Tu as fait ton choix ?
- - Soyez sans crainte. Je ferai exactement ce que vous m’avez demandé.
- - Parfait. Alors a demain. Et rentre vite maintenant, pour ne pas les mettre en éveil.
- Nous avons passé le reste de l’après midi a nous promener en voiture dans la brousse avec Hélène. Pas une seule fois nous n’avons parlé de notre mission.
- Certes, j’avais tout naturellement connu pas mal de femmes, mais jamais, et de très loin, je n’avais ressenti cette attirance totale qui me portait vers Hélène. Je crois avoir un esprit critique assez aiguisé, mais impossible de trouver en elle un détail qui m’agace un peu.
- J’aimais tout en elle . Son physique, sa voix, ses gestes empreints de grace,sa tournure d’esprit, sa culture. Je ne dis pas qu’elle était parfaite, ce serait idiot, je dis qu’elle avait tout ce que j’aime. Et ma seule crainte était qu’elle ne ressente pas la même attirance a mon égard.
- Nous avions pris 2 chambres a l’hotel sur la grande place, et il avait été convenu qu’a 22 heures, nous irions dans la case des deux collaboratrices d’Hélène qui en auraient fini avec le travail de la journée.
- C’est lorsque nous nous sommes trouvés réunis tous les 4 que je dévoilais le plan des opérations.
- Dans la matinée du lendemain la femme de ménage et la cuisinière devraient s’assurer que les 2 fenètres de la salle a manger ou toute l’équipe ( instructeurs et kamikazes) prenait ses repas, que ces fenètres donc étaient bien fermées.
- La clé de la porte de communication avec la cuisine devait être mise coté cuisine , quand a la clé de la porte de sortie, elle devait être mise a l’extérieur.
- Voici comment les choses devaient se passer.
- Le repas commençait toujours vers 12 heures 15. A 12 heures 30, Ali sortirait pour aller aux WC…….. ce qui compte tenu de l’attentat qui se préparait procahainement ne pouvait paraître suspect
- Dés qu’Ali sera sorti, Hélène viendra tourner la clé de la porte extérieure.
- Une ou 2 minutes plus tard, le femme de ménage entrera avec un plat dans la salle à manger
- Entre temps je serai entré dans la cuisine.
- Dés que la serveuse sera sortie de la salle a manger, elle et la cuisinière sortiront par la porte de derrière. Je balancerai deux grenades défensives dans la salle a manger, je fermerai la porte a clé et sortirai. Hélène et moi de part et d’autre de la case seront armés d’un P .M. Si l’un parvenait a s’échapper nous l’abattrions.
- Notre véhicule sera a 50 mètres.Ali, Hélène et moi monterons dedans, quand a vous, Mesdames ( je m’adressais aux deux collaboratrices d’Hélène) vous pouvez si vous le désirez venir avec nous ou avoir un véhicule si vous préférez rester au Cameroun.
( a suivre)
aristee
Apr 20 2006, 06:35 AM
- - Nous aimerions avoir un véhicule pour aller a Douala immédiatement ou nous avons des affaires a régler et nous partirons un peu plus tard pour la France, car nous ne serons plus en sécurité ici.
- - Vous aurez votre véhicule, a coté du notre, demain. Je tiens a vous remercier et a vous féliciter pour le role primordial que vous aurez joué dans cette affaire.
- - C’est nous qui vous remercions. Nous avions un compte a régler avec la clique du « serpent Vengeur »Mais il y en a d’autres que ceux d’ici.
- - Si tout se passe selon nos plans, Hussein Hussein et Moulay Idriss seront arrétés, et notre exfiltration est prévue dans l’après midi.
- Pas d’autre questions ?
- - Non dit Hélène. Une seule constatation. Nous avons beaucoup de chance qu’il y ait une serrure et une clé a la porte de séparation de la cuisine et de la salle a manger. Ce n’est pas très courant ici
- - Oui nous avons un peu de chance . Mais nous nous serions adapté a d’autres conditions.
- Espérons qu’il n’y aura pas un grain de sable qui viendra détraquer nos plans. En tout état de cause, aucun terroriste ne doit en sortir vivant. Sauf Ali bien entendu ,Hussein et Moulay Idriss auquels nous tenons car nous les débrieferons a notre arrivée a Paris. Ils auront des choses a nous dire sur l’organisation du Serpent Vengeur. C’est d’ailleurs surtout sur Ali que nous comptons, car il n’aura plus rien a perdre à nous dire tout ce qu’il sait.
- La journée du lendemain s’annonçait bien remplie. Nous sommes Hélène et moi rentrés a l’hotel, et en la quittant devant sa chambre, je lui ai simplement serré fortement l’épaule.
- Une seule chose me titillait dans l’opération que nous devions réaliser.
- Nous avons en face de nous des terroristes. Des gens qui normalement sont toujours sur le qui vive.Or, aucune mesure de défense ne semble avoir été prise. Par exemple pendant le repas, ils se retrouvaient tous dans la même pièce et il n’y en avait pas un pour assurer une garde.
- Et puis, je pensais que les déclarations des deux femmes constamment en compagnie du groupe, étaient sans ambiguité. Les terroristes se sentaient absolument en sécurité.
- Il est vrai que lorsque l’on est en permanance en contravention avec les lois d’un pays étranger, on finit par considérer que rien ne s’étant passé, ils ne se passera jamais rien. Enfin j’espérais que nous n’aurions pas de mauvaises surprises en cours d’action.
- Le Chef de l’Agence tous risques, une série télévisée, aime dire : J’aime qu’un plan se déroule sans accroc.
- Il aurait été heureux de mener l’opération que j’avais conçue, car tout se passa selon le plan prévu.
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- Ali avait pu ;dans un premier temps se rendre aux WC sans aucun problème. Hélène avait fermé la porte extérieure de la salle à manger. La serveuse une fois sortie, j’avais pu lancer mes deux grenades défensives( beaucoup plus meurtrières que les grenades offensives) personne n’avait pu sortir de la pièce, et j’avais pu constater rapidement que les 6 terroristes étaient morts.
- Lorsque les autorités locales viendraient sur les lieux, elles ne manqueront pas de constater l’armement et le matériel des terroristes prouvant l’activité illicite de ce groupe.Nous savions ; le Colonel Dubois et moi-même, que les choses n’iraient pas plus loin. L’enquète serait sommaire et classée très vite.
- Hélène, Ali et moi avons sauté dans la voiture et nous nous sommes dirigés vers la route de Dschang. Nous avions fait notre travail. Il nous restait a espérer que Sabatier de son coté avait pu « coxer »Hussein Hussein et Moulay Idriss.
- Ali, semblait complètement assommé par les évènement. Faire de ce garçon un Kamikaze était une erreur monumentale.
- L’ayant questionné a plusieurs reprises, il finit par me dire.
- Je n’ai jamais été volontaire. C’est mon oncle, Moulay Idriss, le chef des Serpents Vengeurs qui a voulu m’inscrire… ;;
- - Moulay Idriss est réellement le Grand chef ?
- - Oui. C’est lui qui a crée le mouvement il y a 6 ans. Mais quand il va savoir ce que j’ai fait….
- - Ecoute, Ali, il est possible qu’il ne le sache jamais.Si tout s’est passé normalement, il doit être arrété et nous allons le voir. Nous allons te passer des menottes, ainsi vous en serez au même point. Il ne pourra te suspecter.
- A vrai dire, je pensais qu’il valait mieux lui passer des menottes par précaution. Peut on savoir les réactions de ce garçon si le remord ou la fibre familiale, venaient l’amener a une réaction insensée ?
- Au lieu dit, a l’heure dite, un hélicoptère nous attendait dans un champ sur la droite de la piste.
- Une voiture était a ses cotés.
- En nous voyant arriver, Sabatier vint vers nous. Le pouce en l’air nous signifiait que de son coté également tout s’était déroulé selon le plan prévu.
- Hussein Hussein et Moulay Idriss étaient restés dans la voiture menottes aux poignets et sous la garde d’un homme armé.
- Quand Idriss vit son neveu également menotté, il palit un peu plus. Il venait de comprendre l’échec total de son opération.
- Sabatier me raconta comment avait pu avoir lieu l’arrestation des 2 hommes..
- Prévenu par « l’œil » » a l’Ambassade de Syrie, que Moulay Idriss avait un rendez vous dans un café en ville, il avait supposé que cette entrevue était forcément liée avec notre affaire.
- Il avait donc posté 3 hommes a proximité du café.
- Ces trois hommes virent arriver Idriss et quelques instants plus tard Hussein Hussein suivi par les deux hommes que Sabatier avait attaché a ses basques.
- Avec ses 5 hommes, Sabatier n’eut aucune difficulté a intercepter les deux terroristes a la sortie du café.
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- Hussein Hussein, Idriss, montèrent dans l’hélicoptère, puis l’homme armé et Hélène. Enfin Ali et moi avons pris les places du fond. Je ne voulais pas que l’oncle et le neveu puissent communiquer.
- Nous avions prévu avec le Colonel Dubois que l’hélicoptère nous aménerait a Maroua dans le nord Cameroun ou se trouvait un petit aérodrome. Là, un avion d’affaires nous attendait pour nous emmener a Dakar.
- Un accord avait été pris par le Colonel avec les autorités Sénégalaises. Nous pouvions sauter directement de l’avion d’affaire dans l’avion de ligne sur Paris. Sans formalités de douane ou de police.
- Au petit matin nous atterrissions a l’aérodrome Charles de Gaulle.
- Le Colonel lui-même vint nous accueillir.Il dit a sa filleule
- - Beau travail fifille. …Vous aussi Pierre me dit il en se tournant vers moi. En tous cas, l’attentat prévu n’aura pas lieu.
- Bon. Vous êtes libres tout les deux. Je prends la suite.Je vais déculoter vos trois olibrius. Vous êtes libre Pierre….jusqu’a demain…je veux vous voir a mon bureau a 9 heures.
- Hélène me regardait avec un merveilleux sourire.
- - Je vous avais bien dit que Marc est un prénom qui ne vous convenait pas. Mais,
- Pierre, ça va…..
- Il y avait tant de douceur dans son regard, tant de…et puis zut !!!
- Je m’étais proposé de vous raconter une histoire de terroristes, dans laquelle j’étais intervenu.
- Mon role dans cette histoire est terminée.
- Quelque chose me dit qu’une autre histoire va commencer.
- Une histoire qui va durer sans doute très très longtemps ;
- Qui ne sera pas une histoire d’espionnage.
- Elle sera d’un tout autre genre, un genre dans lequel Barbara Cartland était tellement douée que je n’oserais pas lui faire concurrence.
- Je pris Hélène par la main. Notre avion avait attérri, mais nous,nous étions toujours dans les nuages.
F I N