
Sources : Tf News Sciences
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Elle s'appelle Ogle-2005-BLG-390Lb, baptisée d'après son étoile Ogle-2005-BLG-390. Derrière ce nom qui invite peu à la rêverie, se cache pourtant une planète pleine de promesses. Sa découverte est le fruit d'une coopération internationale, coordonnée par Jean-Philippe Beaulieu, astrophysicien à l'Institut d'astrophysique de Paris.
tf1.fr : Qu'est-ce qui différencie Ogle-2005-BLG-390Lb des autres exoplanètes découvertes dans le passé ?
Jean-Philippe Beaulieu : C'est la plus petite planète qu'on ait détectée, et la plus lointaine également. Elle se trouve à 22.000 années-lumière du centre de notre galaxie. Elle tourne en dix ans autour de son étoile, une naine rouge, à trois fois la distance de la Terre au Soleil. En connaissant cette distance et la nature de son étoile, on a pu mesurer la masse de la planète : elle est de cinq fois celle de la Terre. On peut donc en déduire qu'il ne s'agit pas d'une planète gazeuse, comme les autres exoplanètes précédemment détectées, mais qu'elle est constituée d'un mélange de roche et de glace. C'est en cela que cette découverte est une première.
tf1.fr : Ces "caractéristiques se rapprochent de celles de notre Terre", précisez-vous. Cela signifie-t-il qu'elle pourrait abriter une forme de vie ?
J.-P. B. : A partir de la nature de son étoile, de l'énergie que celle-ci rayonne et de la distance qui la sépare de la planète, on a pu estimer la température de cette dernière de l'ordre de -220°C. Or pour qu'une planète puisse abriter la vie, il faut qu'elle soit éloignée de son étoile à une distance où l'eau est liquide. Mais pour l'instant, nous procédons par étapes : on cherche des grosses exoplanètes, puis des petites, afin d'améliorer notre connaissance de ces objets. Cette découverte suggère en tout cas qu'il existe d'autres planètes [extra-solaires] comme celle que nous avons identifiée.
tf1.fr : Votre découverte a-t-elle des applications directes pour l'exploration spatiale ?
J.-P. B. : Pas pour l'exploration spatiale, qui est cantonnée au système solaire. En revanche, c'est une bonne nouvelle pour des grands projets comme la mission Darwin [prévue pour 2014, NDLR], qui visera à identifier la signature de la vie dans d'autres planètes.
tf1.fr : Les scientifiques français sont souvent impliqués dans les découvertes d'exoplanètes. D'où vient cette compétence ?
J.-P. B. : La France avance bien sur ce sujet, c'est vrai. Cela tient à quelques individualités qui ont su constituer des équipes, à Grenoble, Nice et Paris.
tf1.fr : Qu'est-ce qui différencie Ogle-2005-BLG-390Lb des autres exoplanètes découvertes dans le passé ?
Jean-Philippe Beaulieu : C'est la plus petite planète qu'on ait détectée, et la plus lointaine également. Elle se trouve à 22.000 années-lumière du centre de notre galaxie. Elle tourne en dix ans autour de son étoile, une naine rouge, à trois fois la distance de la Terre au Soleil. En connaissant cette distance et la nature de son étoile, on a pu mesurer la masse de la planète : elle est de cinq fois celle de la Terre. On peut donc en déduire qu'il ne s'agit pas d'une planète gazeuse, comme les autres exoplanètes précédemment détectées, mais qu'elle est constituée d'un mélange de roche et de glace. C'est en cela que cette découverte est une première.
tf1.fr : Ces "caractéristiques se rapprochent de celles de notre Terre", précisez-vous. Cela signifie-t-il qu'elle pourrait abriter une forme de vie ?
J.-P. B. : A partir de la nature de son étoile, de l'énergie que celle-ci rayonne et de la distance qui la sépare de la planète, on a pu estimer la température de cette dernière de l'ordre de -220°C. Or pour qu'une planète puisse abriter la vie, il faut qu'elle soit éloignée de son étoile à une distance où l'eau est liquide. Mais pour l'instant, nous procédons par étapes : on cherche des grosses exoplanètes, puis des petites, afin d'améliorer notre connaissance de ces objets. Cette découverte suggère en tout cas qu'il existe d'autres planètes [extra-solaires] comme celle que nous avons identifiée.
tf1.fr : Votre découverte a-t-elle des applications directes pour l'exploration spatiale ?
J.-P. B. : Pas pour l'exploration spatiale, qui est cantonnée au système solaire. En revanche, c'est une bonne nouvelle pour des grands projets comme la mission Darwin [prévue pour 2014, NDLR], qui visera à identifier la signature de la vie dans d'autres planètes.
tf1.fr : Les scientifiques français sont souvent impliqués dans les découvertes d'exoplanètes. D'où vient cette compétence ?
J.-P. B. : La France avance bien sur ce sujet, c'est vrai. Cela tient à quelques individualités qui ont su constituer des équipes, à Grenoble, Nice et Paris.

