BRUXELLES Après Frédéric Mitterrand, qui avait créé le scandale l'année passée en révélant, dans son autobiographie, ses virées dans les bordels homosexuels de Bangkok, c'est au tour de Pascal Sevran d'être au centre de la polémique. En cause, son passage, dimanche soir, dans l'émission de Fogiel pour évoquer la sortie du Privilège des jonquilles, le septième tome de son journal intime.
Depuis janvier 2000, Pascal Sevran a pris l'habitude de publier tous les ans son journal intime de l'année écoulée, dans lequel il évoque, avec un style qui n'appartient qu'à lui, le souvenir de Stéphane, son grand amour, décédé à la fin des années 90. Mais il en profite aussi pour nous conter ses états d'âme et, parfois, nous livrer des détails croustillants de sa vie sexuelle. Et là, c'est souvent nettement plus hard. Surtout que l'animateur n'a pas l'habitude de faire dans le consensuel. Dans Le privilège des jonquilles, il avoue ainsi avoir parfois recours à l'amour tarifé. Mais ce sont certains passages complaisants sur le tourisme sexuel qui ont choqué.
Interrogé par Fogiel, Sevran s'est défendu en affirmant qu'il fallait cesser l'hypocrisie concernant le tourisme sexuel. «Sinon, qu'irions-nous faire dans ces pays infestés de moustiques?» La séquence avait été tournée à l'avance (Pascal Sevran refuse de se retrouver face à Guy Carlier, qu'il déteste), mais, au vu de la tête consternée de certains invités en plateau (dont Véronique Jannot), on comprend que certains propos n'ont pas été appréciés du tout. Les SMS qui défilent en bas d'écran ont montré également que l'interview (où Marc-Olivier Fogiel avait étrangement perdu son mordant face à son ami) est loin d'avoir fait l'unanimité. Un sentiment qui se confirme lorsque l'on consulte certains forums sur Internet, comme celui du Blog de l'émission de Jean-Marc Morandini sur Europe 1, où de nombreux messages témoignent de l'indignation du public.
Pascal Sevran est-il cette fois allé trop loin? L'animateur est connu pour sa liberté de langage. Ce n'est au demeurant pas la première fois qu'il joue la carte de la provoc. Il y a quatre ans, dans le troisième tome de son journal intime, il écrivait ainsi: «Pourquoi faire tant d'histoires quand les enfants s'amusent avec des plus grands qu'eux?». Nous l'avions interrogé à l'époque sur cette phrase et il nous avait répondu qu'il était un homme libre, qui disait ce qu'il voulait et se fichait de ce qu'on pensait de lui. Une liberté de ton qui fait certes tout l'attrait du personnage, à une époque où règne le politiquement correct. Et Sevran, qui connaît les médias mieux que quiconque, sait aussi que ce sont ces détails croustillants qui font parler de ses livres. Mais, parfois, il y a peut-être certaines limites qu'il vaut mieux ne pas franchir. Et on a le sentiment que c'est le cas cette fois-ci.

source
je trouve ces propos un peu dégueulasse. je trouve étonnant qu'il n'est pas été embété par la justice
