Les Caractéristiques des ArchéobactériesLes archéobactéries sont des procaryotes et présentent certaines caractéristiques bien différentes des bactéries (Eubactéries), ce qui les rapproche un peut des cellules eucaryotes (Urcaryotes) animal et végétal. Bon nombre des archéobactéries vivent dans des milieux extrêmes. Les bactéries les plus extrêmophiles, comme les halophiles, les hyperthermophiles, les psychophiles (résistante aux froids extrèmes) et les hyperacidophiles, sont toutes des représentantes des archéobactéries, mais les acrchéobactérie ne sont pas toutes des extrémophiles. Les archéobactéries se développent de préférence dans des niches écologiques extrêmes, où les conditions de vie sont très difficiles ou impossibles pour la plupart des autres organismes vivants.
Les lipides membranaire des archéobactéries, sont sous formes de longues chaînes d’alcool isopréniques attachées au glycérol par des liaisons éther (R-O-R). Alors que les autres organismes fabriquent des lipides membranaires en assemblant deux chaines d’acides gras avec une molécule de glycérol, effectué à partire d’une liaison ester (R-CO-OR). L’ARN-polymérases des archéobactéries est inhabituelle, beaucoup plus complexe que les ARN-polymérase des bactérie, et plus proches de celles des eucaryotes (Wolfram Zillig). Elles possèdent un chromosome circulaire de type bactérien, mais comportant des gènes en mosaique (introns) similaires à ceux des eucaryotes. Elles font preuvent d’une grande diversité de modes de reproduction, soit par fission binaire, bourgeonnement ou par fragmentation.
Les Différents Types de MétabolismesSelon le type de mécanisme membranaire qui est utilisé pour faire la conversion de l’énergie en énergie chimique qu’ils mettent en oeuvre. Les microorganismes peuvent-êtres regrouppés en deux types de métabolismes principaux :
· Ceux qui utilisent l’énergie électromagnétique (lumière) comme source d’énergie pour la croissance sont dits phototrophes,
· Ceux qui transforment l’énergie par réactions d’oxydo-réduction de substrats organiques ou inorganiques, quelle que soit la façon dont est obtenue l’énergie chimique (respiration ou fermentation) sont dits chimiotrophes
Au cours de la chaîne de réactions, la nature du donneur d’hydrogène permet de mieux caractériser les types métaboliques. Les organismes
chimiotrophes (oû chimio-synthétique) qui utilisent les composés organiques comme donneurs d’hydrogène, sont appelés
organotrophes par opposition aux
lithotrophes qui utilisent des donneurs d’hydrogène inorganique (minérale) tels que NH3, H2S, S, CO2, et des ions ferreux (Fe2+), pour fabriquer leur composé organique. Les organismes capables d’assimiler directement le CO2 comme seule source de carbone (pour la synthèse des glucides via le cycle de Calvin par exemple), sont appelés
autotrophes ou organisme autosuffisant. Contrairement aux organismes
hétérotrophes, qui dépendent des autres pour survivre, et utilise la matière organique comme source de carbone.
Les bactéries utilisent deux méthodes pour se fournir en énergie, soit celle qui est issue de la photosynthèse (
phototrophes) oû soit celle qui est libérée par des réactions chimiques (
chimiotrophes). La photosynthèse exercée par les bactéries, diffère essentiellement de celle des végétaux supérieurs par le fait qu'elle ne conduit jamais à la libération d'oxygène libre. Les pigments et les donneurs d'électrons en sont également différents (hydrogène, soufre, jamais l'eau comme chez les plantes). Par contre les archéobactéries qui vivent dans les milieux extrèmes, sont presque éssentiellement
chimiolithotrophes et
autotrophes.
Il serait peut-être utile ici, de se rappeler un peut le processus chimique d’oxydoréduction (transfère chimique d’électron ou de proton) et des différences qui existent entre la respiration cellulaire ou bactérienne en milieu aérobie (présence d’oxygène) et anaérobie (absence d’oxygène).

· Soit Y est un nitrate NO3- : 2 NO3- + 10 e- + 12 H+ -- > N2 + 6 H2O
· Soit Y est un sulfate SO2- : 2 SO2- + 8 e- + 8H+ -- > 2S- + 4 H2O
La grande différence est donc l’accepteur d’électron final éxogène (Y ou O2) qui est utiliser comme élément receveur d’électron ou de proton, et qui sera réduit après les réactions d’oxydoréductions. Dans la respiration aérobie, contrairement à la respiration anaérobie, l’accepteur éxogène est la molécules de dioxygène (O2). Celle-ci va servire d’agent oxydant final dans la chaine de transport chimique d’électron (et de proton) qui a lieu dans les membranes cytoplasmique cellulaire ou bactérienne, et qui va être réduit en molécule d’eau (H2O). L’oxygène va récupérer deux de ses électrons de valences, qu’elle partagait avec son partenaire dans la molécule diatomique initiale. L’oxygène a une grande attirance pour l’hydrogène, qui est l’élément le plus électropositif du tableau périodique, et le transfère des électrons s’effectuent toujours de l’élément qui est le plus électropositif (au potentiel réducteur et donneur d’électron) vers celui qui est le plus électronégatif (au potentiel oxydant et acepteur d’électron) ou qui possède plus d’électron de valence dans sa dernière couche électronique. L’atome d’oxygène va donc être réduit après la réaction chimique d’oxydoréduction, pour former la molécule d’eau (H2O). Tandit que dans la respiration anaérobie, la réaction terminale d’oxydoréduction s’effectut avec d’autre molécule que l’oxygène moléculaire (O2).