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Full Version: Ecrivez-moi une histoire ^^
Rastaba's Forum > Culture > Sciences de l'étrange
Revely
Voilà, je propose cette idée pour les amateurs. C’est simple, je vais commencer par inventer la base de l’histoire et ainsi de suite, ceux qui le veulent pourront écrire un texte à leur tour. Pas besoin d’être très bon à l’écriture, tout le monde peut participer, le but est de se divertir et…d’avoir de l’imagination (moi-même j le fais pour me divertir et pour le plaisir d’écrire…vu mon style pas terrible c'est plutôt pour me divertir) ! Après bien évidemment ceux qui le veulent aussi, peuvent mélanger leur histoire à la mienne ou non. Libre choix(mais c'est plus sympa de mélanger;)). Je l’ai placé sous science étrange car j’aimerai qu’elle ait un côté fantastique. En tout cas en ce qui me concerne. En espérant que cette idée vous plaira et que le maximum d’entre vous se prêteront au jeu !! Voili Voilou…

ps: ne faites pas trop attention aux fautes, j'ai pas eu le temps de corriger








Conor regarda sa montre, minuit moins le quart. Il lui restait peu de temps pour aller s’acheter des cigarettes avant que ferme le kiosque. Assis confortablement dans son salon, il décida finalement de se lever et de se motiver à sortir.
Le froid à l’extérieur eut l’effet d’une sacré claque. Le vent séchait ses larmes et glaçait son visage. Le tabac était situé à une dizaine de minutes de chez lui. Sur le chemin, il se rendit compte qu’il était malheureusement trop peu habillé. Trop tard, il n’avait pas l’intention de faire le chemin inverse, se mettre un pull et ressortir après. Il releva le col de son manteau, puis enfonça bien profondément ses mains dans ses poches. Conor jeta un regard en l’air. Le ciel était sombre, ténébreux, il dominait le monde. Ce soir, la ruelle était déserte, silencieuse comme la mort. Pour la première fois de sa vie, il ne se sentait pas en sécurité ici, chez lui. Il n’était pourtant pas quelqu’un qui avait peur. Au contraire, son physique faisait réfléchir à deux fois ceux qui s’amuseraient à l’attaquer. Mais ce soir…il était anxieux. Quelque chose dans l’atmosphère…ça devait sans doute être dû à sa fatigue qu’il traînait maintenant depuis quelques semaines. Il n’y prêta guère plus d’attention. La lumière du kiosque approchait, Il devait se trouver à une vingtaine de mètres. L’homme au comptoir le vit approcher, un sourire apparut sur son visage.
- Bonsoir Conor, comment allez-vous ?
- Bonsoir bien bien merci. Un peu fatigué. Et vous ?
Il lui répondit que tout allait bien, ils parlèrent quelques instants, les affaires n’allaient pas très bien ces temps. Il lui venda ses clopes. Conor était resté quelques minutes de plus auprès du marchand, voyant qu’il commençait à grelotter de froid, le vendeur lui dit très rapidement, soucieux de son état :
- Oh monsieur, je suis désolé, je n’avais pas fait attention que vous trembliez. Allé, je ne vous retiens plus, rentrez et mettez vous au chaud ! Tenez, pour votre gentillesse et votre bonté.
Il tendit un autre paquet de cigarettes. Conor le remercia chaleureusement, puis s’en alla.

Sur le chemin du retour, Jack de son prénom, s’en alluma une. Apaisé, il tira de longues bouffées. Il parcouru quelques mètres, lorsque cette sensation s’empara à nouveau de ce dernier. Cette fois, ce n’était pas l’anxiété mais la peur qui l’envahit petit à petit. Les immeubles autour l’oppressaient, l’étouffaient. Accélérant le pas, les battements de son cœur en firent de même. La cigarette qu’il tenait au bout de ses doigts tomba par terre, puis roula. Enervé, il s’arrêta net. Essayant de se ressaisir, Conor remplit ses poumons d’oxygène puis recracha le tout, un petit cumulus de condensation se forma au niveau de sa bouche. Tentant de contrôler ses émotions, il en profita pour se retourner afin de confirmer ses soupçons. Non, en effet personne ne le suivait, de près comme de loin. Il se baissa, ramassa sa drogue et remarqua que son lacet était défait. Il mit sa clope à la bouche, puis tout en faisant son lacet, il tira une longue bouffée évitant ainsi de se brûler les yeux avec la fumée du foyer. Après avoir terminé, il se releva puis expira. Et là, du coin de l’œil il le vit. Au moment où il avait craché sa fumée, un visage apparut à l’intérieur du nuage, fantomatique, à peine perceptible. Effrayé, il recula et tomba en arrière. Les lumières des lampadaires commencèrent à s’éteindre les uns après les autres dans un léger crépitement. Très vite, la ruelle fut plongée dans la pénombre, seule la lune éclairait timidement la voie. Il ne comprenait pas ce qui lui était arrivé, étais-ce son imagination ? Devenait-il fou ? La fatigue l’avait ébranlé à ce point ? Il n’osait admettre ce qu’il avait perçu…

Le derrière trempé, il se leva lentement, avec précaution. Jetant un regard alarmé dans les alentours. S’attendant à être attaqué par une horde de monstres sanguinaires. Il décida de rentrer en vitesse chez lui. Arrivé au bas de son immeuble, il contempla une dernière fois le ciel puis regarda sa fenêtre de son appartement. Il avait sans doute dû rêver, pareille chose était impossible…un fantôme !! Qui serait assez fou pour imaginer des choses pareilles et surtout y croire…Soudain quelque chose bougea à l’intérieur de chez lui. Cette fois, il en était sûr. Il ne laisserait personne partir de chez lui aussi facilement. Il rentra dans l’allée et actionna le bouton de l’ascenseur. Très vite, la machine arriva. Conor appuya sur le bouton du sixième étage et la porte se referma. Au lieu de monter, il descendit. Ne comprenant pas pourquoi l’ascenseur descendait, il poussa le bouton STOP. Rien à faire, plus rien ne contrôlait l’engin. Inquiet, il commença à appeler du secours. Encore plus bizarre, l’ascenseur descendait encore. Combien d’étages inférieurs contenait cet immeuble ? Son chemin ne s’arrêta pas ici, il continua à descendre et à descendre mais où ? Peut-être jusqu’aux portes de l’enfer…
Revely
Jack Conor se réveilla aux alentours de 10 heures. La lumière du soleil filtrait à travers son store. Etendu sur son lit, vaseux, les yeux encore mi-clos. Se levant avec peine, il essaya de se rappeler ce qui lui était arrivé la veille. Des bribes de souvenirs vagues hantaient ses souvenirs. Un visage, les lampadaires, l’ascenseur…et c’est tout. Le téléphone sonna.
- Allô ?
Rien.
- Allô ? Allô ?
Il commençait à s’impatienter. S’apprêtant à raccrocher, un léger bruit attira son attention. Quelqu’un était à l’autre bout du fil mais ne parlait pas. Elle écoutait.
- Qui que vous soyez, je vous conseil de parler sinon je raccroche.
Rien.
- Bon…
Il raccrocha, visiblement pas d’humeur à ce genre de farce. Le téléphone sonna à nouveau.
- Mais on me prend vraiment pour un con ou quoi ? S’écria-t-il.
Il décrocha.
- OUI !
La personne à l’autre bout du fil, surprise de cette réaction, balbutia :
- Bo…bonjour monsieur, Suis-je bien chez monsieur Conor ?
- Oui….répondit-il d’une voix glaciale.
- Bonjour, je me présente Anna Morrio. Représentante du produit Lodux. Je me permet d’appeler chez vous pour savoir si vous savez comment faire lorsqu’une vilaine tâche est incrustée sur une de vos belles chemises ? Figurez-vous qu’avec notre produit Lodux, toutes vos tâches ne seront plus que du passé !
- Oui je suis très content pour vous madame mais savez-vous comment faire pour éviter des vilaines tâches au téléphone ? Dois-je aussi employer Lodu machin truc ?
Elle rit nerveusement puis fit comme si elle n’avait absolument rien comprit.
- Non désolé monsieur mais si vous êtes intéressé par notre produit je…
Il la coupa court :
- Ecoutez non je ne veux pas savoir, je ne veux rien savoir du tout et si vous voulez TOUT savoir, j’en ai rien à foutre !
Il raccrocha, un sourire apparut sur son visage. Satisfait de sa réponse, il se leva d’un bond de son lit. Lorsque le téléphone sonna à nouveau. Cette fois le sourire disparu pour ne plus apparaître avant un petit moment. Enervé il décrocha puis hurla :
- QUOI ?
Rien à part un faible grésillement. Il pressa le combiné contre son oreille pour mieux entendre. Ce n’était pas tout à fait des grésillements, c’était autre chose. C’était un bruit plus subtile. Il écrasa son oreille jusqu’à en avoir mal. Des voix. Il entendait des voix, comme si on lui parlait mais que son ou ses interlocuteurs se trouvaient à une dizaine de mètres du téléphone.
- Mais qui êtes-vous ? Demanda-t-il intrigué.
L’espace de quelques courtes secondes, il eut l’impression qu’elles s’amplifièrent, puis à l’unisson les voix prononcèrent un mot qu’il comprit malheureusement trop bien.
« Conor »
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