Vous vous souvenez peut-être de cette découverte - dont nous avions parlé sur le Rastaba's - du squelette d'un petit hominidé en Indonésie, découverte qui avait fait des émules, des débats, des mécontents. Les découvreurs originels se sont vu sucré leur trouvailles par un chercheur local, certains prétendaient que c'était un faux, combinaison entre un crâne hominidé et un crâne de singe, etc. L'essentiel est résumé dans cet article qui se poursuit par les découvertes récentes et les précisions qu'elles apportent.
Source, que je vous encourage à aller visiter : Archéo-net.com

QUOTE
La découverte des squelettes de "petits hommes" l'an dernier sur l'île de Flores, en Indonésie, avait fait sensation. De retour sur le terrain dans les mois qui ont suivi, les chercheurs annoncent à présent en avoir trouvé d'autres. Leur théorie s’en trouve donc renforcée : il s'agirait bel et bien d'une autre espèce humaine, et non d'un humain moderne souffrant d'une anomalie du cerveau. Sept adultes au moins aussi petits que l’original, de même que les os d'un bras et d'une jambe d'enfant de cinq ans. Soit en tout, avec les os de l'an dernier, neuf individus: l'Homo floresiensis fait à nouveau la manchette de la revue britannique Nature.
Appelé également "Hobbit" –au grand dam de ses découvreurs– cet humain d'à peine 1 mètre de haut aurait vécu sur l'île de Flores jusqu'à il y a 18 000 ans, voire 12 000 ans selon les outils de pierre retrouvés dans sa caverne et dans le nouveau site. Cela signifie que cet humain aurait vécu à la même époque que l'Homo sapiens –nous– tout comme l'homme de Néandertal: soit trois espèces humaines ayant vécu en même temps.
Trois cousins. Trois branches parallèles de l'arbre généalogique des hominidés. Une seule de ces branches, la nôtre, a survécu. Pourquoi?
L'Homo floresiensis ne peut évidemment pas répondre à cette question, mais il la pose d'une façon détournée: si deux espèces humaines apparemment adaptées à leur environnement –même si, dans son cas à lui, il ne s'agissait que d'une île– sont disparues, quelle garantie avons-nous de survivre à long terme?
Et une autre question: si une deuxième espèce cousine de l'être humain a survécu jusqu'à une époque aussi rapprochée, pourquoi pas d'autres? Qui sait, les prochaines années seront peut-être le théâtre d'autres découvertes similaires...
En attendant, les sept nouveaux squelettes, décrits par l'anthropologue australien Michael Morwood et ses collègues australiens et indonésiens, partagent les mêmes caractéristiques que l'individu –une femme– de l'an dernier: une petite taille et un très petit cerveau, pas plus large que celui d'un chimpanzé. En datant ces nouveaux squelettes, Morwood, attaché à l'Université de Nouvelle-Angleterre à Armidale (Australie) affirme à présent que cette espèce a habité l'île de Flores il y a au moins 74 000 ans, jusqu'à il y a 12 000 ans.
Ces nouvelles découvertes ont eu lieu à la fin de la saison de fouilles 2004. En raison d'un différend avec les autorités indonésiennes, il n'y a pas eu de fouilles à l'été 2005.
Des outils de pierre découverts six ans plus tôt sur cette même île avaient été datés de 700 000 ans, mais personne ne peut affirmer qu'ils sont liés à cette espèce humaine.
Mais le fait qu'il se trouve d'aussi anciens outils sur cette île donne du poids à l'hypothèse Homo Erectus: ceux-ci, c'est prouvé, sont arrivés sur l'île de Java, en Indonésie, il y a un million d'années. Une poignée d'entre eux aurait pu traverser, volontairement ou par accident, sur l'île de Flores, et y rester coincé –pour autant qu'on sache, ils ne maîtrisaient pas la navigation. Au fil des millénaires, leur espèce aurait évolué vers cette version rachitique qui vivait dans cette caverne de Liang Bua, dans une région aujourd'hui isolée de l'île, et chassait entre autres choses des éléphants nains, eux aussi disparus aujourd'hui.
Encore que ce portrait simple soit remis en doute par les découvreurs eux-mêmes. Les squelettes décrits dans la dernière édition de la revue Nature présentent certes des caractéristiques propres à l'Homo Erectus, mais aussi à des humains modernes (les traits du visage) et à des ancêtres africains encore plus lointains (de très longs bras, comme la célèbre australopithèque Lucy, vieille de 3 millions d'années). Le casse-tête est loin d’avoir été résolu.
Et certains des sceptiques demeurent sceptiques. L'an dernier, les plus virulents des opposants avançaient que ce squelette unique pouvait fort bien être un cas de microcéphalie, un mal caractérisé par un sous-développement de la boîte crânienne. Aujourd'hui, dans un commentaire publié par la revue américaine Science, Daniel Lieberman, de l'Université Harvard, rappelle que nul n'a jamais comparé l'Homo floresiensis avec un éventail d'individus microcéphales, alors qu'il existe une grande variation dans la forme et la dimension des crânes des microcéphales. Deux groupes de chercheurs indonésiens, américains, australiens et britanniques, seraient sur le point de publier deux études distinctes, réfutant l'hypothèse suivant laquelle les petits hommes de Flores constituent une nouvelle espèce humaine.
Appelé également "Hobbit" –au grand dam de ses découvreurs– cet humain d'à peine 1 mètre de haut aurait vécu sur l'île de Flores jusqu'à il y a 18 000 ans, voire 12 000 ans selon les outils de pierre retrouvés dans sa caverne et dans le nouveau site. Cela signifie que cet humain aurait vécu à la même époque que l'Homo sapiens –nous– tout comme l'homme de Néandertal: soit trois espèces humaines ayant vécu en même temps.
Trois cousins. Trois branches parallèles de l'arbre généalogique des hominidés. Une seule de ces branches, la nôtre, a survécu. Pourquoi?
L'Homo floresiensis ne peut évidemment pas répondre à cette question, mais il la pose d'une façon détournée: si deux espèces humaines apparemment adaptées à leur environnement –même si, dans son cas à lui, il ne s'agissait que d'une île– sont disparues, quelle garantie avons-nous de survivre à long terme?
Et une autre question: si une deuxième espèce cousine de l'être humain a survécu jusqu'à une époque aussi rapprochée, pourquoi pas d'autres? Qui sait, les prochaines années seront peut-être le théâtre d'autres découvertes similaires...
En attendant, les sept nouveaux squelettes, décrits par l'anthropologue australien Michael Morwood et ses collègues australiens et indonésiens, partagent les mêmes caractéristiques que l'individu –une femme– de l'an dernier: une petite taille et un très petit cerveau, pas plus large que celui d'un chimpanzé. En datant ces nouveaux squelettes, Morwood, attaché à l'Université de Nouvelle-Angleterre à Armidale (Australie) affirme à présent que cette espèce a habité l'île de Flores il y a au moins 74 000 ans, jusqu'à il y a 12 000 ans.
Ces nouvelles découvertes ont eu lieu à la fin de la saison de fouilles 2004. En raison d'un différend avec les autorités indonésiennes, il n'y a pas eu de fouilles à l'été 2005.
Des outils de pierre découverts six ans plus tôt sur cette même île avaient été datés de 700 000 ans, mais personne ne peut affirmer qu'ils sont liés à cette espèce humaine.
Mais le fait qu'il se trouve d'aussi anciens outils sur cette île donne du poids à l'hypothèse Homo Erectus: ceux-ci, c'est prouvé, sont arrivés sur l'île de Java, en Indonésie, il y a un million d'années. Une poignée d'entre eux aurait pu traverser, volontairement ou par accident, sur l'île de Flores, et y rester coincé –pour autant qu'on sache, ils ne maîtrisaient pas la navigation. Au fil des millénaires, leur espèce aurait évolué vers cette version rachitique qui vivait dans cette caverne de Liang Bua, dans une région aujourd'hui isolée de l'île, et chassait entre autres choses des éléphants nains, eux aussi disparus aujourd'hui.
Encore que ce portrait simple soit remis en doute par les découvreurs eux-mêmes. Les squelettes décrits dans la dernière édition de la revue Nature présentent certes des caractéristiques propres à l'Homo Erectus, mais aussi à des humains modernes (les traits du visage) et à des ancêtres africains encore plus lointains (de très longs bras, comme la célèbre australopithèque Lucy, vieille de 3 millions d'années). Le casse-tête est loin d’avoir été résolu.
Et certains des sceptiques demeurent sceptiques. L'an dernier, les plus virulents des opposants avançaient que ce squelette unique pouvait fort bien être un cas de microcéphalie, un mal caractérisé par un sous-développement de la boîte crânienne. Aujourd'hui, dans un commentaire publié par la revue américaine Science, Daniel Lieberman, de l'Université Harvard, rappelle que nul n'a jamais comparé l'Homo floresiensis avec un éventail d'individus microcéphales, alors qu'il existe une grande variation dans la forme et la dimension des crânes des microcéphales. Deux groupes de chercheurs indonésiens, américains, australiens et britanniques, seraient sur le point de publier deux études distinctes, réfutant l'hypothèse suivant laquelle les petits hommes de Flores constituent une nouvelle espèce humaine.