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Full Version: Archéologie en France
Rastaba's Forum > Culture > Archéologie
superbiboune
Depuis que je fais mes études, je sais que l'Archéologie en France va mal. Il n'y a pas ou très peu d'emplois, et les 3/4 se retrouve dans un seul secteur : l'archéologie préventive.

C'est par exemple quand la SNCF veut construire le TGV mais qu'il faut vérifier qu'il n'y a pas de vestiges antiques sur le chemin. Alors c'est des sondages ultra rapides pour voir s'il y a quelque chose, puis (si oui), une fouille de sauvetages encore plus rapide. Et les frais sont à la charge du "destructeur".

Déjà que c'est pas le top comme contrainte de travail, voilà que (oooh c'est pas nouveau) les entreprises en ont marre de payer le coût. Et l'état leur donne raison. (Entre parenthèse, si c'était - comme il est bien normal - l'état qui réglait ces frais, et bin y'aurait plus de problèmes. C'est la science, merde, c'est aussi pour faire avancer le pays !)

Ca, ça me fâche.

Donc voilà l'article, trouvé sur Archéonet.com

QUOTE
Les archéologues revêtiront-ils de nouveau le costume d'irréductibles Gaulois pour interpeller le ministre de la Culture à chacun de ses déplacements, comme en 2003, quand ils luttaient contre une réforme de leur secteur ? Rien ne semble jamais acquis dans le domaine de l'Archéologie préventive en France, qui bouillonne sous un calme apparent et frôle la crise une fois de plus : trois inspections générales en trois ans, une nouvelle mission interministérielle, une nouvelle loi en 2001 déjà modifiée deux fois et des rapports parlementaires peu avenants. Un congrès international, qui démarre aujourd'hui à Paris pour deux jours, va rappeler comment le secteur s'est développé depuis vingt ans....


Trésors et bulldozer. Les grands travaux ont explosé ces dernières décennies et les fouilles de sauvetage, obligatoires, permettent de s'assurer que l'on n'enterre pas des trésors à coups de bulldozer. Depuis la loi de janvier 2001, l'archéologie préventive est dotée d'un statut légal : selon le principe «pollueur-payeur», l'aménageur qui entreprend des travaux doit payer une redevance qui finance les fouilles réalisées par un établissement public, l'Inrap.

Mais les aménageurs, souvent des collectivités locales, n'apprécient pas de voir la facture s'envoler parce que des ruines gallo-romaines se trouvent sous le futur parking. Tous adorent l'archéologie mais souffrent du syndrome «not in my backyard». Et les rapports parlementaires se succèdent pour pointer ce qui ne va pas. Le dernier, du sénateur Yann Gaillard, n'échappe pas à la règle : «L'archéologie préventive pose un problème qui pourrait être qualifié d'irritant», note-t-il. Selon lui, le système actuel ne marche pas, la redevance censée financer les diagnostics ne rentre pas.

Par ailleurs, les aménageurs se plaignent de ne contrôler ni les prix ni les délais (dry.gif faut réfléchir, les gars. Faut réfléchir...). Les petites communes notamment, qui se retrouvent avec des factures archéologiques dépassant le montant de l'investissement qu'elles s'apprêtent à réaliser (Etat stupide). Un fonds doit servir aux aménageurs qui n'ont pas les moyens mais le système n'est pas encore sur les rails. Les élus hurlent.

Rumeurs. «Le maire d'une localité qui a une route à refaire n'a pas prévu cette somme, analyse Jean-Paul Demoule, président de l'Inrap. Par ailleurs, en France, on assimile l'archéologie aux momies égyptiennes ou aux temples grecs et un élu qui voit un chantier archéologique pour la première fois est déçu la plupart du temps.» Les archéologues ont l'impression que l'on s'acharne contre eux, craignent que l'on divise leur activité par deux ou qu'une énième réforme ne remette le feu aux poudres.

Au ministère de la Culture, ces rumeurs de crise semblent infondées : «La redevance rentre. Nous attendons entre 40 et 50 millions d'euros pour 2005 et espérons les obtenir, dit Michel Clément, directeur de l'Architecture et du Patrimoine. Il faut donner au système le temps de s'installer. Le ministère assure la pérennité des structures. On peut nous critiquer mais cet établissement existe.» Pour rassurer les sénateurs, il précise : «Il est absurde de tout fouiller, ce qui compte, c'est l'avancement des connaissances, il faut donc faire les prescriptions en fonction de l'intérêt scientifique et pas de manière maximaliste.»

Mais l'archéologie préventive, perçue comme une empêcheuse de construire en rond, reste la cible d'élus qui la confieraient bien au secteur privé. Ce qui fragilise l'Inrap, un établissement public en voie de construction.


L'autre secret, j'ai l'impression, c'est que tout le monde s'en fout de l'archéologie en France. Les anciens du pays n'ont pas eu d'architecture monumentale et n'ont pas laissé de traces assez "Waouh !". Alors soit on trouve du gréco romain déjà bien connu, soit c'est du celte et là pfouuu. On préfère l'Egypte, les Incas, les Mésopotamiens etc... Les pauvres, ce problème me paraît insoluble.
krichou
il ya deux ans, quand ils on creusé la "nouvelle" cour du lycée ou je bosse, ils sont tombé sur les restes de remparts de la ville....

alors comme tout bon conard de paysan qui se respecte, il ont vite changé leurs plans, cassé un peu ce qui les genai le plus et vite tout recouvert...

mais c'est vrai que si l'etat prenai en charge un peu plus ce genre de truc...
superbiboune
Terrible, les vieux remparts. ^^

Malheureusement, c'est souvent comme tu dis. On casse vite le petit bout qui gêne et hop.

Plume
idem ds ma ville
en cresnat le parking souterrain sous la plus grde place ils ont découvert un vieu pond de pierre soit disant qu'il n'avait pas suffisament de valeur pr y faire plus attention que ca
voila la photot du pont
user posted image
en dessous de cette photo il y avait écrit "Le pont fut logiquement détruit" sleeping.gif
ce n'est pas fini
"mais avant la destruction des fouilles archéologiques se firent durant 2 mois"
c'est a dire que ces cons ont continué les fouille pr rien vu qu'ils n'avait aucune intension de garder quoique ce soit

Cet ancien pont d'accés à la ville était composé de 2 arches. Celle visible sur ces photographies précédait une autre arche (sur la droite) face à la porte du Vigan qui donnait accés à la rue de l'Hôtel de Ville. Cette deuxième arche a disparu au cours des siècles ainsi que le tablier reposant sur ces 2 arches.
Les fortifications visibles aussi sur ces documents servaient à défendre l'accés au pont et à la porte du Vigan. Les différents éléments composant cet ensemble ont été construits à différentes époques. Approximativement au XVI siècle pour le pont et au XIV siècle pour les fortifications.

voila ca c'est l'historique de se pont et du reste, c'est sur ca n'avait aucune valeur chris.gif
superbiboune
Arf. sad.gif

Des fois, on fouille vite pour extraire en fait. Comme ça, "même" si c'est détruit, on conserve les objets mobiles pour les étudier, on prend les relevés du vestige bâti, et voilà. Comme ça, au moins, les informations scientifiques sont consignées, et on peut s'en servir pour diverses études. Par exemples là, le type d'arche, de maçonnerie, tout ça. Même si ça a été détruit, on a tout les détails et on peut le comparer à une autre arche de la région. Bref, le principe, c'est essayé de conserver l'information, au moins.

Je me rappelle à Stras pendant le creusement du tram. Ils ont trouvé une nécropole moyennageuse. Il est vrai qu'en tant qu'archéologue, on est déchiré de voir un vestige fracassé car même s'il y a des types de choses qu'on connait déjà par coeur, qu'on a découvert par millier, malgré tout on perd. Dans ce cimetière particulier, on aurait pu trouver par exemple une disposition d'objets originale, propre à l'Alsace, par exemple). Alors bref, je crois qu'ils ont récupérés et extraits les tombes, fait des relevés pointus, mais que le cadre (la catacombe ou le cimetière je sais plus) a été détruit.
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