Sources : Archéo-net

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On peut connaître désormais le portrait des Vietnamiens vivant il y a 2.000 ans. À partir d'ossements trouvés sur le site archéologique Dông Xa, dans la province de Hung Yên (Nord), le docteur Nguyên Van Viêt et ses confrères ont réussi la prouesse de reconstituer le visage et la silhouette des premiers Vietnamiens, il y a 2.000 ans. Image
Ils viennent de faire part au public de leur extraordinaire découverte. Tout commence en 1997, quand une équipe d'archéologues décide d'ouvrir un chantier dans le village de Dông Xa. Pendant sept ans, les chercheurs vietnamiens et étrangers ont exhumé une soixantaine d'ossements datés de 20 siècles.
Par la suite, les recherches laboratoires sont confiées au docteur Nguyên Van Viêt accompagné de toute une armada de chercheurs. Depuis deux ans, cette équipe travaille au centre des études préhistoriques sur l'Asie du Sud-Est, avec comme unique mission de trouver une méthode capable de restaurer le visage et le corps des premiers habitants du Vietnam. Pour y parvenir, ils s'inspirent de la méthode et des principes de restauration du scientifique russe Gerasimov et demandent l'avis de confrères étrangers. Finalement, le docteur Viêt et son équipe parviennent à restaurer un squelette vieux de 2.000 ans, celui d'une fillette de 17 ans. "Ressuscitée" le 18 juin 2005, son arrivée coïncide avec l'anniversaire de l'anthropologie vietnamienne.
Jusqu'à maintenant, cinq crânes (deux femmes et trois hommes) ont pu être restaurés. En poursuivant leurs travaux de reconstitution sur la base des corps, costumes et tissus d'époque ainsi que des images laissées sur les objets en bronze, les archéologues parviennent à dévoiler peu à peu des portraits exacts de nos ancêtres.
Exigeant patience et minutie, la première étape des travaux est le nettoyage de l'ossature. Ensuite, toutes les données portant sur la dimension, les photos des ossements et les informations sur les études anthropologiques sont enregistrées sur un ordinateur où les technologies numériques permettent aujourd'hui de grands progrès. À partir de ces données, les archéologues créent des profils de visage. Une fois ceux-ci déterminés, on entre dans la seconde phase, la plus difficile, le moulage du crâne. Puis, il faut créer pour ce visage un tissu de fibre musculaire couvert d'une pellicule de plastique. Selon les archéologues, cette méthode permet de restaurer un visage et un corps avec une fiabilité de 80 %.
Auréolé de son succès sur les Vietnamiens antiques, le docteur Nguyên Van Viêt espère ouvrir prochainement un centre de restauration de visages humains à travers les crânes découverts dans la région.
Ils viennent de faire part au public de leur extraordinaire découverte. Tout commence en 1997, quand une équipe d'archéologues décide d'ouvrir un chantier dans le village de Dông Xa. Pendant sept ans, les chercheurs vietnamiens et étrangers ont exhumé une soixantaine d'ossements datés de 20 siècles.
Par la suite, les recherches laboratoires sont confiées au docteur Nguyên Van Viêt accompagné de toute une armada de chercheurs. Depuis deux ans, cette équipe travaille au centre des études préhistoriques sur l'Asie du Sud-Est, avec comme unique mission de trouver une méthode capable de restaurer le visage et le corps des premiers habitants du Vietnam. Pour y parvenir, ils s'inspirent de la méthode et des principes de restauration du scientifique russe Gerasimov et demandent l'avis de confrères étrangers. Finalement, le docteur Viêt et son équipe parviennent à restaurer un squelette vieux de 2.000 ans, celui d'une fillette de 17 ans. "Ressuscitée" le 18 juin 2005, son arrivée coïncide avec l'anniversaire de l'anthropologie vietnamienne.
Jusqu'à maintenant, cinq crânes (deux femmes et trois hommes) ont pu être restaurés. En poursuivant leurs travaux de reconstitution sur la base des corps, costumes et tissus d'époque ainsi que des images laissées sur les objets en bronze, les archéologues parviennent à dévoiler peu à peu des portraits exacts de nos ancêtres.
Exigeant patience et minutie, la première étape des travaux est le nettoyage de l'ossature. Ensuite, toutes les données portant sur la dimension, les photos des ossements et les informations sur les études anthropologiques sont enregistrées sur un ordinateur où les technologies numériques permettent aujourd'hui de grands progrès. À partir de ces données, les archéologues créent des profils de visage. Une fois ceux-ci déterminés, on entre dans la seconde phase, la plus difficile, le moulage du crâne. Puis, il faut créer pour ce visage un tissu de fibre musculaire couvert d'une pellicule de plastique. Selon les archéologues, cette méthode permet de restaurer un visage et un corps avec une fiabilité de 80 %.
Auréolé de son succès sur les Vietnamiens antiques, le docteur Nguyên Van Viêt espère ouvrir prochainement un centre de restauration de visages humains à travers les crânes découverts dans la région.