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Full Version: Orange Mecanique
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Dague d'Ebène
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Réalisation : Stanley Kubrick
Scénario : Stanley Kubrick d'après le roman d'Anthony Burgess
Interprètes : Malcolm McDowell (Alex), Patrick Magee (Mr Alexander), Michael Bates (Chef des Gardes), Warren Clarke (Dim)
Musique : Walter Carlos et des extraits de Rossini, Beethoven, Purcell, A. Fredd, N. H. Brown, J. Yorkston, Rimski Korsakov, E. Eigen, Elgar, T. Tucker.
Genre : Science Fiction
Pays : Grande-Bretagne
Durée : 2 h 16
Date de sortie : 1971


Je l’ai revu lors de la disparition de Kubrick (1999) sur France 2 et en première partie de soirée (Interdit au moins de 18 ans à sa sortie quand même !). J’avais oublié combien ce film était éprouvant à regarder pour son ambiance, ses personnages et son histoire. Sans compter l’utilisation exclusive de grands classiques musicaux qui détonnent complètement avec la rudesse de certaines séquences. Encore aujourd’hui, j’ai du mal à l’apprécier. Entendez par là : trouver du plaisir à le regarder.

Dans un futur assez proche, Alex, jeune chef d'une bande de voyous, sème violence et terreur au hasard des virées des "droogs" : un clochard ivrogne, un couple dans sa maison isolée en font, entre autres, les frais, avec une brutalité exceptionnelle. Mais Alex est arrêté : pour le maître de la psychanalyse du moment, il sera le cobaye d'une cure de dé-criminalisation et de dé-sexualisation. Après un séjour en prison, on va le conditionner : c'est une cure de désintoxication de la violence. Alex commence alors à parcourir à l'envers le chemin qui l'a mené dans le laboratoire...

Je ne vais pas revenir sur l’aspect esthétique du film qui subit un peu les années car trop branché ambiance 70’s. Ca a son charme. Ca aurait même tendance à le rendre plus kitch, donc plus abordable, moins choquant visuellement. En même temps, Kubrick compose ses images avec tellement de méticulosité (j’aurai bien dit perfectionnisme mais ça fait trop "maladie mentale"), que le film est toujours aussi détaillé, riche et labyrinthique. Le propos d’Orange Mecanique, quant à lui, ne perd pas une ride.

Trois parties composent le film : Agresseur ; Ludovico ; Agressé.
Ludovico est la partie charnière qui fait basculer le personnage principal (époustouflant Malcolm McDowell !) du monde des Agresseurs (là où il était le leader) au monde des Agressés (là où il devient la victime). Ludovico correspond au nom que lui ont donné les médecins du film pour qualifier une méthode expérimentale qui consiste à bombarder le patient d’images chocs, sur fond de musique classique ( ohmy.gif ) dans le but de le dégoûter à jamais de l’acte barbare et le rendre complètement inoffensif (en vue d’une réinsertion).

A l’intérieur de ces trois parties, y’a tellement de thèmes abordées que ça serait dommage de ne pas en évoquer quelques-unes. La Violence, évidemment, est omniprésente. D’ailleurs, "ultraviolent" n’est pas qu’un mot qui colle parfaitement à la peau du film. Je crois que ce mot est cité par l’un des personnages et qu’il appartient au "russglais", l’incroyable langage - fait de néologismes, d’argot, de russe et tout plein d’autres trucs^^ - inventé par Burgess pour Alex et sa bande [Au fait, il FAUT lire le livre de Burgess ! C’est un roman aussi percutant que le film, sinon plus !]. Ensuite, la Vengeance, qui, dans la troisième partie, est principalement à l’honneur avec les Agressés qui deviennent les Agresseurs. Et la Trahison, thème sous-jacent tout au long du film, souligne encore plus la fourberie des hommes entre eux. J’y rajoute le Conditionnement par cette fameuse méthode Ludovico. Y’aurait beaucoup à dire sur cette "méthode médicinale", sorte de lobotomie pour dépouiller un homme de sa capacité à réagir promptement (fantasme de toutes les dictatures).

Sur la demande de Kubrick, Orange Mécanique a été interdit de diffusion en Angleterre jusqu’à sa mort. Tout cela à cause de nombreuses lettres de menace qu’il avait reçu suite à une sinistre affaire où des jeunes avaient commis des actes similaires que les criminels du film, en utilisant les mêmes accessoires vestimentaires. C’est dire l’impact qu’a eu ce film sur les hommes, les renvoyant à une image d’eux qu’ils n’acceptent pas en tant qu’êtres civilisés (conditionnés ?). En somme, Orange Mecanique peut se voir comme le portrait d’un monde totalement pessimiste, sans échappatoire, sans morale. Juste une succession de situations chocs et décadentes qui démontrent que l’homme ne s’en sortira jamais, et que même en utilisant des méthodes brutales (qui ne servent à rien, encore plus dans le bouquin de Burgess), la violence - sous toutes ses formes - est inhérente à sa condition. C’est un constat qui n’est pas nouveau, mais toujours autant atroce. D’un autre côté, Kubrick fait son cinéma et nous montre un monde fantasmatique où les pulsions sont légions, un monde qui pourrait ressembler au notre si nous n’avions pas quelques règles de déontologie.

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tok
Je ne vais pas faire de grand discours

Orange mecanique est tout simplement Le meilleur de kubrick
Un gros plein de violence, y a que dans le cinéasia quand voit pire en matiere de violence mais si on l'enleve alors orange mecanique serait le film le plus violent jamais fait a ce jour à mon gout.
Je me rapelerai toujours de la scene de la maison,
j'en devoile pas plus pour ce qui ne l'aurait pas vu

un superbe chef d'oeuvre du cinema anglais avec une belle galerie de gueule de psychopathe laugh.gif
Onizuka_12singes
Orange Mecanique...... Il est tout simplement jouissif, le charisme d'Alex et ses replique sont comme une douce musique enivrante. La même que Beethoven que l'on retrouve a chaque coins de pellicule dans la merveilleuse bande son. Du grand film.
Et pour le monde conditioné dans lequel le héros evolue......On n'y viendra bien assez tôt!
crepi
je sais pas, j'ai pas aimé
j'ai trouvé ça barbant, la violence en question est ridicule
le film est mou, ça semble prévisible du début à la fin
les gars ressemblent plus à des clowns qu'à autre chose
pinksushi
Orange mécanique est un film qui m'a beaucoup questionnée.
Je l'ai vu il y a 9 ans donc je n'ai pas tout retenu, mon propos risque donc de ne pas être très précis. Et je vais tenter de ne pas redire ce qui a déjà été dit. wink.gif

Je pense que c'est un film important, à voir quand on se sent suffisamment adulte de façon à ce que les personnes influençables ou fragiles aient du recul.

QUOTE
Ludovico correspond au nom que lui ont donné les médecins du film pour qualifier une méthode expérimentale qui consiste à bombarder le patient d’images chocs, sur fond de musique classique ( ohmy.gif ) dans le but de le dégoûter à jamais de l’acte barbare et le rendre complètement inoffensif (en vue d’une réinsertion).


Dans cette méthode, que je trouve extrêmement perverse, ce que j'ai retenu c'est que le patient est gavé comme une oie, torturé et obligé de l'être. Comme si pour empêcher un voleur de voler on lui coupait les mains sans anesthésie.

Le remède à la violence extrême est là, pire que la violence elle-même. Et comme l'explique Dague, l'agréssé devient alors l'agresseur et la vengeance règne.

QUOTE
Ensuite, la Vengeance, qui, dans la troisième partie, est principalement à l’honneur avec les Agressés qui deviennent les Agresseurs.


Bien sûr, même dans un cas de violence moindre je trouve que la vengeance n'est pas solution ou remède car que ce soit l'agresseur ou l'agressé la souffrance reste intacte, doublée de jouissance sadique et perverse...ça me donne envie de vomir.

Un autre phénomène accompagne ce film : la drogue (si mes souvenirs sont bons c'est aussi de là que vient le sujet), et pour cela il me semble aussi qu'aucun remède n'est proposé et je crois qu'à aucun moment on cherche à savoir le pourquoi de cette drogue.

Ce que je trouve aussi inquiétant dans ce film c'est la notion de pouvoir, d'autorité, de jugement dernier exprimé à l'extrême (parler de fantasme dictatorial est juste): reflétant à la fois des problématiques politiques existantes ou ayant existé, et une morale décadente mettant le doigt sur l'atrocité morbide qui sommeille dans le côté sombre de certains êtres...Beurk.






LeBoucher
Voilà un des films qui m'a fait aimer le cinema. L'une des adaptations le splus réussi au cinema, j'ai retrouvé vraiment la même ambiance que dans le livre de Burgess.

Bref dans ce film tout est bon, la mise en scene, la musique (vive Bethov !!), la photo, le jeux d'acteur (Dommage que Malcolm Mc DOwell n'est pas eu l'opportunité de faire plus de film de cette trempe là......le seul bon film qui vient à l'esprit qu'il est tourné apres O.M. reste Caligula), la photo (qui est tout simplement superbe (les scene dans le bar, la bastonnade du clodo...), et enfin c'est un film intelligent, qui dépeint àssez bien la société d'aujourd'hui (bien que ce soit un film futuriste).

Kubrick est sans contexte pour moi le meilleur réalisateur, il a pondu des chef d'oeuvres dans de nombreux theme cinematographique.

Film de guerre : Les sentiers de la gloire, Full Metal Jacket(dont la premiere partie du film frole la perfection tant c'est intense)

Peplum : Le cultissime Spartacus

Film historique : Barry Lindon, tout simplement magnifique, les scenes des duels sont presque aussi intense que celle de Leone....et la musique......geniale!!!!

Film d'horreur : Shining, très netement en dessous du livre éponyme, mais le génie de Nicholson fait de ce film une réussite.

Film de S.F : 2001, que dire si n'est que c'est trop beau, trop culte, trop parfait, un must quoi

Comedie satirique : Docteur Folamour, vraiment très drole avec un Peter Sellers epoustouflant

Comedie dramatique : Lolita, petit chef d'oeuvre

Et enfin son dernier qui rejoint les films mystique à la Lynch, je veux bien sur parler de Eyes WIde SHut......le dernier chant du cygne


Bref je connais pas un seul réalisateur qui a excellé comme lui dans tous ces domaines....... worthy.gif



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