Les femmes au coeur du débat scientifique
Sources : Sciences et Avenir

Le président de l’Université Harvard, Lawrence Summers, entouré par les journalistes à son arrivée au campus mardi dernier.
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Le patron de l’historique Université de Harvard, aux Etats-Unis, ne s’attendait sans doute pas à déclencher un débat national lorsqu’il a commenté au cours d’une conférence la place des femmes dans la science, notamment dans les maths et la physique. En soulignant le rôle de ‘’différences innées’’ qui rendraient les garçons meilleurs dans ces domaines, l’économiste Lawrence Summers a déclenché les passions.
Plus d’un mois après ces déclarations, sur lesquelles Summers a tenté de revenir, le débat se poursuit aux Etats-Unis, notamment dans la communauté scientifique. Deux économistes de la Federal Reserve Bank de Dallas, Michael Cox et Richard Alm, ont répondu cette semaine à leur éminent collègue via les colonnes du New York Times. On ne naît pas scientifique, rappellent les deux auteurs, on le devient grâce à des années d’éducation. «Se demander si les femmes sont intellectuellement outillées pour les sciences n’a pas de sens» affirment Cox et Alm.
Dans ce débat, la science elle-même est appelée à la rescousse. Summers a ainsi précisé qu’il n’exprimait pas une opinion mais s’appuyait sur des résultats scientifiques.
Depuis quelques années, les neurobiologistes utilisent l’imagerie fonctionnelle pour étudier le cerveau en action. De nombreuses études ont souligné les différences de fonctionnement entre hommes et femmes, alimentant les théories sur la capacité des unes à trouver un objet égaré et des autres à lire une carte routière.
Des interprétations que rejette la neurobiologiste française Catherine Vidal, de l’Institut Pasteur. Les conclusions de ces études sont parfois entachées de préjugés et véhiculent des lieux communs sur les différences entre les hommes et les femmes, estime l’auteur de Cerveau, sexe et pouvoir*. Elle insiste au contraire sur l’importance de la variabilité individuelle et l’extraordinaire plasticité du cerveau, qui est modelé par nos apprentissages.
Catherine Vidal est l’invitée d’un forum sur le site de Sciences et Avenir le jeudi 3 mars entre 12h et 14 h. Il est déjà possible de lui poser des questions
Plus d’un mois après ces déclarations, sur lesquelles Summers a tenté de revenir, le débat se poursuit aux Etats-Unis, notamment dans la communauté scientifique. Deux économistes de la Federal Reserve Bank de Dallas, Michael Cox et Richard Alm, ont répondu cette semaine à leur éminent collègue via les colonnes du New York Times. On ne naît pas scientifique, rappellent les deux auteurs, on le devient grâce à des années d’éducation. «Se demander si les femmes sont intellectuellement outillées pour les sciences n’a pas de sens» affirment Cox et Alm.
Dans ce débat, la science elle-même est appelée à la rescousse. Summers a ainsi précisé qu’il n’exprimait pas une opinion mais s’appuyait sur des résultats scientifiques.
Depuis quelques années, les neurobiologistes utilisent l’imagerie fonctionnelle pour étudier le cerveau en action. De nombreuses études ont souligné les différences de fonctionnement entre hommes et femmes, alimentant les théories sur la capacité des unes à trouver un objet égaré et des autres à lire une carte routière.
Des interprétations que rejette la neurobiologiste française Catherine Vidal, de l’Institut Pasteur. Les conclusions de ces études sont parfois entachées de préjugés et véhiculent des lieux communs sur les différences entre les hommes et les femmes, estime l’auteur de Cerveau, sexe et pouvoir*. Elle insiste au contraire sur l’importance de la variabilité individuelle et l’extraordinaire plasticité du cerveau, qui est modelé par nos apprentissages.
Catherine Vidal est l’invitée d’un forum sur le site de Sciences et Avenir le jeudi 3 mars entre 12h et 14 h. Il est déjà possible de lui poser des questions
Il a gagné sa journée, lui ! A l'ouvrir sans faire marcher son cerveau.
Allez, je retourne écouter Crevetola, c'est carrément plus passionnant.
