Si cela ne tenait qu'à elle, elle serait sans doute déjà sur le terrain. Kim Clijsters (WTA 49) piaffe d'impatience à l'idée d'effectuer, mardi prochain, son grand retour à la compétition, dans le cadre de la quatrième édition du tournoi WTA d'Anvers. La tenante du titre, radieuse, était, vendredi soir, l'invitée d'honneur du tirage au sort. Pour son premier match, elle s'est offert la Croate Jelena Kostanic (WTA 34). Nadia Petrova (WTA 12), en demi-finale à Paris, l'attend au deuxième tour et Venus Williams (WTA 8) en quart de finale. Welcome back !
Entraînement de Kim Clijsters 11-02-2005Kim Clijsters, comment vous sentez-vous à quatre jours de votre grand retour à la compétition ?
«Bien. (sourire) Je suis heureuse d'être là. J'ai déjà eu l'occasion de frapper la balle sur le court central du Sportpaleis et cela m'a procuré une très agréable sensation. Il a même fallu que je me réhabitue quelque peu, mais cela fait grand plaisir. Cela change des entraînements à Bree. Je me réjouis de pouvoir enfin rejouer...»
Qu'attendez-vous de votre retour ?
«Rien (sourire). J'espère, en fait, avant tout que mon poignet tiendra le coup. Il est clair que ce serait génial si je parvenais à franchir un ou deux tours, mais ce n'est pas le plus important à l'heure actuelle. Ce qui compte, c'est ma santé.»
Comment se porte votre poignet ?
«Il est encore un peu raide, mais il n'y aucune comparaison avec ce que j'avais ressenti lors du tournoi d'Hasselt. Il y a un mois que j'ai repris ma raquette et tout se passe bien jusqu'à présent. J'ai joué contre des garçons et je sais que ce n'est pas par manque de condition physique que je perdrai un match. Ce ne serait d'ailleurs pas professionnel... (sourire)»
Vos revers, vous devez les frapper différemment désormais ?
«Un petit peu. J'essaye d'écourter mes préparations et me départissant de cette grande boucle que j'avais l'habitude de réaliser, car ce n'est pas l'idéal pour mon poignet. Mais bon, elle est y ancrée depuis des années. Ce n'est pas évident.»
Avez-vous déjà dépassé le facteur peur ?
«Oui. Sinon, je ne pourrais pas entamer un match. Je sais que je peux m'attendre à ce que mes adversaires visent mon revers, mais il n'y a pas de problème. Elles peuvent y aller...»
Vous avez tiré Jelena Kostanic comme première adversaire. Qu'en pensez-vous ?
«Je me souviens l'avoir battue en Fed Cup l'an dernier à Bree, mais c'était sur terre battue. Il s'agit d'une joueuse qui adore chercher les angles. Il faudra que je sois agressive dès le début, mais je me sens prête.»
Qu'est-ce que cela vous fait de loger à l'hôtel pour la première fois depuis longtemps ?
«C'est chouette. Il ne faut ni nettoyer ni ranger (sourire). Sincèrement, j'ai envie de refaire mes valises et de retrouver cette routine. J'ai, d'ailleurs, gardé ce rituel. Je n'ai rien oublié!»
Vous avez dégringolé au classement. Vous trouvez-vous face au plus grand défi de votre carrière ?
«Oui. L'ambition est de retrouver mon niveau de jeu de la fin de l'année 2003. C'est pour cela que je m'entraîne et que je travaillerai dur ces prochains mois, car je sais que cela ne se fera pas en un tournemain.»
Il paraît que vous ne répondrez plus qu'aux questions se rapportant au tournoi. Auriez-vous changé ?
«Non. Simplement, il s'est passé beaucoup de choses ces derniers mois au sujet desquelles je n'ai pas trop envie de parler...»
DHNET.BE (12/02/2005)

Kim et la fameuse raquette de diamants.
Pour rappel, une joueuse doit remporter le tournoi trois fois en cinq ans pour se l'approprier. Depuis sa création il y a trois ans, le tournoi d'Anvers a vu Vénus Williams l'emporter lors des deux premières éditions tandis que Kim s'est imposée l'année dernière.


