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Full Version: Les manuscrits de la mer morte
Rastaba's Forum > Culture > Archéologie
crepi
un coup j'ai vu sur arte un truc qui parlait des manuscrits de la mer morte
malheureusement je suis arrivé à la fin sad.gif
mais il serait écrit dans ces manuscrits que des anges vont venir nous attaquer
euh... nan, là je confonds
je veux dire, il serait écrit que Jésus n'était pas juif, mais issus d'une secte
et que c'est pour ça qu'ils ont été cachés par plein de gens (t'imagines? le fondement de la religion chrétienne.... qui a engendrée le monde occidental tel qu'il est actuellement....)


ce serait bien, si une personne qui est très forte en archéologie, plus spécialisée en Mésopotamie, vienne sur ce forum et nous en dise plus, si c'est vrai ou que c'est juste pour faire de l'audimat
crepi
ou alors c'est peut-être que des ragots
tok
moi j'aime bien la chaine arte parce qu'il y a de beaux document sur l'asie la derniere fois c'etait "voyage dans kyoto" ouaaaa quel claque c trop beau
et aussi il y avait un doc sur le canniba "hannibal" et ouai il a vraiment existe et c'etait un asiatiaque!
superbiboune
QUOTE
ce serait bien, si une personne qui est très forte en archéologie, plus spécialisée en Mésopotamie, vienne sur ce forum et nous en dise plus, si c'est vrai ou que c'est juste pour faire de l'audimat

Giga 012.gif

QUOTE
et aussi il y avait un doc sur le canniba "hannibal" et ouai il a vraiment existe et c'etait un asiatiaque!

Il est mortel avec ses asiatiques, lui tongue.gif

Effectivement, c'est une histoire assez vaste. cool.gif

En fait, il y a plus de 100 000 fragments de textes juifs (870 manuscrits différents, dont 220 bibliques) qui ont été retrouvés à Qumrân. S'y trouvait une communauté juive qui a voulu se soulever contre l'autorité romaine. Puis les habitants de Qumrân ont cachés les manuscrits dans des cruches et oubli.... jusqu'a nos jours.
On pense qu'ils ont commencé à être rédigés dès le IIème avant. C'est à dire 1000 ans avant le plus vieil Ancien Testament qu'on possédait! blink.gif (d'ailleurs avec très peu de différences : étonnant pour une copie qui s'est étalée sur 1000 ans...)
Le plus intéressant, ce sont en effet les quelques 600 manuscrits non bibliques! et la ruine d'amènagement trouvé à Qumrân.

Les hypothèses (provisoires) sont les suivantes:

1- Les habitants de Qumrân seraient des Esséniens, une secte pacifiste ascétique juive, qui fuyait la persécution, romaine ou juive. (Secte n'est absolument pas péjoratif en soi, à la base toute les doctrines religieuses sont des sectes...) Les manuscrits seraient la bibliothèque d'un monastère avec des membres, scribes et copistes.

2 - Les habitants de Qumrân seraient des Zélotes, une secte révolutionnaire patriote juive, qui cherchaient à renverser l'autorité romaine pour rétablir la royauté à Jérusalem. Qumrân serait une forteresse. Les manuscrits aurait constitué la collection sortie de Jérusalem pour la protéger.

Et concernant les origines du christianisme, Jean-Baptiste aurait été membre de la communauté et Jésus serait allé s’initier auprès des Esséniens, y puiser ses enseignements. Bref, le christianisme serait d'origine humaine, inspiré de la doctrine et les pratiques de la communauté de Qumrân. Cet écrit nie la spécificité de Jésus et de son Évangile. Mais la science dément : "Les hypothèses se reposent sur la spéculation et l'imagination. Aucune preuve d’un contact quelconque entre la communauté de Qumrân et Jean-Baptiste, Jésus ou autres premiers chrétiens"

Mais ce n'est pas le plus fou.... w00t.gif w00t.gif w00t.gif et là, accrochez vous, ça dépote!
Selon l'un de ces manuscrits, Jésus aurait eu un frère (jumeaux ou non, je ne me souvient plus) (Entre parenthèses, mais la c'est une remarque personelle, imaginez comme c'est pratique les miracles si on a deux Jésus jumeaux...)

Une autre rumeur cours : Jésus ne serait pas mort mais parti vers l'Extrème Asie (Inde, Chine), s'y serait uni à une femme et aurait eu deux enfants. Dont on croit avoir retrouvé un tombeau... Je ne me prononce pas, ce n'est pas officiel et c'est mon professeur d'épigraphie égyptienne qui nous en a parlé (il étudie les Manuscrits de la Mer Morte...)

Donc bon, ça fait beaucoup d'informations à droite à gauche. Ce qu'il ne faut pas oublié, c'est que ce sont les plus anciens trouvés (donc à priori les plus fiables) mais attention, souvent les textes ont été détournés par but politique (pour justifier le pouvoir d'un tel ou un tel, on étoffe un peu la réalité dans le sens où ça arrange...)

Pour moi, Jésus était un homme bon et sage, qui avait compris quelque chose d'important au niveau de l'humain, de la compassion etc... Et qui a voulu voir son monde s'apaiser en prêchant simplement la sagesse. Un peu comme Bouddha, un philosophe.
Je me suis souvent demandé si Jésus n'avait tout simplement pas cherché à partager ce qu'il pensait. Comme ses pensées étaient sages et novatrices, et qu'il était croyant, on a dit de lui que c'était le fils de Dieu. Peut être n'aurait il pas démenti à ce moment car il avait compris qu'ainsi, il serait plus écouté. Un mensonge pour rétablir l'amour, la sagesse, la compassion, moi je l'aurais fait...

Effectivement, si c'était vrai, ça foutrait l'Eglise en mauvaise posture. Je respecte beaucoup les croyants (de n'importe quelle religion) mais je ne supporte pas l'institution qu'est l'Eglise, qui a enfermé tous les textes dans une lithurgie tellement, tellement loin de la foi de départ. C'est une administration...
Si un dieu existe, et s'il a du bon sens, je ne pense vraiment pas qu'il ait dit à un élu :"Transmet à mon peuple qu'il doit réciter ça dans telle position" ou "Ne mange pas de cette viande-ci" et "Demande moi pardon en continu pour tout ce que tu fais" etc... etc... Y'a tellement de choses plus importantes!

Bref, un autre petit "hic" qui va mal dans la Bible, L'Exode. Donc selon la Bible, les Egyptiens maintenaient les juifs en esclavages et Moïse les aurait sauvé, en passant par la Mer Rouge jusqu'à la Terre Promise.
Seulement à l'époque ou c'est censé se passer (Séthi et Ramsès II), il n'y a pas d'esclavage en Egypte, ni de mouvement de populations (aucun texte, rien tout au plus on parle d'une famille de 200 personnes qui est rentrée en Palestine) mais rien à voir avec les milliers de juifs sauvés dans l'histoire.

Mon avis: Les Ecrits Religieux sont des maximes, des contes qui tendent à faire comprendre quelque chose pour augmenter en sagesse et spiritualité.
valoo_
oui c ça, en fait la bible est allégorique, je crois qu'il faut pas la prendre au pied de la lettre (comme le Coran d'ailleurs happy.gif ) parce que la vérité y est romancée... En plus il paraitrait que les traductions sont pas vraiment exactes!
superbiboune
C'est pas que les traductions sont pas vraiment exactes mais:

1 - la Bible (et je pense que c'est la même chose pour le Coran, ça l'est pour les Ecrits Sacrés issus des paroles de Bouddha) a d'abord été transmise par tradition orale pendant des centaines d'années. Ca n'est que plus tard, vers le VIIème (sauf les manuscrits de la Mer Morte) que cette tradition orale est fixée par écrit. Et ensuite, jusqu'à l'imprimerie, ce sont des moines qui recopient et recopient les recopies etc... Bonjour la fiabilité du renseignement!

2 - Et puis, tu as raison, côté traduction ça pêche tout simplement parce que la compréhension pèche... J'ai bien vu en épigraphie égyptienne comme un tout petit "dessin" mal fait, ou avec un bout oublié par le scribe (qui ne sont pas infaillibles et font des fautes comme tout le monde), peut engendrer une traduction complètement fausse...

Bref, beaucoup trop d'incertitudes...
superbiboune
QUOTE
t'imagines? le fondement de la religion chrétienne.... qui a engendrée le monde occidental tel qu'il est actuellement


En fait, je vais te dire ce qui a déterminé le monde occidental d'aujourd'hui.

Replaçons nous dans le contexte.
Dès l'antiquité, il existe une grande césure entre le monde de l'Occident (autrement dit la Grèce) et le monde oriental (autrement dit les puissances qui se sont succédées en Mésopotamie)

Vers 500 avant, Athènes a constitué sa Démocratie, ainsi qu'une ligue entre les différentes cités-Etats de Grèce (Argos, la Ionie etc... Car loin vers l'est se dessine une menace redoutable : les armées perses de Darius, qui domine un très vaste territoir. Elles avancent vers la Ionie (une colonie gracque en Asie Mineure donc du même coté que les Perses)

Tout les oppose : les Grecs ont un régime démocrate, les Perses, une royauté.
Les grecs refusent tout signe de distinctions (des importants par rapport au moins importants), la hiérarchie des Perses passent par leurs parrures, bijoux, maquillages... Les Grecs sont très choqués par cette "féminité" et cet étalage de richesse. Alors que les Grecs se distinguent en rhétorique, en sport, en philosophie, en médecine, les Perses sont des guerriers, attachés à la nature. Ils reconstituent dans leur palais des zoos botaniques et animaliers qui accordent une grande importance aux parfums.

En 490, Darius commence ce qu'on appelera "Les guerres médiques" c'est à dire la Bataille de Marathon. C'est une victoire athénienne. Alors ,véxé et voulant venger l'humiliation de son père, Xercès se prépare pour une seconde offensive, celle de Salamine (480). C'est une guerre gigantesque qui se trame. On parle de 1200 navires perses, autant de grecs et de 10000 hoplites pour les deux camps.

Les grecs, meilleurs marins, coulent la flotte perse découragée et une infanterie de 40000 hommes mettra fin à la bataille. Mais tout ça n'a quand même tenu qu'à un fil...

ET C'EST CA QUI A DONNE A L'OCCIDENT SON VRAI VISAGE (les romains, fascinés par les grecs, leur ont tout empruntés, l'ont refilé au Moyen-Age jusqu'à nous... la philosophie, la médecine, le Théatre, les Jeux, les Universités, les Arts...)

Et si Darius ou Xercès avaient gagnés (je vous rappelle qu'il s'en est fallu d'un cheveu), le modèle oriental aurait été imposé. Plus de démocratie, ni de république mais une royauté... Plus de théatre, mais un plus grand attachement à la nature... L'acceuil du Christiannisme 500 ans après tout ça, je ne vous en parle même pas... Tout aurait été différent.
crepi
wahhh
c'est cool d'avoir une spécialiste parmi nous......

dans une église (pas loin de chartres)
il y a deux bénitier, le premier est devant jésus, l'autre devant un gros moche qui ressemble à un satyre, la légende veut que ce soit le frère de Jésus, le fils de Joseph.... (je vais rechercher desinfos làdessus)


Je vois aussi Jésus comme un philosophe, un jour je discutais avec un allumé dans la rue (un illuminé plutôt), et il disait, mais non jésus il était pauvre, il a pas étudié, il connaissait pas la philosophie (en résumé la philo c'est juste un truc chiant à l'école)
et dans la bible c'est écrit jésus il est humain et il est dieu en même temps alors on peut pas le comprendre, alors c'est une preuve que jésus et dieu existent (j'ai toujours pas compris) (ça fait un peu van damme en fait)


tok pourrait-il nous exposer ce qu'il se passait en extreme orient???
ça doit super intéressant de comparer
crepi
et les murs de Jéricho dans tout ça?

voilà la théorie de mon père: Jéricho était une ville fortifiée, mais ils avaient acheté des matériaux aux rabais, alors la première armée venue a tout cassé, comme excuse, ils ont inventé des trompettes ultra puissantes
superbiboune
QUOTE
il y a deux bénitier, le premier est devant jésus, l'autre devant un gros moche qui ressemble à un satyre, la légende veut que ce soit le frère de Jésus, le fils de Joseph.... (je vais rechercher desinfos làdessus)

Ouiii, j'veux bien...

De toute façon, il faut savoir une chose. Une partie de ce qui constituait la Bible n'a pas été reconnu par l'Eglise. On les appelle les Ecrits Apocryphes. C'est dans ces Ecrits que les Historiens de l'Art recherchent les détails de l'iconographie qui entoure Jésus. Et c'est là qu'on trouve le plus de détails et d'autres histoires...

Par ex: dans la scène de la crucifixion, on voit souvent, au pied de la croix, un crâne. Dans les Ecrits Apocryphes, on comprend ce que ça représente. Il est dit que lorsque Jésus aura racheté le Péché des Hommes, la boucle sera bouclée en quelque sorte et cela rachètera tout les pêcheurs jusqu'au premier, c'est à dire jusqu'à Adam et le crâne de celui-ci rejaillira de terre. Avant d'étudier ça, on pensait que c'était simplement parce que Jésus à été crucifié au Mont des Oliviers, une nécropole... (donc normal q'il y ai des crânes)... Mais non!

Voilà, dans les Ecrits Apocryphes, non reconnu par l'Eglise, il doit déjà y avoir des choses dérangeantes pour l'Institution, comme dans les Manuscrits de la Mer Morte. Les artistes étaient au courant, peut être, d'un bout de l'histoire non reconnu...
(L'art à la base est religieux, j'irai même plus loin la création est religieuse, bref c'est un peu compliqué. Les artistes (peintres...) de la Renaissance étaient obligés d'avoir des sujets religieux pour vivre de leur art. Mais souvent, ils se sont servis de cette obligation pour se moquer de l'Eglise.

Un exemple que j'adore: La crucifixion où on voit, comme décrit dans la légende, les soldats tirer la tunique et les affaires de Jésus à la courte paille. Sauf que c'est pas à la courte paille mais au "court clou" (ceux qui n'ont pas servi à clouer Jésus...) J'ai trouvé ça très caustique. Dans le même tableau, on voit ledit crâne d'Adam en train de se faire chahuter par un chien qui lèche ce qui -il faut bien le dire- reste de viande. Ah mortel!)

QUOTE
tok pourrait-il nous exposer ce qu'il se passait en extreme orient???
ça doit super intéressant de comparer
012.gif
superbiboune
QUOTE (crepi @ Nov 13 2003, 02:40 PM)
et les murs de Jéricho dans tout ça?

voilà la théorie de mon père: Jéricho était une ville fortifiée, mais ils avaient acheté des matériaux aux rabais, alors la première armée venue a tout cassé, comme excuse, ils ont inventé des trompettes ultra puissantes

Eh bien, en ce qui concerne Jéricho, je t'avoue que je ne m'étais jamais posé la question.

Il s'agit donc de Josué qui, à la suite de Moïse, mène les Hébreux vers la Terre Promise entre 1500 et 1200 av. J.-C. Il assiège Jéricho avec son armée, porteuse de l'arche d'alliance et de sept prêtres qui sonnent les Trompettes. Le septième jour les murailles seraient tombées.

Eh bien, à mon avis, la même chose : une fable, destinée à faire comprendre quelque chose. Si tu veux, je pense pas que les habitants de Jéricho pour se justifier ont inventés les trompettes... C'est plutôt les Hébreux qui, pour donner une dimension divine à leur victoire, les ont inventé.

Mais la "Théorie de ton père" (j'adore, mon père aussi à toujours tout pleins de théories...) est plutôt dans le juste. Matériel au rabais non mais peut être pas assez de défenses... Le problème de l'architecture de terre, c'est qu'elle est très facilement "abimable" par l'eau... Si tu voulait garder un mur, il fallait le passer au lait de chaux, ou un enduit quelconque 2 fois par an... Sinon, ça risquait bien de s'écrouler tout seul.

Alors? Une muraille en brique crue déjà très endommagée qui s'est écroulée seule au bon moment? Une muraille de brique crue endommagée qui s'est écroulée à cause des vibrations de toute une armée et de 7 Cors puissants?
Une armée qui a assiégé une ville et qui l'a fulguremment vaincue sans éccroulement de murailles du tout... Va savoir innocent.gif
crepi
oui des murs qui n'ont pas résisté aux coups moindres de bélier ou de catapulte (si ça existait)

hé hé, ce sont les gagnants qui écrivent l'histoire

prends sauron et les elfes
en fait sauron, il était cool, mais il a perdu et disparu
alors ils ont pu raconter ce qu'ils voulaient, c'est eux qui étaient pourris et qui ont volé les silmarils et tout et tout, sauron, il voulait juste les récupérer
superbiboune
"hé hé, ce sont les gagnants qui écrivent l'histoire"

De la même façon ceux qu'on a appelé "les tyrans" dans l"histoire antique était souvent "des gentils", des gens du peuple qui soulevaient les pouvoirs en place trop étouffant et voulaient rendre la liberté à leur peuple... Mais comme l'histoire à été ecrites par les "importants", ça donne : en l'an x le tyran untel a usurpé le pouvoir...

Comme les irakiens qui veulent reprendre la direction de leur pays et le libérer , les ricains les appellent "terroristes"... Si c'est pas malheureux!
crepi
c'est ça d'avoir un président d'extrême droite!!! (je parle du président de l'irak et de celui des etats unis)
quand je pense au scandale qu'on avait eu avec l'Autriche....
et avec JM, qui avait été nommé, je le rappelle de manière absolument démocratique!!! (pour le premier tour)
Seth
Je sais que le topic date un peu, mais je voudrais juste signaler que recement, une tombe datant de l'epoque a été retrouvée.
Dessus etait ecrit: Joseph, frere de Jesus.
crepi
ohhh
tu as lu ça où on pourrait voir la'rticle en entier? c'est terrible ce que tu annonces là, c'est pas juste un journaliste qui ne savait pas quoi écrire ou un archéologue à qui il ne restait plus de temps pour terminer son rapport?
Solan
QUOTE
Je sais que le topic date un peu, mais je voudrais juste signaler que recement, une tombe datant de l'epoque a été retrouvée.
Dessus etait ecrit: Joseph, frere de Jesus.


ohmy.gif Sa me rappel étrangement le scénario du film "Le tombeaux"

Aurait tu un site ou un article traitant du sujet Seth ?
superbiboune
Oui, ça m'intéresserai aussi parce que je crois avoir déjà eu vent de cette histoire, mais je ne me souviens plus les circonstances... unsure.gif
krichou
je ne parlerai que de ce que je connais, donc je ne remonterai pas jusqu'aux premiers siecles, mais le crane representé sous les crucifix et autres calvaires dont tu parle sbib, representait au moyen age l'endroit ou finiront tout les hommes.... la mort.
ce crane, rappele aux gens qu'il n'est pas necessaire de faire des fultilitées car roi ou mendiant, tous sont egaux devant la mort...
mais les representations datant du moyan age sont pleines de symboliques de ce genre...
crepi
ah mince moi qui était désormais convaincu que c'était le crâne de ... comment déjà Adam?? dont la mort de Jésus pardonnait les péchés...
superbiboune
Ben ça peut être une double image! Super intéressant! w00t.gif

L'interprétation d'Adam est sûre : c'est dans les Ecrits Apocryphes. Mais ça ne se contredit pas. biggrin.gif

Demrach
QUOTE
Selon l'un de ces manuscrits, Jésus aurait eu un frère (jumeaux ou non, je ne me souvient plus) (Entre parenthèses, mais la c'est une remarque personelle, imaginez comme c'est pratique les miracles si on a deux Jésus jumeaux...)




oui et ses meme moi qui l'avais dis en premier sur ce meme forum . . .




QUOTE
Pour moi, Jésus était un homme bon et sage, qui avait compris quelque chose d'important au niveau de l'humain, de la compassion etc... Et qui a voulu voir son monde s'apaiser en prêchant simplement la sagesse. Un peu comme Bouddha, un philosophe.




Bhouddha est Lucifer . . .
crepi
ouais c'est la fête du slip!!!!!

t'entends quoi par bouddha est lucifer? c'est une phrase tirée d'un film que je n'ai pas vu? de l'humour? une réalité qui m'était inconnue?
Demrach
ils ont le meme nom
besTOF
J'avais entendu parler de ces parchemins retrouvés dans des jarrhes dans l'émission " Les grandes Enigmes de l'Histoire (ou de la Vie, je ne sais plus) " sur France 2. Ces derniers remettaient effectivement en question la Bible et, le Vatican bien qu'informé, avait préféré ne pas y donner suite.

En tout cas c'est impressionnant tout ce que tu nous as appris superbiboune wink.gif

Pour ma part je ne peux dire que je crois en la religion ou même que je n'y crois pas. Je dirais seulement que j'ai ENVIE d'y croire parce que finalement c'est la meilleure chose qui puisse nous arriver. Toujours est-il que pour le moment je ne crois que ce que je vois surtout quand on apprend de telles découvertes soudainement qui peuvent tout chambouler dans nos esprits. Et quand on voit à travers notre Histoire les grandes catastrophes occasionnées par la religion, on se dit quelquefois que l'on ferait bien de bannir ce terme de notre vocabulaire...
Demrach
Bouddha = porteur de lumiere

Lucifer = porteur de lumiere
Dague d'Ebène
QUOTE (besTOF @ Aug 31 2004, 11:04 PM)
Et quand on voit à travers notre Histoire les grandes catastrophes occasionnées par la religion, on se dit quelquefois que l'on ferait bien de bannir ce terme de notre vocabulaire...

La religion n'est pas un mal. Ce n'est pas elle qu'il faut bannir mais les gens qui en font une mauvaise utilisation wink.gif
Demrach
comme Bush parce-qu'il est sataniste
Dague d'Ebène
Nan. Bush n'est pas sataniste. Mais ramoli du cerveau ou manipulé par le capitalisme, sans doute.

excl.gif Revenons au sujet initial du topic, svp : Les Manuscrits de la Mer Morte wink.gif
Demrach
non Bush fais parti des skull and bones et fait des truc satanique mad.gif mais oui ses bien un ramoli du cerveau probablement accose de trop d'alchool . . .




je devrai peut-etre faire un topik sur Bush avec des preuve et tous . . . tu sais lire l'anglais Dague ??




QUOTE
Nan. Bush n'est pas sataniste. Mais ramoli du cerveau ou manipulé par le capitalisme, sans doute.



je pensais la meme chose que toi avant . . .
Atil
"J'attends de pouvoir (un jour) avoir accès à la translittération et la traduction de Qumran, si c'est possible... "

---------->Acheter "Les manuscrits de la mer morte" par michel Wise, martin Abegg, jt et Edward Cook (chez Tempus : www.editions-perrin.fr)



Au IIe siècle avant JC fut fondée la secte des Esséniens (résultat de l'éclatement de la congrégation des Assidéens), prés de la Mer Morte, qui considèraient que leur foi est la seule vraie. Ils se voulaient les plus "purs", les plus conservateurs, ceux qui tentent de revenir à la pureté de la parole divine. Ils mentionnaient les "pauvres en esprit" et attendaient la venue d'un Messie, la Rédemption et la survenue du "Royaume" : La fin des temps proche où viendrait un monde parfait. Ils se désignaient "fils de lumière" et croyaient au "Saint-Esprit". Pour les sectateurs, le mauvais penchant, la prédisposition au péché existaient en chaque homme : C'était la "chair".
Selon Philon, ils étaient apiculteur et végétariens, faisaient voeux de silence et croyaient en l'immortalité de l'ame. Ils pratiquaient la médecine tout comme la secte juive des "thérapeuthes" qui soignaient par imposition des mains dans la région d'Alexandrie en Égypte (ceux-ci étaient probablement une branche des esséniens puisque le grec "thétapeuthe" et l'araméen "assaya" veulent tout deux dire "guérisseur").
Selon Pline et Josèphe, ils avaient les cheveux longs et portaient des vètements blancs. Ils menaient une vie communautaire, sans femmes, sans argent et la mise en commun des biens était de rigueur (c'étaient donc des sortes de moines). Ils vivaient sur les rives du Jourdain et sur la rive ouest de la mer morte.
Nous savons depuis les découvertes des manuscrits de la Mer Morte (à Qumrân)comment les esséniens travaillaient et leur manière de vivre. Leur noyau dur est donc bien défini localement. Ils vivaient comme des moines, pratiquaient le baptème et se ressemblaient pour les rituels et les repas.
Jean Baptiste était trés probablement un essénien. Comme eux, il vivait ascétiquement et pratiquait l'apiculture ainsi que le rituel du baptème.
On notera qu'il a baptisé Jésus dans le Jourdain dans un lieu situé à seulement 7 km de la communauté essénienne de Qmran.
Il est trés probable que Jésus ait été initié par les esséniens de Jean Baptiste et qu'il ait appris chez eux la médecine .
Dans le "Rouleau de Safed", il est dit que Yeshai (Jésus) avait été élevé et éduqué par des moines esséniens, puis qu'il fut l'élève de l'essénien Josué ben Parakhai (Joseph). Devenu le chef d'un groupe d'esséniens, Yeshai fut condamné à mort pour incitation à la rébellion contre l'empire; mais parvint à s'enfuir.
Origène (185-254), dans le "Contra Celsum", dit ceci : "...Sa famille étant pauvre, Jésus fut envoyé chercher du travail en Égypte ; et lorsqu'il y fut, il y acquis certains pouvoirs magiques que les égyptiens se vantaient de posséder" (C.C. I, 32 5. Cf. I, 28 10, 33 19 et 69 20. Cf. R.C. p. 355). Il est probable que cela signifie que Jésus avait appris à guérir par imposition des mains auprés des esséniens thérapeuthes d'Alexandrie.
On remarquera que la Cène des Evangiles canoniques est de type essénien, plus aucun chercheur ne le conteste : A Qumrân, un repas était pris en commun au cours duquel un prêtre bénissait le pain et le vin. (Source : Herschel Shanks L'énigme des manuscrits de la Mer Morte). On remarquera aussi que Jésus pratiquait la Pâque avec plusieurs jours d'avance sur les juifs (Jean 13.1-5) : en fait il suivait le calendrier solaire des esséniens et non le calendrier lunaire des juifs.
Par la suite, Jésus semble s'être plus ou moins séparé des esséniens (qu'il devait probablement trouver trop dogmatiques) pour former la secte des nazaréens. Les disciples de Jean Baptiste qui l'avaient pris au début pour le messie, sont alors devenus sceptiques et lui ont demandé "es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ?" (Matthieu 11.3)
Que sont devenus ensuite les esséniens , aprés la mort de Jean Baptiste et de Jésus ?
Selon Hippolyte (Philosophoumena ou Réfutation de toutes les hérésies, début du IIIe siècle livre IX, § 26): "(Les Esséniens) se sont divisés au cours du temps et ils ne respectent pas l'ascèse de la même façon étant groupés en quatre groupes : certains parmi eux, par exemple, pratiquent l'ascèse au delà du nécessaire, ils ne touchent jamais à la monnaie, disant qu'il ne faut ni porter, ni regarder, ni fabriquer une image... D'autres, lorsqu'ils entendent quelqu'un discourir de Dieu et de ses lois, et s'il se trouve ne pas être circoncis, on le guette seul à un endroit et le menace de mort s'il ne se fait pas circoncire. S'il refuse d'obéir, on ne lui pardonne pas, mais on l'égorge. C'est par de tels incidents qu'ils ont obtenu leur nom, se faisant appelés Zélotes ou Sicaires par certains (groupe de terroristes anti-romains). Le troisième groupe d'entre eux n'appelle Seigneur personne sauf Dieu, même si on les torture ou tue..."
Il paraît évident, d'après les écrits de Josèphe (Guerre des Juifs, II, 567) que les esséniens et les Zélotes ont participé à la grande révolte de 66-73 contre les occupants romains. Josèphe relate qu'au début de la révolte le commandant de l'important secteur central était un certain Jean l'Essénien. Yadin estime qu'un nombre considérable d'Esséniens s'est joint à la rébellion, ce qui, selon lui, explique la présence du rouleau de la secte de Qumran à Masada (dernière forteresse juive à être tombée entre les mains des romains).
Aprés l'échec de la révolte, les esséniens semblent s'être repliés vers la Pérée (Transjordanie) ou, plus tard, Anne de Jérusalem décrira l'existance d'"Ebionites esséniens".




Atil
On pense souvent que "Jésus le nazaréen "signifie "Jésus de Nazareth". Mais ce n'est la qu'une interpolation : Le village de Nazareth n'existait probablement pas à cette époque (L'évangile de Luc -IV, 29 dit que Nazareth est située sur une colline. Or la ville de Nazareth actuelle a été bâtie non sur une colline, mais dans une vallée, au pied d'un cercle de petites collines). Aucun auteur du Ier siècle, juifs y compris, ne mentionne le nom de la bourgade.
Jésus n'était pas de Nazareth !
L'adjectif nazaréen entendu comme "homme du village de Nazareth" résulte d'une erreur de traduction de compilateurs tardifs. "De Nazareth" ou "nazaréthain" se traduit en grec par Nazarethenos, Nazarethanos, ou Nazarethaios et non par Nadzarenos, Nadzôraios, Nadzôrenos ni même Nadzarénos comme on le trouve dans les Évangiles (= "nazaréen"). Nazareth/Nazara s'écrivait en hébreu avec un Tsadé (qui est rendu en français par un Z), et en grec par un Sigma et non par un Dzéta.
Le nom "nazaréen" ou "naziréen" vient de l'hébreu "nazir" (avec un Zaïn), devenu en grec "Nadzaraois" (avec un Dzéta) et désigne un homme "saint" ou "consacré", voué au service de dieu. L'ancien testament indique les règles que devaient suivre ceux qui faisaient voeux de naziréat : ils ne devaient pas boire d'alcool, ne pas se couper les cheveux et ne pas s'approcher d'un cadavre, (Juges. 13 et Nombres. 6).
Jésus était donc un nazaréen consacré à Dieu (Le mot grec "khrestos/christ" veut également dire "oint" ou "consacré") et ses disciples portaient aussi, au début, ce nom de nazaréens : c'était la secte des nazaréens.
Pour les arabes, par exemple, les chrétiens sont désignés par le terme "an-Nasârâ" et, chez les juifs, par le mot "nozaris" dans le Talmud (Agobard, évêque de Lyon au IXe siècle, écrivait : «Dans toutes leurs prières, les juifs maudissent chaque jour sous le nom de Nazaréens notre Seigneur Jésus-Christ et les chrétiens»).

Les disciples de Jésus étaient tous d'origine juive et n'avaient pas rompu leurs attaches avec le judaïsme. Ainsi, le livre des Actes des Apôtres nous montre à plusieurs reprises les premiers chrétiens (qui portaient alors le nom de nazaréens) fréquenter le Temple de Jérusalem et les synagogues. Ils continuaient à pratiquer la Torah : circoncision, interdits alimentaires, sabbats faisaient partie du patrimoine commun des nazaréens et des autres Juifs. Tout ce qui distinguait le nouveau mouvement, c'était sa croyance que le Messie était déjà venu.
Tout fut remis en cause par l'arrivée de Paul. Si les dirigeants de la communauté nazaréenne de Jérusalem (Jacques, frère de Jésus, et les apôtres) voyaient le nouveau venu avec un mélange de sympathie et de scepticisme, certains commencèrent à s'inquiéter sérieusement quand on apprit que Paul, non content de constituer des communautés composées principalement d'anciens païens, ne leur demandait rien d'autre que la conversion intérieure et le baptême. Les opposants à Paul estimaient que la conversion au Messie étant une conversion à une forme de judaïsme, il fallait exiger la circoncision et l'observation intégrale de la Torah. C'est en l'an 49 qu'eut alors lieu ce qu'on appela depuis le «concile de Jérusalem», dont le récit figure au quinzième chapitre du livre des Actes des Apôtres : Jacques et les apôtres proposèrent un modus vivendi dont la teneur est à peu près la suivante : Paul garderait toute liberté d'évangéliser les non-juifs sans leur demander la circoncision et les autres observances de la Torah. Pendant ce temps, Jacques présiderait aux destinées de l'autre groupe, celui des nazaréens d'origine juive, qui continuerait à pratiquer la Torah pour marquer son lien avec le judaïsme palestinien ambiant.

On connaît la suite de l'histoire : l'expansion rapide du mouvement «chrétien» autour du bassin méditerranéen, sous la houlette de Paul. Malgré des rapports qu'il dit fraternels avec Jacques, Paul a sujet dans ses épîtres de se plaindre de nazaréens provenant «de chez Jacques» et qui continuaient de polémiquer avec lui.
A terme, on aboutira à un renversement de la situation. L'Église primitive des nazaréens s'effondrera vers 70 et le pagano-christianisme paulinien entamera sa destinée triomphale : triomphe de Paul sur ses adversaires, les premiers apôtres de Galilée. Paul n'avait pas de scrupules à dépouiller d'autres Eglises (II Cor. XI, 8). « Sans effusion de sang, il n'y a pas de pardon », prétend-il. C'est pourquoi il envoie ses ennemis à Satan (I Cor. V, 5 et I Tim I, 20).
C'est Paul qui est véritablement le fondateur du christianisme, car c'est lui qui propagea le culte d'un dieu qu'il appelait Chrîstos (ce qui veut dire le Bon, le Secourable, le Compatissant) et c'est du nom de ce dieu que Paul et ses partisans tirèrent leur nom de "chrétiens". Il proclamait que ledit Jésus-Christ réunissait en lui les deux natures, humaine et divine. (Cette doctrine s'apparentait étroitement à d'autres religions de salut qui avaient cours à cette époque). Inutile de dire que pareille doctrine était totalement étrangère aux premiers nazaréens... qui seront en conséquence déclarés "hérétiques".
Après la lapidation de Jacques en 62 et la révolte juive de Menahem (le "consolateur") en 66-67 , la communauté nazaréenne de Jérusalem reçut par révélation l'ordre de quitter Jérusalem (J.M. Magnin "Notes sur l'Ebionisme", POC XXIII [1973], 265). Dirigée par Syméon, elle chercha refuge en Basanitide dans la région de Kokba au sud-ouest de Damas et à Pella en Décapole (Cette migration fut décrite par Eusèbe et Épiphane). La, elle se mèla aux Baptistes Esséniens qui avaient fait de la Pérée (la Transjordanie de nos jours) leur terre d'élection aprés la destruction de leur centre de Qmran par les romains en 68.

Vers 70 Pline localise des Nazerimis dans le nord de la Syrie. Plus tard des données fournies par Eusèbe de Césarée, Épiphane et Saint Jérôme (en 404) font état de sectes nazaréennes (les "hérétiques Nasaraioi") réfugiées en Syrie et en Jordanie qui, outre qu'elles reconnaissent en Jésus le Messie, continuent de pratiquer la circoncision et les autres commandements de la Torah. Pour ces nazaréens, Jésus était un grand prophète, il était le Messie annoncé par les Écritures, mais il n'était qu'un homme. IIs avaient Paul et ses écrits en exécration et ne manquaient pas une occasion de l'anathématiser comme le pire imposteur de l'histoire de l'humanité. Epiphane (367 - 404) distingait d'ailleurs les Nasaraéens juifs (Nasaraioi) des Nazoréeans chrétiens (Nazoraioi) : "ils (les Nazoréeans chrétiens) ne se sont pas appelés Nasaréens ; la secte des Nasaraéens était d'avant le Christ et n'a pas connu le Christ... Quand aux Nasaréens, ils étaient des juifs par la nationalité... Moïse, selon eux, n'a pas écrit le Pentateuque... Moïse était reconnu par eux et ils croyaient qu'il avait reçu les lois de Dieu. Non les 10 commandements, cependant, mais une autre lois qui a été ensuite falsifiée... Ils ont accepté d'autres écritures en plus de la loi, bien qu'ils aient rejeté la plupart des prophètes qui sont venus après".

Des nazaréens s'étaient aussi installés en Perse. L'inscription de Kaftir, à Naqsh-I-Rustam, mentionne les différents sectes religieuses qui ont fait face à la persécution pendant les premières années du règne de Shapur (241 à 272) : "... des juifs (YHWD-y), des moines bouddhistes (SMN-y) ... des brahmines (BRMN-y).... des nazaréens (N'C-SL-R'-y) des chrétiens (KL-RSTYDAN)... des MKTKY-y... et des Zandik (ZNDYK-y) ont été conduits dehors."

Il existait une autre branche des nazaréens : les ébionites, végétariens aux moeurs austères établis en Transjordanie, qui niaient la divinité de Jésus Christ et utilisaient l'" évangile des Ebionites" (connu par des citations d’Epiphane vers 315-403 apr. J.-C.). Un autre écrit, rédigé en hébreu ou en araméen, est cité par Jérôme : "l'évangile des Nazaréens", utilisé en Syrie.
Le mot "Ébionite" vient de l’hébreu “ebion”, qui signifie "pauvre". Le groupe est mentionné par Irénée (Adv. haer., 1, 26, 2) et par Origène (Contr. Cels., 11, 1). Outre le bain rituel quotidien, ils avaient une immersion spéciale (c'étaient donc des baptistes comme les esséniens). Ils niaient la naissance virginale de Jésus ainsi que son appartenance à une trinité. Ils rejettaient également son aspect salvateur : pour eux, la mission de Jésus était seulement d’enseigner. Il n’avait pas voulu supprimer la Loi ; cette suppression étant l’œuvre de Paul, leur grand adversaire. Ils prétendaient défendre la vraie pensée de Jésus contre la déformation que le paulinisme lui avait fait subir.
Anne de Jérusalem distingue les "Ebionites proprement dits", "purs" ou "pharisaïques", des "Ebionites esséniens".
Ces "Ebionites esséniens" sont probablement nés de la fusion des nazaréens avec les derniers esséniens de Jean Baptiste ... "lesquels accusaient Jésus d'avoir perverti les doctrines de Jean " (Codex Nazarenus, Vol. 11 page 109). "Leur croyance était que le Jésus n'était pas le fils de Dieu, mais simplement un prophète qui voulait suivre Jean ". (Origène, Vol. 11 page 150).
Epiphane disait : "Seuls quelque rares Nazoréens doivent toujours exister en Egypte supérieure et au delà de l'Arabie, mais le reste des Osséens (Esséniens), qui demeuraient au-dessus de la mer morte et de l'autre côté avec les Sampsaeans se sont associés aux Ebionites."

Actuellement, ces "Ébionites esséniens" n'ont pas tous disparu : leurs descendants sont les mandéens. Le mandéisme désigne la religion pratiquée par une secte dont les derniers survivants, quelques milliers, se trouvent actuellement près des rives du golfe Persique, dans la région de Bassora.
Leur livre sacré, le Haran Gawaita, dit qu'ils sont venus de Palestine en passant par la Syrie et en remontant l'Euphrate. La secte mandéenne a été révélée en 1652 par un missionnaire carme, qui décrivait ses membres sous le nom de «chrétiens de saint Jean». D’après l’étymologie, les «mandéens» (mandaya) seraient les hommes de la connaissance (manda), mais ils désignent eux-mêmes leurs prêtres du nom de "nasuraia" ("nazoréens") et leur doctrine du nom de Nasaruta ("nazoréisme").
Ils pensent que leur religion leurs vient d'Adam qui l'a recue directement de Dieu (Mana). Leur derniers grands professeur et guérisseur étaient Jean-Baptiste. Par contre ils considèrent Jésus comme un faux messie qui prétendait être une incarnation de Hibil-Ziwa, le sauveur des Nazoréens. Pour eux le vrai messie s'appelle Enosh-Uthra.
Ils mangent trés peu de viande car tuer leurs est interdit. Ils pratique le baptème quotidiennement avant lever de soleil et n'emploient aucune image, aucune statue pour prier.
Il y a des conditions diététiques strictes et le célibat est interdit tout comme la circoncision.
Leur cosmologie semble inspirée des gnostiques. Dieu est le roi de la lumière qui demeure dans le monde le plus élevé. Les mondes inférieurs comprenant la terre sont la maison d'un mauvais esprit femelle appelé Ruha. Celui-ci a donné naissance à des entités innombrables, certaines bonnes et certaines mauvaises, dont "les douzes", identifiés avec le zodiaque, et "les septs", identifiés avec les sept planètes inspiratrices des 7 fausses religions (Jésus ne serait autre que Nabu, c'est à dire Mercure). Entre Dieu et ce monde il y a des éons appelés Utras, le plus élevé est Abel le brillant (qui s'est incarné dans Jean-Baptiste). Le livre Ginza explique qu'une émanation de Dieu, Abathur, a donné à naissance à Ptah-il le créateur du monde. La terre est un endroit foncé, créé hors des eaux noires de Ruha. Mais les eaux ne se solidifiaient pas jusqu'à ce qu'elles aient été mélangées à un peu de lumière fournie par Abel le brillant.

Un autre nom est attribué aux ébionites, celui de sabéens ou sabaya («baptistes»), qui souligne l’importance prise dans cette secte par les rites du baptême. Les anciennes listes semblaient déja connaitre ce nom :
Epiphane citait diverses sectes juives : "Les Sadducéens, les Pharisiens, les Hémérobaptistes, les Osséens (Esséniens), les Nasaraeans et les Hérodiens." Ils vivaient "... en Nabatène, Iturée, Moab et le pays autour d'Areopolis, les régions se trouvant au-dela de la Mer Morte ".
Eusebe citait les travaux d'Hégésippus qui a classé les anciennes sectes juives pratiquant le baptème : "il y avait divers groupes de circoncis, parmi les enfants d'Israel, tous hostiles à la tribu de Juda et du Christ. C'étaient les Osséens (Esséniens), les Galiléens, les Hémérobaptistes ("qui se baignent tous les matins"), les Masbuthéens (les "baigneurs quotidiens", de la racine Masbuta = "plonger dans l'eau"), les Ébionites-Nazoréens, les Sampséens (Sabéens), les Elchasaites, etc..."
Les constitutions apostoliques donnaient la liste d'hérésies juives suivantes : ... les Sadducéens... les Pharisiens... les Basmothéens... les Hémérobaptistes... les Ebionites... les Esséniens. "
Lucien de Samosta, lau 2ème siècle, parlait d'un groupe sur le fleuve Euphrate en Syrie du nord. Ces "baigneurs quotidiens" se levaient à l'aube pour se baptiser : ce devait être des hémérobaptistes ou des Masbuthéens.
Les noms Sampséens/Sabéens, Masbuthéens , et Basmothéens, viennent tous de la racine "Subbi" qui veut dire "Baptistes".
Dans le Coran, les sabéens sont appelés "as-Sâbi'ûn" et ils sont considérés comme faisanr partie des "gens du livre" (ahl al-kitâb) comme les juifs et les chrétiens. Il ne faut pas les confondre avec les chaldéens de Harrân (des paiens adorateurs du dieu lunaire Sin) qui ont repris ce nom vers 830 pour ne pas être persécutés par les musulmans. Al-Biruni d'Ahmad (972 à 1048) divisait les Sabéens en deux groupes. Il écrivait que le premier groupe était celui de Harran et l'autre celui de Wasit dans le Sawad Al-Irak. Il déclarait que celui d'Irak était celui des vrais Sabéens.

Selon le Coran, l'oncle de Khadija, femme de Mahomet, aurait été un chrétien parlant l'hébreu. Il est trés probable qu'il était un nazaréen ou un sabéen. il est trés probable aussi qu'il ait fortement influencé Mahomet dans son rejet des doctrines de la trinité et de la divinité de Jésus. D'ailleurs les arabes païens ont un instant cru que Mahomet était un sabéen.
Rabi'ah 'ibn 'Ubbad et ibn Abi Rabah ont écrit : "j'ai vu le prophète quand j'étais un païen. Il disait au peuple 'si vous voulez vous sauver, acceptez qu'il n'y a aucun autre Dieu qu'Allah '. A ce moment j'ai vu un homme derrière lui qui a dit 'C'est un sabi.' Quand j'ai demandé qui il était, lui, on m'a dit qu'il était Abu Lahab, oncle du prophète."
Ibn Jurayi (qui a vécu au 8ème siècle) a écrit : "il (Mohamed) est un Sabéen".
Et Ibn Zayd (798) a écrit : Le prophète et ses compagnons sont mentionnés comme étant des Sabéens" comparant Mahomet aux Sabéens.

Mani, fondateur du manichéisme, semble avoir été influencé également par le mandéisme en même temps que par le zoroastrisme. Al-Nadim a écrit en 995 au sujet d'une secte baptiste qu'il appelle Sabéens Bata'ih (Sabéens des marais). Il les appelle également officieusement Mughasilahs ("les baptistes" ou "ceux qui se lavent"). Il n'y a aucun doute que ces personnes sont des Mandéens / Sabéens. Al-Nadim a écrit aussi que Futtaq, le père de Mani , a appartenu à ces Mughasilahs et qu'il a instruit son fils dans leur foi.

A noter que, selon Al-Nadim, la secte des Sabéens des marais aurait été fondée par Al-Hasih. Hors ce terme signifie "saint homme" et servait aussi à désigner Elchasai (Elkesai ou Helxai), fondateur de la secte juive des Elchasaites (ou Elcéséens) en Parthie (Iran).Ceux-ci étaient hostiles à Jean Baptiste et à Paul, et pensaient que Jésus n'était pas un dieu mais un ange s'étant réincarné dans plusieurs prophètes. Hippolyte, Epiphane et Origène racontent que vers 217 à 222, pendant le règne de Callistus, Alcibiades d'Apamée serait venu à Rome avec le livre de la secte des Elchasaites. Ce livre provenait de Serae, une ville de Parthie (Iran). Il aurait été apporté à Elchasai ("puissance cachée") par un ange géant. Et Elchasai l'aurait donné aux Sobiais (sabéens).
Epiphane a aussi entendu parler d'une secte judaisante vivant dans l'est de la Jordanie et de la mer morte, c'étaient les Sampséens (Sampsènes, Sampsites), qui pratiquaient une forme de baptème. Cette secte reconnaissait aussi Elchasai en tant que leur professeur et vénéraient son livre mais pas la Bible. Il est probable que leur nom de "Sampséens" était une forme du mot "Sabéens".



Atil
Selon le romain Sossionus Hiéroclès (dans "Aux chrétiens") Jésus , aprés la crucifiction, aurait fuit les juifs et aurait réuni un groupe de 900 "voleurs" dans la région de Damas.
C'est justement à 5 km de Damas que se trouve encore actuellement le lieu-dit "Mayuam i Isa" ("lieu ou a vécu Jésus"). L'historien persan Mir Kawand dit que Jésus y a vécu et enseigné aprés la crucifiction. (On remarquera que, d'aprés la Bible, c'est prés de Damas que Paul aurait rencontré Jésus).

Le père de l'église Irénée dit dans son livre "Contre les hérésies" que Jésus a vécu vieux, et est resté en "Asie" avec son disciple Jean, et quelques autres, jusqu'au temp de l'empereur Trajan, avant de mourir finalement. Hors le règne de Trajan a commencé en 98, alors que Jésus avait juste cent ans.

Selon Eusèbe de Césarée, Le roi Abgar 5 Ukkuma (Uchomo le noir) roi d'Osrhoène (capitale : Edesse / Urfa) de 09 à 46 ap.Jc, aurait écrit à Jésus pour lui demander de le soigner. Jésus lui aurait envoyé son disciple Thaddée.

Le perse Faquir Muhammed dit que, de Damas, Jésus aurait envoyé son apötre Thomas à Nisibis prés d'Edesse (pour en guérir le roi) avant de s'y rendre lui-même avec Marie.

L'historien persan Mir Muhammaddans ben Khawand est l'auteur, en 1417 du livre Rauza-tus-Safa fi Sirat-ul-Ambia wal Muluk wal Khulafa (jardins de la pureté sur la biographie des prophètes, des rois et des Califes).Dedans, il mentionne une tradition concernant une visite de Jésus et Marie à Nasibain :
"Jésus (la paix soit sur lui) a été appelé " le Messie" parce qu'il était un grand voyageur. Il portait une écharpe de laine sur sa tête et un manteau de laine sur son corps (comme les soufis). Il avait un bâton dans sa main ; il avait l'habitude d'errer d'un pays à l'autre et de ville en ville. À la tombée de la nuit il restait où il était arrivé. Il mangait des plantes des forêts, buvait l'eau des forêts, et voyageait à pieds. Ses compagnons, dans un de ses voyages, lui avaient une fois acheté un cheval ; il a monté ce cheval pendant un jour, mais comme il ne pouvait pas le nourrir, il l'a renvoyé. Voyageant dans son pays, il est arrivé à Nasibain. Avec lui étaient quelques uns de ses disciples qu'il avait envoyé dans la ville pour prêcher. Dans la ville, cependant, il courrait des rumeurs fausses et infondées au sujet de Jésus (que la paix soit sur lui) et de sa mère. Le gouverneur de la ville a donc arrêté les disciples et a appelé Jésus. Celui-ci a miraculeuxment guéri quelques personnes et a exhibé d'autres miracles. Le roi du territoire de Nasibain, avec toutes ses armées et ses personnes, est devenu alors un sectateur de Jésus. La légende de la descente de la nourriture, contenue dans le saint Coran, appartient aux jours de ses voyages."

Selon les textes apocryphes des "Actes de Thomas", Jésus et Thomas seraient ensuite allé à Adrapa (Andrapolis) en Paphlagonie.
Puis Jésus aurait obligé son disciple à aller chez Gundafor (Gondaphoros / Gondophares) roi d'Avanti qui régnait au Cachemire et dominait la Parthie et le Pakistan (20 à 48 ap.Jc). Par la suite, Jésus aurait rejoint Thomas à Taxila, en Inde vers 47.

Dans le "Rouleau de Safed" ou "Rouleau de Mehgheehlla", découvert en 1882 prés du lac de Tibériade, il est dit aussi que Yeshai (Jésus) fut condamné à mort pour incitation à la rébellion contre Rome, mais parvint à s'enfuir et voyagea jusqu'en Inde.

Le livre perse "Farhang Asafia" affirme que Hazrat Isa (Jésus) se faisait alors appeler "Yuz Asaf" ("chef des purifiés") et qu'il voyagea en Perse, afghanistan et Pakistan.

Gulam Ahmad (1839-1908), fondateur de la secte islamique Ahmadiyya, a maintenu que Jésus n'est pas mort sur la croix mais a atteint l'âge de 120 ans à Srinagar, capitale du Cachemire. Il a identifié Jésus avec Yuzasaf qui est vénéré par les musulmans.

Dans le livre Tarikh-i-Kashmir, l'historien persan Mullah Nadri fait mention de Yuz-Asaph / Jésus Christ, à la page 69. L'annotation de ce document énonce que six jours aprés sa crucifixion, Jésus aurait visité plusieurs endroits et rencontrés Zacharie, Marie et ses Disciples, puis serait parti alors pour une destination inconnue. À l'âge de trente-trois ans, il quitta la Palestine pour la Vallée Sacrée (Cachemire) :
"Raja Akh (dont nom était Ach), vint au trône (du Cachemire). Il gouverna soixante années. Il est dit qu'il fonda le village d'Achabaal dans l'arrondissement de Kothar. Après lui son fils, Gopananda, gouverna le pays sous le nom de Gopadatta (53-113) : beaucoup de temples furent bâtis mais, sur le Mont Solomon, le dôme du temple se craquela. Il envoya un de ses ministres nommé Sulaiman, qui était venu de Perse, pour le réparer. Les hindous protestaient que ce Ministre était un infidèle et appartenait à une autre religion.
Durant ce temps Hazrat Yuz-Asaf était arrivé de Bait-ul Muqaddas (le Sol Sacré) dans cette vallée sacrée pour proclamer ses prophéties. Il se consacrait lui-même, jour et nuit, à Dieu, et avait atteint des hauteurs de piété et de vertu, il déclarait lui-même être un Messager pour les gens du Cachemire. Il invitait les gens. Parce que les gens de la vallée avaient foi en ce Prophète, le Raja Gopadatta lui présenta l'objection des hindous (pour qu'il serve d'arbitre). C'est grace à la décision de ce Prophète que les ordre de Sulaiman, que les Hindous appelaient Sandeman, furent suivis au sujet du dôme.Cela se passait en l'année cinquante-quatre. Sur une des pierres des marches Sulaiman fit inscrire : 'En ces temps Yuz-Asaf proclamait ses prophéties', et sur l'autre pierre des marches il fit inscrire aussi : 'Yuz-Asaf était Yusu, Prophète des Enfants d'Israel'."
(Actuellement, au-dessus de la ville de Srinagar existe encore un temple connu sous le nom de "trône de Solomon", qui remonte au moins à 1000 av.Jc, et que le Roi Gopadatta avait restauré vers l'époque de Jésus).

Le volume 2 du Jami-uf-Tamarik indique que Yuz Asaf aurait visité Masslige, où il s'est occupé de la tombe de Sem, le fils de Noé..

L'historien Shaikh al Sa'id us Sadiq (mort au Khorasan en 962) écrit, dans le "Ikmal ud din", que Yuz-asaf / Jésus est allé deux fois en Inde et qu'il est mort au Cachemire :
"Yuz Asaf, après avoir erré dans beaucoup de villes, a atteint ce pays qui s'appelle le Cachemire. Il a voyagé loin et est resté là et a dépensé sa vie (restante) jusqu'à ce que la mort l'ait rattrapé : il a été élevé vers la lumière. Mais avant sa mort, il a appelé un de ses disciples, Ba'bad, qui le servait et était bien versé dans tous les sujets. Il lui a exprimé sa volonté et a dit : ` Mon heure pour quitter ce monde est venue. Continuez votre tache correctement et ne déviez pas de la vérité, et dites vos prières régulièrement.'
Il a alors dirigé Ba'bad pour préparer un tombeau au-dessus de lui (à l'endroit même ou il est mort). Il a alors étiré ses jambes vers l'ouest et la tête vers l'est et est mort. Que Dieu le bénisse."
Yuz Asaf enseignait en paraboles de la même manière que la Bible dit que Jésus a enseigné. Voici une parabole de Yuz Asaf qui met en parallèle celle célèbre du semeur mentionnée dans les évangiles :
"Quand un semeur sème, quelques graines tombent sur le chemin, et les oiseaux prennent les graines. Certains tombent sur la terre stérile, et quand elles atteignent la base pierreuse elles se désèchent. Une certaine partie tombe parmi les épines et ne se développe pas : mais la graine qui tombe sur la bonne terre, croit et apporte son fruit.
Le semeur est représente le sage, la graine représente ses mots de sagesse. Les graines prises par les oiseaux signifient les gens qui ne comprennent pas. Les graines sur la terre pierreuse sont comme les mots de la sagesse qui vont dans une oreille et sortent par l'autre.
Les graines tombées parmi les épines sont comme ceux qui entendent et comprennent mais n'agissent pas en conséquence. Les graines qui tombent sur la bonne terre sont comme ceux qui entendent les mots de la sagesse et leurs obéissent."

Dans le Rajatarangini (écrit par Pandit Kalhana), il est dit qu'Isana (Jésus) aurait sauvé la vie d'un certain Vazir au Cachemire.

En Inde, le Bhavishya Mahapurana indique que Isa-Masih (Jésus le messie) serait allé jusqu'au Ladakh ou Shalivahan (Shalivahâna), roi d'Ujjain, l'aurait rencontré en 48 prés de Srinagar (Ce roi est connu pour avoir fondé "l'ère Saka" afin de célébrer sa victoire contre le satrape Scythe Vikramaditya d'Ujjayini en 78). Contrairement aux évangiles, la date exacte de ce livre est clairement connue. Elle a été compilée par Sutta ou Viyas en l'an 115. (Jésus le Christ étant censé être mort à 120ans , ainsi ce texte aurait été compilé cinq ans avant sa mort) :
"Shalivahan, qui était un petit-fils de Bikrama Jit, a assuré le gouvernement. Il a vaincu les hordes hostiles des Chinois, des Parthes, des Scythes et des Bactriens. Il a dessiné une frontière entre les Aryens et le Mlecchas (= les non-Hindous). Un jour, Shalivahan, chef des Sakyas, est entré dans l'Himalaya. Là, dans la terre de Hun (= Ladakh, une partie de l'empire Koushan), le roi puissant a vu un homme assis sur une montagne. Sa peau était claire et il portait des vêtements blancs.
le roi a demandé à l'homme saint qui il était. L'autre a répondu : 'je suis UN fils de Dieu, né d'une vierge, ministre des non-croyants, ardent dans la recherche de la vérité.' Le roi lui a alors demandé : 'Quelle est votre religion?' L'autre a répondu, 'Ô grand roi, je viens d'un pays étranger, où il n'y a plus de vérité et où le mal ne connaît aucune limite. Dans la terre des non-croyants, je suis apparu en tant que Messie. Mais la démone Ihamasi des dasyus (barbares) s'est manifestée sous une forme terrible ; J'ai été livré à elle par les non-croyants et fini dans le royaume d'Ihamasi.
"Ô roi, prêtez votre oreille à la religion que j'ai apportée aux non-croyants : après la purification de l'essence et du corps impur et après avoir cherché le refuge dans les prières du Naigama, l'homme priera l'éternel. Par la justice, la vérité, la méditation et l'unité de l'esprit, l'homme trouvera son chemin vers Isa au centre de la lumière. Dieu unira finalement en lui l'esprit de tous les êtres errants. Ainsi, ô roi, Ihamasi sera détruite ; et l'image heureuse d'Isa, le donateur du bonheur, restera pour toujours dans nos coeurs ; et je suis appelé Isa-Masih (Jésus le Messie).' Après que le roi ait entendu ces mots, il a pris le professeur des non-croyants et l'a renvoyé vers leur terre sans pitié."(vers 16-33 du troisième khanda du Pratisarga parvan du Bhavishya Mahapurana)
(On notera ci-dessus que "l'homme saint" a employé l'article indéfini, "UN" en se décrivant comme, "UN fils de Dieu.". Cette appellation sert donc à décrire son statut spirituel, et non sa position littérale en tant que fils unique de Dieu.)

Dans le livre bouddhiste de "Balauhar et Budasaf", il est probable que Budasaf (Bud-Asaf ) soit la même personne que le Yuz Asaf des écrits musulmans. Ce livre dit ceci sur Budasaf :
Il a atteint le Cachemire, qui était la région la plus lointaine à laquelle il est allé, et y a fini sa vie. Il a laissé le monde et a légué son héritage à un certain disciple appelé Ababid qui l'avait servi. Tout ce qu'il faisait était parfait. Il l'a averti et lui à dit :
"On a trouvé un sanctuaire digne, on l'a décoré et on y a amené des lampes pour le mourant. J'ai assemblé la foule avec un visage vrai. Et maintenant je prépare mon esprit par mon ascension du monde, par la séparation de mon âme de mon corps.Obéissez aux commandements qui vous ont été donnés, et ne déviez pas du chemin de la vérité mais restez fermement dedans avec gratitude.
Ababid paut être le chef." Il a alors commandé à Ababid de niveler l'endroit pour lui ; il a étiré ses jambes dehors et les posa. Puis, tournant sa tête au nord et son visage vers l'est, il a trépassé."

Le Qisa Shazada Yuzasaph wo hakim Balauhar ("Histoire du Prince Yuzasaph et du Philosophe Balauhar") est la version urdue du Livre "Balauhar et Budasaf". Ce document vient du Khuda Baksh Library de Patna (Bihar, Inde).Voila ce qui est dit à la page 131 de ce livre :
"Parti de cette ville, il (Yuz-Asaf) visita plusieurs autres villes en prêchant aux gens. Puis il arriva à la capitale du Cachemire. Alors il appela tous les gens pour le Royaume de Dieu. Il resta là au Cachemire jusqu'au dernier jour de sa vie. A ce moment il appela un de ses disciples, qui était connu parmi les gens par le nom de Yabid. Ce disciple avait servi son maître avec beaucoup de dévotion et avait obtenu un haut statut dans la succession spirituelle. Dictant maintenant sa volonté, Yuzasaph dit : ' Maintenant en ces derniers moments mon esprit est prêt à voler vers l'Unité Sacrée. Il est nécessaire pour vous tous de suivre les Commandements de Dieu. Aucun ne devrait aller vers le mensonge en partant de la vérité. Vous devez tous adhèrer aux prières et vous hater vers la vérité.' Après avoir dit cela, il rendi son dernier soupir.Chers lecteurs, beaucoup de sagesse est contenue dans cette histoire. Comprenez la sagesse cachée et suivez les enseignements spirituels et moraux si bien que les désirs pour le monde matériel soient détruits dans vos coeurs." (Qisa Shazada Yuzasaph wo hakim Balauhar, p. 131).

Dans Le volume 2, Chapitre 2, pages 177 à 178 de son livre "Ain-ul-Hayat", Ibn-i-Muhammad Hadi Muhammad Ismail énonce ceci en ce qui concerne Yuz-Asaf :
"Il allait de ville en ville en prêchant. Il arriva finalement dans une ville de Cachemire. Il invita ses habitants à pratiquer la vertu et résida en ce lieu jusqu'à sa mort, et son sacré quitta son corps terrestre et alla reposer avec Dieu. Mais avant sa mort il appela son compagnon Ba'bad et lui fit construire un tombeau pour lui. Il posa lui-même sa tête vers L'est et étira ses jambes vers L'ouest, puis s'en alla vers le lieu d'éternité.

Le manuscrit thibétain Grugtha Thams-chand kyi Khuna dan Dod-Thsul Ston-pe Legs Shad Shel-gyi Melong contient aussi des informations au sujet de Jésus. Ce document thibétain, écrit par Le-zan Chhes-kyi Nima, était la traduction d'un document Chinois ancien appelé "L'histoire des Religions et des Doctrines - Le Miroir De verre" : En voici quelques portions pertinentes :
"Yesu, le professeur et fondateur de la religion, qui était né miraculeusement, s'est proclamé lui-même le Sauveur du monde. Il demandait à ses disciples d'observer les dix voeux (Dix Commandements), parmi lesquels il incluait la réalisation de la joie éternelle par les bonnes actions. Il prêchait que les actions néfastes plongent en enfer, la où il y a la misère et les tourment éternel. Un péché commis dans un état de pleine conscience ne peut pas être pardonné. Ceci est un des vertueux résultats venant des enseignements du Bouddha. Cette doctrine ne s'est pas propagée considérablement, mais a survécu en Asie pendant une longue période. L'information ci-dessus est dérivée des traités Chinois sur les religions et doctrines."

Selon les religieux böhns du Thibet, Esh ou Esses (Jésus) aurait voyagé dans leur pays et en Perse.

On dit que Jésus aurait enterré sa mère dans une ville s'appelant actuellement Mari (Muree en anglais) prés de la montagne Pindi Point, à l'est de Taxila et à l'ouest de Rawalpindi, à la frontière entre le Cachemire et le Pakistan. Ce tombeau existe encore et est appelé le "Da Asthan de Mai Mari" c'est à dire "l'endroit du repos final de la mère Marie". Il est vénéré depuis longtemps par les musulmans en tant que tombe de la mère d'Issa / Jésus. Il est orienté est-ouest à la manière juive, en dépit du fait qu'il est dans un secteur musulman. Malgré son antiquité, ce tombeau ne peut pas être indou non plus puisque les Hindous contemporains du Christ incinéraient leurs morts et dispersaient leurs cendres tout comme les Hindous aujourd'hui. Quand les musulmans se sont emparés de ce secteur au septième siècle, tous les monuments "infidèles" ont été détruits, mais ils ont identifié cette tombe en tant que relique d'un "peuple du livre", chrétien ou israélite, et l'ont respectée.
Cependant on trouve encore deux autres "tombes de Marie" dans la région : une à Kashgar, au Ladakh et une dans le Xinjian. Il est possible que dans l'une d'elles soit enterrée une certaine Maryan (Marie-Madeleine / Marie de Magdala ?) que Jésus aurait épousée au Cachemire selon la tradition.

Dans le sud du Cachemire, à 40 km de Srinagar, entre les villages de Naugam et de Nilmge il y a une plaine appelée Yuz-Marg (la plaine de Yuz Asaf). Il y a aussi un bâtiment sacré appelé Aish Muqam (repos d'Issa / Jésus) à 60 km au sud-est de Srinagar et à 12 km de Bij Bihara.
Dans l'Aish Muqam il y a une relique sacrée appelée le "baton de Moïse" 'ou "baton de Jésus", que la légende locale prétend avoir appartenu à Moïse lui-même. On dit que le Christ le posséda également, peut-être pour confirmer son héritage mossaïque.

La tombe de Jésus / Yuz-Asaf / Hazrat Isa se trouverait à Srinagar ou elle est encore vénérée. Elle porte le nom de "Rozabal" ce qui est une abréviation de "Rauza-Bal", signifiant le "tombeau du prophète". À l'entrée il y a une inscription expliquant que Yuz Asaf est enterré avec un autre saint musulman. Tous les deux ont une pierre tombale orientée nord-sud, selon la tradition musulmane. Mais ce sont en fait seulement des couvertures : les tombes réelles sont dans une crypte sous le plancher du bâtiment. Il y a une ouverture minuscule par laquelle on peut examiner la véritable chambre d'enterrement en-dessous, et on peut voir que le sarcophage contenant les restes terrestres de Yuz Asaf est orienté est-ouest selon la coutume juive. Ceci indique clairement que Yuz Asaf n'était ni un saint islamique ni un indou.

Divers livres nous parlent de ce tombeau.

Un décret fut émis en 1774 par la Haute Cour du Cachemire, présidée sur par le Grand Mufti et d'autres juges. Ce décret affirme clairement Que Yuzu-Asaph était envoyé comme un prophète aux gens de Cachemire, selon les traditions des Cachemiris :
"Maintenant, cette cour, après avoir obtenu l'évidence, conclut ceci : Il a été établi que durant le règne du Raja Gopadatta, qui avait bâti beaucoup de temples et avait réparé, surtout, le Trône de Solomon sur la colline de Solomon, Yuz-Asaph était venu dans la vallée. Ce prince était pieux et saint. Il dépensait tout son temps dans la prières et la méditation. Les gens du Cachemire, étant devenus idolatres après la grande inondation de Noé, le Dieu omnipotent leurs a envoyé Yuz-Asaph comme un Prophète. Il proclamait l'unicité de Dieu. Yuz-Asaph fut enterré à Khanyar prés du lac, et le sanctuaire est connu sous le nom de Rozabal.
Dans l'année 871 de l'Égire. Syed Nasir-ud-Din, un descendant de l'Imam Musa-Raza, fut aussi enterré prés de la tombe deYuz-Asaph."

Le Bagh-i-Sulaiman est un ouvrage écrit par Mir Saadullah Shahabadi Kashmiri en 1780. C'est une histoire du Cachemire en persan. Il note queYuzu Asaph (Jésus Asaph) était connu au Cachemire comme guide vers la Vérité. Il était appelé une "bénédiction" pour les gens de la Vallée de Cachemire. Sayyid Nasiruddin Rizvi était un musulman qui s'était consacré à la mémoire de Yuzu Asaf. Pour sa dévotion, il fut enterré prés de lui en 1451 dans le RozaBal :
"Vertueux Sayyid Nasiruddin ! L'assemblée des croyants lui doit son existence !. Son tombeau est situé à Khanyar à Anzimar. Ce tombeau est remarcable à cause de la tombe éclairée d'un Prophète. Tout ceux qui visitent cet endroit sacré percoivent un arôme parfumé ! Il a été narré qu'un prince vint, abandonnant sa vie matérialiste, et adopta le sentier de la piété et de la vertu. A cause de son obéissance, Dieu l'a élevé au statut de messager. Il guidait les gens vers la Vérité et était une bénédiction pour la Vallée (du Cachemire). C'est pour cette raison que son tombeau est célèbre dans tout le pays."

A la page 34 du Tarikh-i-Kabir Cachemire (publié dans le Suraj Prakash Presse, à Amritsar, Punjab en1902) il est écrit :
"Sayed Nasiruddin Khanyari est trés révéré car il a passé sa vie dans la piété et les prières. Il est enterré dans un sanctuaire célèbre appelé le Tombeau du Rozabal. Sa tombe est située au sud de la tombe sacrée d'un prophète. Khawaja Azam Didmari écrit que, dans le passé, un Prince qui s'absorbait lui-même dans les prières et les piétés atteignit l'état de Messager de Dieu et fut envoyé dans ce pays pour enseigner les gens. Son nom était Yuzu-Asaph. Après sa mort, il fut enterré ici à Mohala Anzmar près de Khanyar."
D'aprés un manuscrit Arabe, ce Prince était venu en voyageur de Sholapit au Cachemire et il fut enterré à Anzmar, prés de Khanyar et Srinagar. Certains croient que se trouve la le tombeau d'un grand Prophète qui n'est autre que Hazrat Isa-L'esprit de Dieu.

Selon le Tarikh-i-Hassan (Vol. 1, p. 377), le Wajees-ut-Tawarikh fut compilé en 1857 par Abdul Nabi Khanyari. Il doit être noté que le Raja Gopananda du Cachemire (49-109) y est mentionné dans ce passage :
"La tombe de Mir Sayid Nasiruddin est à Khanyar. L'endroit est aussi connu sous le nom de Rozabal. Il est dit qu'à cet endroit existe aussi la tombe de Paigambar Yuzu Asaf. C'était un prince venu à cet endroit. Grace à ses prières et sa piété extrême, il fut élevé au statut du Messager de Dieu pour les gens du Cachemire.(L'appellation Paigambar signifie Messager de Dieu). Il prêchait parmi les gens. Il est dit que le Raja Gopananda gouvernait sur le pays durant cette période."

(Voir le site sur le Rozabal: http://www.tombofjesus.com/ )

Cependant certains doutent que Yuz-asaf soit vraiment Jésus.
Pour eux ce nom vient du sanskrit "Bodhisattva" (désignant une sorte de saint bouddhiste n'ayant plus besoin de se réincarner). Il serait devenu "Bodisaf" en iranien et "Budasaf" ou "Yuzasaf" en arabe puis "Ioasaph" en grec et "Josaphat" chez les latins. Ainsi le livre bouddhiste de "Balauhar et Budasaf" serait devenu "Bilawhar et Buudaasf " chez les musulmans ismaéliens et "Barlaam et josaphat" en Occident).
C'est Jean Damascène (650 à 749), le dernier des pères de l'église grecque, qui aurait introduit le le nom de Josaphat dans la liste des saints chrétiens. Hors si on regarde bien ce que dit la légende chrétienne de Josaphat (et même certains textes sur Yuz-Asaf), on voit que celui-ci était considéré comme un prince qui avait tout abandonné pour devenir un ascète. Hors cette histoire n'est autre que celle de la vie de ... Bouddha !

Note 1 :
L'empereur Mogol Akbar, au seizième siècle, avait projeté d'unir l'Inde, alors coupée en factions religieuses, sous une religion simple qui contiendrait la quintessence de toutes les religions existantes. Akbar a évidemment choisi au moins une parole de Jésus pour l'inscrire sur le mur de la porte des victoires à la mosquée centrale de la ville qu'il a construit. Cette parole de Jésus est pourtant inconnue en Occident : elle est censée avoir été prononcée par lui en Inde et a été retrouvée sur un morceau de mur parmi les ruines de Fatehpur Sikri, au sud de New-Dehli, à 25 kilomètres d'Agra :
"Jésus, la paix soit sur lui, a dit ceci :
le monde est un pont, passe dessus mais n'y construit pas ta maison.
Celui qui espère pendant une heure, espère pour l'éternité.
Le monde existe, mais pour une heure passée dans la dévotion, tout le reste n'est rien."

Note 2 :
On remarquera qu'il existe encore actuellement un millier de "Suivants d'Issa, fils de Mariam" (Jésus, fils de Marie) dans quelques villages dispersés dans toute la région occidentale de l'Afghanistan. Ils sont généralement pris pour des musulmans mais leur chef est Abba Yahiyya (père Jean); et il est capable de réciter la succession des maitres sur presque soixante générations, en remontant jusqu'à Issa, fils de Mariam de Nasara, le kashmiri !
Leur tradition déclare clairement que Jésus le Christ a enseigné en Afghanistan et attiré des personnes, dont les descendants s'appellent les "suivants d'Issa".
Selon eux "Jésus était un charpentier et également un berger... le livre saint de la communauté est la "Traditions du Masih (messie)". Ils ne croient pas au Nouveau Testament et disent que c'est leur livre qui est le Nouveau Testament, et que les évangiles que nous avons, ne sont que partiellement vrais mais généralement écrits par les personnes qui n'ont pas compris les enseignements du maître Jésus.
Abba Yahiyya était certainement un homme érudit. Il avait entendu parler des enseignements des "hérétiques" comme il appelait les chrétiens d'Occident, et il ne se reconnaissait pas en eux :
"Ces personnes ont mal compris le message. Nous possédons l'histoire racontée par le maître (Jésus), et par lui nous serons sauvés et guéris. Certains des événements décrits dans ce document que vous appelez la Bible sont vrais, mais beaucoup sont modifiés ou imaginaires et ont supi des insertions pour des raisons moins que dignes. Isa a vécu plus de trente ans après que les matériaux que vous avez ont été accomplis, et il nous a expliqué ce qui était vrai."
Brièvement, leur doctrine est que Jésus était un fils de Dieu parce qu'il avait atteint ce rang par sa qualité et ses sacrifices. Ainsi il était égal à une personne divine. Il est venu après Jean-Baptiste, qui lui-même avait atteint le degré de développement le plus élevé possible à ce moment-là. Jean l'a baptisé avec l'eau, Jésus avec l'esprit et le feu. C'étaient les trois étapes de la compréhension, qui ont été enseignées par nos chrétien s: Le baptême, l'esprit saint, et le royaume de Dieu sont trois étapes d'illumination. Cette idée est contraire à la doctrine chrétienne courante qui place Jésus comme intermédiaire entre les êtres humains et la connaissance parfaite de Dieu.
Ces "Suivants d'Issa" ont un repas rituel, comme le dernier dîner du Christ, mais ceci est effectué une fois par semaine. Du pain et du vin sont consommés, mais comme symboles des nutritions plus brutes et plus fines qui sont les expériences de l'accomplissement de la proximité à Dieu.
Ils sont convaincus, aussi, que le jour viendra ou le monde découvrirait la vérité au sujet de Jésus.


superbiboune
QUOTE
Selon les textes apocryphes des "Actes de Thomas", Jésus et Thomas seraient ensuite allé à Adrapa (Andrapolis) en Paphlagonie.
Puis Jésus aurait obligé son disciple à aller chez Gundafor (Gondaphoros / Gondophares) roi d'Avanti qui régnait au Cachemire et dominait la Parthie et le Pakistan (20 à 48 ap.Jc). Par la suite, Jésus aurait rejoint Thomas à Taxila, en Inde vers 47.


Bon sang ! ohmy.gif

Ca, c'est chez moi ! ohmy.gif

Il me faut un peu de temps pour méditer toutes ces informations...
crepi
honnêtement, en lisant ton mémoire, j'ai remarqué que chez bouddha, le nombre trois est très important, ça m'a rappelé la trinité des chrétiens
pur hasard? recoupement? l'un s'est inspiré de l'autre? c'est lequel le premier à avoir fait ça? aucun rapport?

les trois remparts je crois que ça s'appelait, le troisième c'est les monastères je crois
superbiboune
Je ne sais pas... Bouddha aurait vécût 500 ans avant Jésus et même si leurs messages de paix se recoupent, je doute qu'ils s'influencent...

La trinité Chrétienne est composée du Père, du Fils et de l'Esprit Sain.
Celle du Bouddhisme repose sur les Refuges (pour l'esprit) que forment Bouddha, sa Loi et sa Communauté de moines. C'est quand même assez loin.

En revanche, le nombre trois est effectivement très important ! Comme dans beaucoup de religion et philosophie. Pas seulement le Boouddhisme et le Christianisme. Pour les bouddhistes cependant, beaucoup de chiffres sont sacrés. Pas seulement le chiffre trois.

Cela dit, il y a plusieurs ressemblances notables entre la vie du Bouddha et la vie de Jésus. Je reviendrai et m'étendrai plus wink.gif
Atil
A propos de Jusaphat dont j'avais parlé, voila comment le Bouddha a été récupéré par les occidentaux pour en faire un saint chrétien :


Lorsque l'origine bouddhiste de la légende de Barlaam et Josaphat fut identifiée formellement en 1860, par les deux érudits Labourlaye et Liebrecht, indépendamment l'un de l'autre, tous les spécialistes ont surtout vu les éléments positifs : valeurs spirituelles communes aux diverses religions, mérites de l'ascétisme.
Le culte de saint Josaphat n'est pas très développé de nos jours, et c'est surtout le récit de sa vie qui reste lu dans les milieux monastiques. Cependant, il figure toujours au calendrier, à la date du 26 août chez les grecs orthodoxes, à celle du 19 novembre chez les slaves orthodoxes (avec Varlaam, son père spirituel) et à celle du 29 octobre chez les catholique (le 2 avril étant réservé à son maître Barlaam).

L'histoire de ce saint n'est en fait, selon les spécialistes, que la vie christianisée du Bouddha Gautama Sakyamuni.

Le nom de Josaphat pourrait venir du sanskrit Bouddha ("l'éveillé") ou de "Buddhacarita" ou de "Bôdhisattva" (désignant une sorte de saint bouddhiste n'ayant plus besoin de se réincarner). Il serait devenu "Bodisaf" en iranien, "Budasf" en Syrien, "Budasaf" ou "yudasaf" en arabe, "Iodasaph" en géorgien, "Ioasaph" en grec puis "Iosaphat" ou "Josaphat" en latin.
Son maitre serait devenu "Bilawhar" en Syrie, "Balawhar" (Balauhar) en arabe, "Balahvar" en Géorgie, "Barlaa" en Grèce, "Barlaam" en Occident et "Varlaam" en Russie.
Quand à sa ville de Kapilavastu, elle devient Shawilâbatt en arabe et Cholaït en géorgien.

Pour assurer le passage de cette histoire du sanscrit au latin, il a existé plusieurs versions qui ont servi d'intermédiaire :

-Le livre "Qisa Shazada Yuzasaph wo hakim Balauhar" ("Histoire du Prince Yuzasaph / Budasaf et du Philosophe Balauhar") en ourdou (qui semble identifier Yuzasaph avec Jésus).

-Le texte écrit par un iranien chrétien en pehlevi au 5ème ou 6ème siècle.

-Le texte écrit au monastère de Saint-Sabba, en Palestine, par un moine hellénophone du nom de Jean Damascène (650 à 749).

-Le texte du 8e ou IXe siècle en arabe d'Iraq de tradition ismaëlite et appelé "Kitab Bilawhar wa Yudasaf" ou "Livre de Bilawhar et Budasf". Ce texte dit aussi qu'Il y a deux traditions bouddhistes. L'une polythéiste et mondaine, l'autre, monothéiste et ascétique. C'est la seconde qui est la bonne. Le Bouddha transmet le message de Dieu comme d'autres prophètes l'ont fait en d'autres temps.

-Le texte iranien manichéen de Tourfan parlant de "Bylawhar et Bwdysaf" (M 581,
M 613, M 9010)

-Le texte géorgien, le "Balavariani", également du IXe siècle mais postérieur à la version arabe, parle de Balahvar et Iodasaph.

-Le texte grec du XIe siècle, attribué à Euthyme l'Hagiorite, moine géorgien ayant recopié une version syriaque ou arabe.

-Pour l'Occident, toutes les versions actuelles proviennent de la version latine, effectuée en 1048-49 au monastère des Amalfitains de l’Athos à partir de la rédaction grecque.
Elle s'intitule « Histoire de Barlaam et de Josaphat rapportée à Jérusalem du fond de l'Ethiopie par un vénérable moine du monastère de Saint-Saba et traduite en grec par le saint homme Eufimius » (dans les textes médiévaux, il y a une confusion fréquente entre l'Ethiopie et les Indes). On notera qu'Eufimius (Euthyme l'Hagiorite) était abasgien d'origine, c'est-à-dire de Géorgie Occidentale.

Voici un résumé du texte "Saints Barlaam et Josaphat" rapporté par Jean Damascène :


Comme l’Inde entière était pleine de chrétiens et de moines, il s'éleva un roi puissant, nommé Avennir, qui persécuta beaucoup les chrétiens, mais particulièrement les moines.
Jusque-là le roi n'avait point encore d'enfants, mais il lui en naquit un très beau qui fut nommé Josaphat. Le roi réunit alors une multitude infinie pour sacrifier aux dieux à l’occasion de la naissance de son fils : il convoqua soixante astrologues auprès desquels il s'informa avec soin de ce qui devait arriver à cet enfant. Tous lui répondirent qu'il serait grand en puissance et en richesses; mais le plus sage d'entre eux dit : « Cet enfant, ô roi, ne régnera pas dans ton royaume, mais dans un autre incomparablement meilleur : car la religion chrétienne que tu persécutes sera, je pense, celle qu'il pratiquera:.» Or, il ne parla pas ainsi de lui-même, mais par l’inspiration de Dieu. En l’entendant, le roi resta tout stupéfait; il fit construire à l’écart dans la ville lin palais magnifique pour servir d'habitation à son fils et y mit avec lui des jeunes gens d'une grande beauté, en leur ordonnant de ne, pas, prononcer devant Josaphat les noms de mort, de vieillesse, d'infirmité, de pauvreté, ni de rien qui pût lui causer de la tristesse; mais de rie lui mettre sous les yeux que des sujets agréables, en sorte que son esprit., tout occupé de plaisirs, ne pût penser rien des choses à venir. S'il arrivait que l’un de ceux qui le servaient vint à être malade, aussitôt le roi donnait l’ordre de le mettre dehors, et de le remplacer par un autre en bonne santé. Il commanda encore qu'on ne lui fît aucune mention du Christ.

Le fils du roi, qui était élevé dans le palais, parvint à l’âge adulte et fut complètement instruit dans toute sorte de science. Mais étonné de ce que son père l’eût ainsi renfermé, il interrogea, en particulier, à ce sujet, un de ses serviteurs les plus intimes, et lui dit que, ne pouvant sortir du palais, il était dans une position tellement triste que le boire et le manger lui paraissaient insipides. Le père, qui apprit cela, en fut chagriné. Cependant, il fit préparer pour son fils des chevaux bien dressés, et disposant sur ses devants des groupes pour l’applaudir, il prit toutes les mesures afin qu'il ne rencontrât aucun objet désagréable. Un jour que le jeune homme s'avançait ainsi équipé, un lépreux et un aveugle se rencontrèrent sur son passage. En les voyant, il fut saisi et s'informa de ce qu'ils avaient, qui ils étaient ; ses officiers lui dirent « Ce sont des maladies dont souffrent les hommes. » « Cela, reprit-il, arrive-t-il ordinairement à tout homme? » Ils lui dirent que non: il leur demanda encore : « On connaît donc ceux qui doivent souffrir ainsi ou bien cela vient-il à quelqu'un indistinctement ? » Ils répondirent : « Qui peut savoir ce qui doit arriver aux hommes? » Il resta alors tout inquiet d'un spectacle si inaccoutumé. Une autre fois, il rencontra un vieillard dont la figure était couverte de rides, le dos courbé et dont les dents tombées lui permettaient à peine de balbutier. Il en fut stupéfait, et voulut connaître la cause de ce prodige. Quand il eut appris que cela était venu à la suite d'un grand nombre d'années, il dit : « Et comment finira-t-il? » Ils lui répondirent: « Par la mort. » Et il dit : « La mort atteint-elle tous les hommes ou seulement quelques-uns ? » Or, quand il eut appris que tous doivent mourir, il demanda : « Et après combien d'années ceci arrive-t-il ?» « La vieillesse, lui. répondit-on, arrive à quatre-vingts ou à cent ans, ensuite vient la mort. » Le jeune homme, ruminant fréquemment ces faits à part soi, était dans une profonde désolation ; cependant, en la présence de son père, il, affectait la joie, et il désirait beaucoup être fixé et instruit sur ces sortes de choses.

Or, un moine d'une réputation consommée, nommé Barlaam, qui habitait dans le désert de la terre de Sennaar, connut, par révélation, ce qui se passait autour du fils du roi ; alors, prenant le costume d'un marchand, il vint à la capitale d'Avennir et, s'étant rendu auprès du précepteur du- fils du prince, il lui parla ainsi : « Je suis marchand, et j'ai à vendre une pierre précieuse qui donné la lumière aux aveugles, ouvre les oreilles des sourds, fait parler les muets, et communique la sagesse aux insensés. — Conduis-moi donc au fils du roi, et je la lui donnerai. » Le précepteur annonça donc ces choses au fils du roi, auprès duquel il le conduisit aussitôt. Après avoir été introduit et reçu avec respect, Barlaam lui dit : « Prince, en ne faisant pas attention à l’apparence extérieure, vous avez bien agi. Alors, il se mit à parler longuement sur la création du monde, la chute de l’homme, l’incarnation du Fils de Dieu, sa passion et sa résurrection. Après quoi, il s'étendit sur le jour du jugement, sur ce qui serait accordé aux bons et aux méchants ; puis il s'éleva avec force contre ceux qui servent les idoles, et il apporta, en preuve de leur impertinence, l’exemple suivant :
« Un archer avait pris un petit oiseau qu'on appelle rossignol, et voulait le tuer, quand le rossignol parla et dit à l’archer : « A quoi bon me tuer? tu ne sauras remplir ton estomac de ma chair ; mais si tu voulais me lâcher, je te donnerais trois avis, qui pourront t'être fort utiles, si tu les mets soigneusement en pratique. » Cet homme, stupéfait d'entendre parler un oiseau, promit de le lâcher s'il lui faisait connaître ces trois avis. Alors, l’oiseau lui dit : « Ne cherche jamais à entreprendre une chose impossible ; ne te chagrine pas de la perte d'une chose que tu ne saurais recouvrer ; n'ajoute jamais foi à une parole incroyable. Observe ces trois recommandations, et tu t'en trouveras bien. » Alors, l’archer lâcha le rossignol, ainsi qu'il l’avait promis. Or, le rossignol dit en s'envolant dans les airs : « Malheur à toi, ô homme ! tu as reçu un mauvais conseil, et tu as perdu aujourd'hui un grand trésor, car il y, a dans mes entrailles une perle qui l’emporte en grosseur sur un oeuf d'autruche. » Quand l’archer entendit cela, il fut fort triste d'avoir lâché le rossignol, et il tâchait de le reprendre en disant : « Viens dans ma maison, je serai très bon à ton égard ; je te renverrai avec honneur. » Le rossignol lui répondit: « C'est maintenant que je suis certain que tu es un fou, puisque tu ne retires aucun profit des conseils que je t'ai donnés; car tu le désoles de m’avoir perdu et de ne pouvoir me reprendre, puis tu essaies de me ravoir, quand tu ne peux pas suivre ma route; en outre, tu as cru qu'il y avait une grosse perle dans mes entrailles, quand en tout je ne suis pas si gros qu'un oeuf d'autruche. » Ils sont insensés comme cet archer, ceux qui mettent leur confiance dans les idoles, puisqu'ils adorent l’ouvrage de leurs mains, et ils appellent leurs gardiens ceux qu'ils gardent eux-mêmes. Alors, il commença à discuter longuement sur les plaisirs et les vanités du monde, en appuyant ses paroles de plusieurs exemples.

Il continua ainsi : « Ceux qui aiment le monde sont semblables à quelqu'un qui a trois amis. Il aime le premier plus que soi, le second autant que soi, et le troisième moins que soi et comme rien. Se trouvant donc en un grand danger, et cité par le roi, il court au premier, lui demande aide, en lui rappelant combien il le chérit. Celui-ci lui répond : « Je ne sais qui tu es ; j'ai d'autres amis avec lesquels je dois faire aujourd'hui une partie de plaisir ; je les aurai toujours pour amis; cependant voici deux petits morceaux d'étoffe, pour que tu aies de quoi travailler.» Alors il s'en alla tout confus trouver son second ami et lui demanda aide comme à l’autre; or, il reçut cette réponse: « Je n'ai pas le temps de m’occuper de ton débat; je suis accablé de soucis nombreux, cependant je ferai quelques pas pour t'accompagner jusqu'à la porte du palais, et aussitôt je reviendrai chez moi m’occuper de mes propres affaires. » Alors triste et le désespoir dans l’âme, il alla trouver son troisième ami, et se présentant devant lui, la tête basse, il lui dit : « Je ne sais comment te parlez, car je ne t'ai pas aimé ainsi que je le devais: mais plongé dans la tribulation et privé de mes amis, je te prie de venir à mon aide et de recevoir mes excuses. » Or, ce troisième lui dit avec un visage riant : « Certainement je te reconnais pour un ami très cher, et me souviens du service que tu m’as rendu, bien qu'il fût léger : je vais aller, en avant, chez le roi auprès duquel j'interviendrai en ta faveur, afin qu'il ne te livre pas entre les mains de tes ennemis. » Le premier ami, c'est la possession des richesses pour lesquelles l’homme est exposé à bien des dangers : or, quand arrive le moment de la mort, il n'en reçoit rien que quelques mauvais lambeaux pour s'ensevelir. Le second, c'est ta femme, ce sont les enfants, les parents, qui vont seulement jusqu'à ta tombe et qui reviennent, aussitôt après, vaquer à leurs affaires. Le troisième ami, c'est la foi, l’espérance et la charité, et encore l’aumône, puis toutes les autres bonnes oeuvres, qui, au moment où nous quittons notre corps, peuvent aller en avant, intervenir pour nous auprès de Dieu, et nous délivrer de nos ennemis qui sont les démons. »

Barlaam ayant donc parfaitement instruit le fils du roi, celui-ci voulut quitter son père pour suivre le saint. Il dit : « Dites-moi, mon père, quel âge avez-vous, et où virez-vous? parce que je ne veux jamais me séparer de vous. » « J'ai quarante-cinq an, répondit Barlaam, et je demeure dans les déserts de la terre de Sennaar. » Josaphat lui dit : « Vous me paraissez avoir plus de soixante-dix ans. » Barlaam reprit : « Si vous cherchez à savoir le nombre exact de mes années depuis ma naissance, vous ne vous êtes point trompé; mais je ne compte pas pour ma vie, toutes celles que j'ai dépensées dans les vanités du monde. Alors l’homme intérieur était mort et je n'appellerai jamais les années de mort des années de vie. » Or, comme Josaphat voulait l’accompagner au désert, Barlaam lui dit : « Si vous faites cela, je serai privé de votre présence, et serai la cause que mes frères seront persécutés. Attendez que les circonstances soient favorables, alors vous viendrez me trouver. » Barlaam baptisa donc le fils du roi, puis après l’avoir instruit complètement dans la foi, il l’embrassa et il retourna au lieu où il habitait.

Quand le roi eut appris que son fils avait été fait chrétien, il fut en proie à une grande douleur et ui dit : « Mon fils, vous m’avez jeté dans un profond chagrin, vous avez déshonoré mes cheveux blancs, et vous m’avez privé de la lumière de mes yeux. Pourquoi, mon fils, vous être comporté ainsi, et avoir abandonné le culte de mes dieux? » Josaphat répondit : « Ce sont les ténèbres que j'ai fui, mon père; j'ai couru à la lumière, j'ai abandonné l’erreur, et j'ai connu la vérité. Ne prenez pas une peine inutile, car jamais vous ne pourrez me faire renier le Christ. De même qu'il vous. est impossible de toucher de la main les hauteurs du ciel, et de dessécher une mer profonde, sachez qu'il en sera de même de ce que j'avance. » Alors le roi dit « Et quel est donc l’auteur de tous les malheurs qui fondent sur moi, si ce n'est moi-même, qui, pour toi, ai fait des choses merveilleuses comme jamais père n'en a fait à son fils ? C'est la perversité de ta volonté et ton entêtement effréné qui t'a fait rêver tout cela pour abréger mes jours. » Le roi le quitta en colère.

Un mage, du nom de Théodas, apprenant ce qui se passait, vint trouver le roi, et lui promit de faire rentrer sou fils sous ses lois. Le roi lui dit : « Si tu fais cela, je t'érige une statue d'or, à laquelle j'offrirai des sacrifices comme à nos dieux. » Théodas lui dit : « Eloigne de ton fils tous les hommes, fais entrer chez lui de belles femmes bien parées, afin qu'elles soient toujours avec lui, qu'elles le servent, qu'elles s'entretiennent, et qu'elles demeurent avec lui, alors, j'enverrai vers lui un de mes esprits, qui l’enflammera pour les plaisirs : il n'y a rien en effet de plus séducteur pour les jeunes gens que l’aspect des femmes. Eh bien, continua le mage, ne comptes pas pouvoir vaincre ton fils par aucun autre moyen que celui-là. Le roi congédia donc tous ceux qui étaient attachés au service de son fils, et lui donna pour société de belles jeunes filles qui le provoquaient. à chaque instant au péché : il ne lui laissa personne autre à voir, avec qui parler, et manger. Or; un malin esprit, envoyé parle mage, s'empara du jeune homme et alluma au dedans de lui un foyer ardent; qui enflammait son coeur intérieurement en même temps que les jeunes filles excitaient à l’extérieur des ardeurs étranges. En se sentant tourmenté avec une pareille violence, Josaphat était troublé, mais il se recommanda à Dieu qui lui envoya de la consolation ; alors toute tentation disparut.
Théodas, avec le roi, alla trouver Josaphat dans l’espoir de pouvoir le persuader; mais le mage fut pris par celui qu'il voulait prendre. Il fut converti par Josaphat, reçut le baptême et vécut d'une manière édifiante.

Le roi, au désespoir, céda à son fils, de l’avis de ses courtisans, la moitié de son royaume. Or, bien que Josaphat désirât de toute son âme vivre dans le désert, néanmoins pour l’extension de la foi, il se chargea du gouvernement pour un temps; et dans les villes, il érigea des temples et des croix : il convertit tout son peuple à J.-C. Le père, enfin, se rendant aux raisons et aux exhortations de son fils, reçut la foi du Christ avec le baptême, puis abandonnant tout le royaume à Josaphat, il s'appliqua aux oeuvres de miséricorde, après quoi, il termina dignement sa vie. Pour Josaphat, plusieurs fois il avait nommé Barachias pour régner en sa place, avec l’intention de s'enfuir, mais toujours le peuple le retenait. Enfin il réussit à s'évader et comme il se dirigeait vers le désert, il donna à un. pauvre ses vêtements royaux et se contenta des plus pauvres habits. Mais le diable lui tendait une infinité d'embûches : quelquefois, en effet, il se jetait sur lui avec une épée nue et le menaçait de le frapper, s'il ne se désistait de sa résolution ; d'autres fois, il lui apparaissait sous la forme de bêtes féroces, en grinçant des dents et poussant des mugissements horribles. Mais Josaphat disait : « Le Seigneur est mon soutien et je ne craindrai point ce qu'une créature pourra me faire » (Ps. CXVII). Il passa donc deux ans à errer dans le désert sans pouvoir trouver Barlaam. Enfin, il découvrit une caverne à la porte de laquelle il dit Bénissez, père, bénissez. » Barlaam reconnut sa voix et courut dehors: alors ils s'embrassèrent l’un et l’autre avec la plus grande effusion et se tenaient si étroitement serrés qu'ils ne pouvaient se séparer. Josaphat, raconta alors à Barlaam tout ce qui lui était arrivé, celui-ci rendit à Dieu d'immenses actions de grâces. Josaphat demeura là de nombreuses années, se livrant aux pratiques de la vertu et d'une abstinence étonnante. Enfin Barlaam, parvenu au terme de ses jours, reposa en paix. Josaphat qui avait quitté son royaume à l’âge de vingt-cinq ans, se soumit aux labeurs de la vie érémitique pendant trente-cinq ans ; alors orné d'une multitude de vertus, il reposa en paix et fut enseveli à côté de Barlaam. Le roi Barachias, qui l’apprit, vint avec une armée nombreuse à leur tombeau où il prit leurs corps avec respect et en fit la translation dans sa capitale. Il s'opéra beaucoup de miracles à leur sépulture.


On peut comparer aisément cette histoire avec celle du Bouddha :


A sa naissance, le jeune Bouddha Siddartha Sakyamuni reçut une prophétie. Il serait grand roi ou grand maître spirituel. Son père était un souverain aimé et respecté mais souhaitait également avoir son fils comme héritier du royaume. Pour forcer le destin, il confina son fils dans l'atmosphère paradisiaque du palais. Tout serviteur âgé ou malade était chassé du palais. Seuls les raffinements sensuels et artistiques étaient admis. Un jour cependant, Siddartha s'évada et fit quatre rencontres capitales. Tout d'abord un vieillard, un malade puis un cadavre. Ainsi la vie était également en but aux souffrances. Elle avait donc une fin !!! Une quatrième rencontre lui offrit heureusement une perspective de solution. Celle d'un moine dont la sérénité semblait impossible à troubler. Siddartha s'échappa du palais et poursuivit sa quête. Ayant fait l'expérience de l'ascétisme puis ayant choisi la voie du milieu, il découvrit enfin, par la méditation, les quatre nobles vérités. Il devint l'Eveillé, le Bouddha et commença à enseigner.

Cette trame narrative (extraite du "Buddhacarita" texte sanscrit écrit par Asvaghosha au IIe siècle) est exactement celle que l'on peut identifier en lisant l'histoire de Saint-Josaphat.

Jericho
QUOTE
Pas d'Esséniens a Qumran
Deux archéologues israeliens, Yuval Peleg et Isaac Magen, viennent d'achever un rapport de synthèse des dix campagnes de fouilles qu'ils ont mené à Qumran, en Cisjordanie, le site aux alentours duquel furent découverts, dans des grottes, les fameux manuscrits de la Mer Morte.Ces fouilles sont les plus importantes depuis l'époque de Roland de Vaux (1951-1956).La découverte de monnaies, de poteries décorées et surtout de bijoux invaliderait la thèse selon laquelle ce site aurait abrité la célèbre secte des Esséniens, qui vivaient dans la pauvreté pour des raisons spirituelles et auraient été les auteurs des manuscrits de la Mer morte.A suivre.


Sciences et Avenir - octobre 2004
Demrach
QUOTE
ela dit, il y a plusieurs ressemblances notables entre la vie du Bouddha et la vie de Jésus. Je reviendrai et m'étendrai plus




Moi je vous dis que Bouddha est Lucifer . Ils ont le meme nom ( porteur de lumiere ) et je suis presque sur qu'il recrute des Boudiste ( qui ne savent pas qui est Bouddha en realité ) pour le combat final !
superbiboune
laugh.gif !!!

T'as de la chance, je dois prendre le train tongue.gif !
Neonyss
Les manuscrits de la mer morte sont aussi connus sous le nom des texte de Nag Hammadi

Comme j'ai bossé a rennes le chateau cet été, j'ai eu la chance de cotoyer, lors d'une conference dans ce village, un chercheur de montreal qui etudit les texte de nag hammadi ( a tel point qu'il est maintenant recruté au CNRS de Lyon pour les etudier a fond ) mais je ne me souvient plus du nom erghh..

Je vais chercher le nom demain.

Il nous a decrit les textes de ce manuscrit de la mer morte durant deux heures s en es suivit des debats.

C'est impresionnant le nombre d info qu'il y a dedans de quoi bouleverser la religion.

Un ptit lien ici.

Je vais voir pour le re contacter le chercheur; on sais jamais.

ps: Vi, lucifer egal porteur de lumière, tout comme eve signifie le chiffre 1 ( aleph ) en hebreux, et Adam, le 2 je crois ( mais plus sur faut que je regarde ds mes notes). A ces deux personnages, ils forment le cercle parfait.
Toute la bible est renfermé de ce qu'on appel les meta-mathematiques. et c'est fort interessant.
superbiboune
J'en parle beaucoup de ce "code de la Bible". Cependant, le caractère dispersé et vraiment bourré de problème de sources empêchent à rpiori pour moi, un raisonnement du genre.

60 versions du même passages. Avec 60 fins différentes. Des caractères qu'aucun traducteurs n'interprêtent de la même façon. Comment recherche quelque chose dans un corpus aussi peu cohérent ?

C'est difficile.

PS : Le "code" ne prendrais compte que des x milles premiers caractères du Pentateuque il me semble. C'est déjà plus precis mais alors, quelle version, en quelle langue ?

J'ai traduit des textes antiques très anciens pendant des heures. On peut discuter plusieurs jours de l'interprétation d'un seul mot. Et je n'ai pas vraiment confiance désormais avant d'avoir traduit moi même.
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