S'il y a du racisme dans les associations anti- racistes ou dans les communautés minoritaires,
mais où va t on ?
On ne peut vaincre le racisme si on ne se lie pas tous !
QUOTE
Le mouvement antiraciste rate son rendez-vous unitaire
LE MONDE | 06.11.04 | 14h18
SOS-Racisme, la Licra et les organisations juives ont refusé de défiler, dimanche 7 novembre, à Paris, au côté de 120 organisations et des quatre grands syndicats en raison de la participation d'associations musulmanes, dont l'UOIF, qu'elles accusent de dérapages antisémites.
Le compte y était presque. Cent vingt organisations représentant tout le panel de la gauche associative et politique, les quatre grandes confédérations syndicales - CFDT, CFTC, CGT et UNSA -, les signatures de 11 parlementaires PS, 6 PCF, 2 Verts et 5 UMP... les ingrédients de réussite d'une grande manifestation unitaire contre tous les racismes semblaient rassemblés. Le cortège partira dimanche 7 novembre à 14 heures de la place de la République, à Paris. Au même moment, des défilés sont organisés à Lyon, Marseille, Nantes et Strasbourg, après ceux de la veille à Toulouse et Lille. Mais manqueront à l'appel SOS-Racisme, la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et les grandes associations juives, qui refusent de défiler aux côtés d'associations musulmanes comme l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) ou le Collectif des musulmans de France (CMF).
Depuis mai, les efforts n'ont pourtant pas manqué pour parvenir à une large mobilisation. L'enjeu, pour les deux initiateurs, la Ligue des droits de l'homme (LDH) et le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), était de lancer une grande initiative commune contre le racisme et l'antisémitisme, faisant oublier leurs oppositions radicales sur le conflit au Proche-Orient. Et de tenter d'effacer les divisions étalées lors de la manifestation du 16 mai à l'initiative de SOS-Racisme et de l'Union nationale des étudiants juifs de France (UEJF), où l'on avait vu défiler deux cortèges séparés : en tête, les "potes", contre l'antisémitisme ; en queue, le MRAP et la LDH scandant des slogans contre "tous les racismes".
Des réunions bihebdomadaires ont débuté à la mi-mai, au siège du MRAP, s'élargissant au gré des ralliements, pour rédiger un projet de texte soulignant l'"urgence"à riposter face à la recrudescence des actes antisémites et la multiplication des actes racistes. Il a été ratifié par 65 associations et par toutes les organisations de gauche. Les grandes confédérations sont aussi, pour la première fois, toutes représentées, conscientes, comme le dit Odile Beillouin, secrétaire nationale de la CFDT, que "le monde de l'entreprise n'est pas à l'abri des actes racistes et antisémites". Un appel intersyndical a été lancé en parallèle. Le jour de la manifestation a été choisi un dimanche afin de permettre aux juifs respectant le shabbat d'y participer.
Mais, dès le début, SOS-Racisme, l'UEJF, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et la Licra ont décliné les invitations aux réunions. La Ligne de l'enseignement a alors tenté d'ouvrir des discussions bilatérales avec le CRIF et SOS-Racisme et a proposé, afin d'éviter les crispations contre le MRAP, d'abriter les réunions unitaires. Le président de la LDH, Michel Tubiana, a essayé, lui, des relations plus directes - un dîner d'"explications franches" - pour faire venir la mouvance des "potes".
SOS-Racisme s'est joint aux discussions le 29 juin pour demander des amendements à l'appel et dire sa gêne devant la participation d'associations musulmanes comme le Collectif des musulmans de France, proche de Tariq Ramadan, et l'association Une école pour tou(te)s (pourfendeuse de l'interdiction du voile à l'école), mais n'en faisait pas un préalable. Après une absence d'un mois, SOS-Racisme a proposé un nouveau texte, précisant que l'antisémitisme "méritait un combat spécifique". Il a été rejeté.
La Licra a refusé, elle, de s'associer si la LDH et le MRAP figuraient parmi les initiateurs de la manifestation et a réclamé un appel unique des centrales syndicales. Seul le mouvement Ni putes ni soumises, proche de SOS-Racisme, a décidé d'appeler à manifester. Le blocage était tel que les organisations ont demandé à l'historienne Esther Benbassa de faire le pont entre les deux pôles antiracistes. Le CRIF a lui-même été contacté. En vain.
LE MONDE | 06.11.04 | 14h18
SOS-Racisme, la Licra et les organisations juives ont refusé de défiler, dimanche 7 novembre, à Paris, au côté de 120 organisations et des quatre grands syndicats en raison de la participation d'associations musulmanes, dont l'UOIF, qu'elles accusent de dérapages antisémites.
Le compte y était presque. Cent vingt organisations représentant tout le panel de la gauche associative et politique, les quatre grandes confédérations syndicales - CFDT, CFTC, CGT et UNSA -, les signatures de 11 parlementaires PS, 6 PCF, 2 Verts et 5 UMP... les ingrédients de réussite d'une grande manifestation unitaire contre tous les racismes semblaient rassemblés. Le cortège partira dimanche 7 novembre à 14 heures de la place de la République, à Paris. Au même moment, des défilés sont organisés à Lyon, Marseille, Nantes et Strasbourg, après ceux de la veille à Toulouse et Lille. Mais manqueront à l'appel SOS-Racisme, la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et les grandes associations juives, qui refusent de défiler aux côtés d'associations musulmanes comme l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) ou le Collectif des musulmans de France (CMF).
Depuis mai, les efforts n'ont pourtant pas manqué pour parvenir à une large mobilisation. L'enjeu, pour les deux initiateurs, la Ligue des droits de l'homme (LDH) et le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), était de lancer une grande initiative commune contre le racisme et l'antisémitisme, faisant oublier leurs oppositions radicales sur le conflit au Proche-Orient. Et de tenter d'effacer les divisions étalées lors de la manifestation du 16 mai à l'initiative de SOS-Racisme et de l'Union nationale des étudiants juifs de France (UEJF), où l'on avait vu défiler deux cortèges séparés : en tête, les "potes", contre l'antisémitisme ; en queue, le MRAP et la LDH scandant des slogans contre "tous les racismes".
Des réunions bihebdomadaires ont débuté à la mi-mai, au siège du MRAP, s'élargissant au gré des ralliements, pour rédiger un projet de texte soulignant l'"urgence"à riposter face à la recrudescence des actes antisémites et la multiplication des actes racistes. Il a été ratifié par 65 associations et par toutes les organisations de gauche. Les grandes confédérations sont aussi, pour la première fois, toutes représentées, conscientes, comme le dit Odile Beillouin, secrétaire nationale de la CFDT, que "le monde de l'entreprise n'est pas à l'abri des actes racistes et antisémites". Un appel intersyndical a été lancé en parallèle. Le jour de la manifestation a été choisi un dimanche afin de permettre aux juifs respectant le shabbat d'y participer.
Mais, dès le début, SOS-Racisme, l'UEJF, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et la Licra ont décliné les invitations aux réunions. La Ligne de l'enseignement a alors tenté d'ouvrir des discussions bilatérales avec le CRIF et SOS-Racisme et a proposé, afin d'éviter les crispations contre le MRAP, d'abriter les réunions unitaires. Le président de la LDH, Michel Tubiana, a essayé, lui, des relations plus directes - un dîner d'"explications franches" - pour faire venir la mouvance des "potes".
SOS-Racisme s'est joint aux discussions le 29 juin pour demander des amendements à l'appel et dire sa gêne devant la participation d'associations musulmanes comme le Collectif des musulmans de France, proche de Tariq Ramadan, et l'association Une école pour tou(te)s (pourfendeuse de l'interdiction du voile à l'école), mais n'en faisait pas un préalable. Après une absence d'un mois, SOS-Racisme a proposé un nouveau texte, précisant que l'antisémitisme "méritait un combat spécifique". Il a été rejeté.
La Licra a refusé, elle, de s'associer si la LDH et le MRAP figuraient parmi les initiateurs de la manifestation et a réclamé un appel unique des centrales syndicales. Seul le mouvement Ni putes ni soumises, proche de SOS-Racisme, a décidé d'appeler à manifester. Le blocage était tel que les organisations ont demandé à l'historienne Esther Benbassa de faire le pont entre les deux pôles antiracistes. Le CRIF a lui-même été contacté. En vain.
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voilà, moi je suis plutôt, étonnée que ca se passe comme ca, je pensais que toutes les associations s'entre aidaient.
