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Consternation après la mort de l'ourse Cannelle, abattue par un chasseur
PAU (AFP) - La mort de Cannelle, dernière ourse de souche pyrénéenne, abattue lundi par un chasseur en vallée d'Aspe, a provoqué la consternation générale, particulièrement vive dans les milieux écologistes.
"C'est une catastrophe écologique, un événement d'une extrême gravité en matière de protection de la nature", a déclaré mardi à l'AFP le ministre de l'Ecologie, Serge Lepeltier annonçant que l'Etat se porterait partie civile dans cette affaire.
Lundi sur la commune d'Urdos, en vallée d'Aspe (Pyrénées-Atlantiques), un groupe de six chasseurs effectuant une battue aux sangliers avec leurs chiens, s'est retrouvé face à l'ourse Cannelle accompagnée d'un ourson âgé de quelques mois.
La femelle s'est sentie menacée et a commencé à attaquer les chiens, mordant l'un profondément, selon les déclarations des chasseurs rapportées par la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.
Cannelle se serait alors retournée vers l'un des chasseurs. "Se sentant menacé et pour se défendre, l'homme a fait feu et tué l'animal tandis que l'ourson disparaissait dans la nature", selon la préfecture de Pau.
Pour Gérard Caussimont, président d'une association locale de défense des ours bruns, FIEP-Groupe Ours Pyrénées, l'ourse "s'est sentie acculée". Cannelle "a dû tenter de fuir mais n'a sans doute pas pu s'échapper avec son ourson", l'endroit étant particulièrement escarpé.
"Les chasseurs d'Urdos savaient pertinemment que ces ours se trouvaient là et n'auraient jamais dû y aller chasser avec des chiens", assure encore M. Caussimont.
Le responsable explique qu'il avait lui-même repéré samedi dans ce secteur la trace de Cannelle et de son ourson et avait fait prévenir la société de chasse locale.
Le président de la Fédération départementale des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques, Bernard Placé, est lui aussi consterné. "La société de chasse d'Urdos avait été prévenue de la présence de l'ourse dans le secteur. Il n'y aurait jamais dû y avoir de battue. C'est une affaire gravissime, un patrimoine biologique qui disparaît", explique-t-il.
Cannelle, âgée d'une quinzaine d'années, était l'unique femelle "autochtone" recensée dans le massif des Pyrénées, avec un patrimoine génétique distinct des ours en provenance de Croatie ou de Slovénie introduits dans la région depuis le milieu des années 90.
Après la mort de Cannelle, il n'existerait plus que deux ours de "souche pyrénéenne", tous deux mâles, alors qu'au total le massif compterait une quinzaine de plantigrades essentiellement issus de programmes de réintroduction, dont trois femelles, selon M. Caussimont.
La mort de Cannelle pose la question de la survie de l'ourson, probablement issu d'un accouplement avec ours d'origine slovène et qui n'est donc pas purement pyrénéen.
"Les services de l'Etat mettent tout en oeuvre pour localiser l'ourson, âgé d'environ dix mois et quasiment en situation de sevrage", a expliqué le ministre de l'Ecologie.
L'ourson "connaît le territoire où il est" et peut survivre si on lui ménage "un espace de très grande tranquillité" tout en complétant sa nourriture "sans imprégnation humaine", a expliqué M. Lepeltier.
Toutefois à la FIEP-Groupe Ours Pyrénées, on estime les chances de survie de l'ourson comme "très faibles".
Les écologistes ont dénoncé unaniment mardi la mort de Cannelle, plusieurs associations annonçant leur intention de porter plainte et la sénatrice Dominique Voynet (Verts) demandant un programme de renforcement de l'ours pyrénéen.
Les six chasseurs qui participaient à la battue ont été entendus mardi à la brigade de gendarmerie de Bedous (Pyrénées-Atlantiques), sans qu'aucune garde à vue ne soit décidée.
Les suites judiciaires à donner à cette affaire seront décidées en fonction des résultats deux expertises --une autopsie sur le corps de l'animal et une expertise balistique--, a indiqué une source proche de l'enquête.
PAU (AFP) - La mort de Cannelle, dernière ourse de souche pyrénéenne, abattue lundi par un chasseur en vallée d'Aspe, a provoqué la consternation générale, particulièrement vive dans les milieux écologistes.
"C'est une catastrophe écologique, un événement d'une extrême gravité en matière de protection de la nature", a déclaré mardi à l'AFP le ministre de l'Ecologie, Serge Lepeltier annonçant que l'Etat se porterait partie civile dans cette affaire.
Lundi sur la commune d'Urdos, en vallée d'Aspe (Pyrénées-Atlantiques), un groupe de six chasseurs effectuant une battue aux sangliers avec leurs chiens, s'est retrouvé face à l'ourse Cannelle accompagnée d'un ourson âgé de quelques mois.
La femelle s'est sentie menacée et a commencé à attaquer les chiens, mordant l'un profondément, selon les déclarations des chasseurs rapportées par la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.
Cannelle se serait alors retournée vers l'un des chasseurs. "Se sentant menacé et pour se défendre, l'homme a fait feu et tué l'animal tandis que l'ourson disparaissait dans la nature", selon la préfecture de Pau.
Pour Gérard Caussimont, président d'une association locale de défense des ours bruns, FIEP-Groupe Ours Pyrénées, l'ourse "s'est sentie acculée". Cannelle "a dû tenter de fuir mais n'a sans doute pas pu s'échapper avec son ourson", l'endroit étant particulièrement escarpé.
"Les chasseurs d'Urdos savaient pertinemment que ces ours se trouvaient là et n'auraient jamais dû y aller chasser avec des chiens", assure encore M. Caussimont.
Le responsable explique qu'il avait lui-même repéré samedi dans ce secteur la trace de Cannelle et de son ourson et avait fait prévenir la société de chasse locale.
Le président de la Fédération départementale des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques, Bernard Placé, est lui aussi consterné. "La société de chasse d'Urdos avait été prévenue de la présence de l'ourse dans le secteur. Il n'y aurait jamais dû y avoir de battue. C'est une affaire gravissime, un patrimoine biologique qui disparaît", explique-t-il.
Cannelle, âgée d'une quinzaine d'années, était l'unique femelle "autochtone" recensée dans le massif des Pyrénées, avec un patrimoine génétique distinct des ours en provenance de Croatie ou de Slovénie introduits dans la région depuis le milieu des années 90.
Après la mort de Cannelle, il n'existerait plus que deux ours de "souche pyrénéenne", tous deux mâles, alors qu'au total le massif compterait une quinzaine de plantigrades essentiellement issus de programmes de réintroduction, dont trois femelles, selon M. Caussimont.
La mort de Cannelle pose la question de la survie de l'ourson, probablement issu d'un accouplement avec ours d'origine slovène et qui n'est donc pas purement pyrénéen.
"Les services de l'Etat mettent tout en oeuvre pour localiser l'ourson, âgé d'environ dix mois et quasiment en situation de sevrage", a expliqué le ministre de l'Ecologie.
L'ourson "connaît le territoire où il est" et peut survivre si on lui ménage "un espace de très grande tranquillité" tout en complétant sa nourriture "sans imprégnation humaine", a expliqué M. Lepeltier.
Toutefois à la FIEP-Groupe Ours Pyrénées, on estime les chances de survie de l'ourson comme "très faibles".
Les écologistes ont dénoncé unaniment mardi la mort de Cannelle, plusieurs associations annonçant leur intention de porter plainte et la sénatrice Dominique Voynet (Verts) demandant un programme de renforcement de l'ours pyrénéen.
Les six chasseurs qui participaient à la battue ont été entendus mardi à la brigade de gendarmerie de Bedous (Pyrénées-Atlantiques), sans qu'aucune garde à vue ne soit décidée.
Les suites judiciaires à donner à cette affaire seront décidées en fonction des résultats deux expertises --une autopsie sur le corps de l'animal et une expertise balistique--, a indiqué une source proche de l'enquête.
une ourse abattue
Hunter, tu comprends la mauvaise réputation des chasseurs en France, maintenant?
c'est si sympa un ours, ça te décapite pour son quatre heures, ça te laisse des étrons de quelques dizaines de kilos... et pis ça tient chaud sous la couette au plus froid de l'hiver
