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Full Version: Vos références RAP !
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Metalou
D'un coup on pourait croire que j'écoute que du metal ^^ ! Et bin nan Lil' Jon ça fait bien triper ^^ biggrin.gif
sir jarvis
QUOTE(Trunks @ Aug 28 2004, 12:15 AM)
héhé alors voila je crée ce topic pour que l'on puisse parler de vos references en ce qui concerne le rap, ragga, reaggae r&b etc...

alors moi je commencerais avec IAM !

leurs albums :

- de la planete mars user posted image

- ombre est lumiere (y'as pas de fautes:lloll:)user posted image

- l'école du micro d'argentuser posted image

- revoir un printempsuser posted image

pour un avis perso IAM est une de mes references car ils traitent raiment des problemes que beaucoup de gens endurent, c'est sur que beaucoup diront "ouais, mais ils font que se plaindrent" et bien c'est faux, leurs paroles ont pour but de sensibilisé les gens, de leurs ouvrir les yeux pour montrer que le monde ne tourne pas autour de sa propre petite personne, ce sont de VRAIS rappeurs avec un vecu etant donné que beaucoup d'entre eux ont perdu beaucoup de proches pour diverses raisons !

ce qui suit est long a lire mais interressant

                                          L'HISTOIRE D'IAM


                                                      user posted image

QUOTE
Dans une ruelle du vieux Marseille, le Café Latin s’ébroue des rires de ceux qui en ont fait leur QG. Entre deux galéjades, les membres d’IAM terminent leur déjeuner. On chambre à tout-va, on embrasse les copines. On salue d’une claque sonores les potes de passage avant de reprendre consciencieusement les entretiens avec les médias venus interroger les stars du rap local à propos de leur troisième album, L’école du micro d’argent. Plus tard, certains s’isoleront à d’autres tables pour remplir de nouvelles rimes un cahier d’écolier. On est à deux pas du Vieux-Port. Là où il y a dix ans, devant la station de métro éponyme, les mêmes "tenaient les murs" du matin au soir, coincés dans leur désoeuvrement, entre l’office du tourisme et un fast-food mitoyen. Comme beaucoup d’autres jeunes de quartiers, Philippe Fragione, Geoffroy Mussard, Eric Mazet, Pascal Perez, Malek Brahimi et François Mendy ont longtemps subi la routine d’une cité phocéenne en décrépitude. Seul remède à l’ennui et aux poches vides, leur passion commune du hip-hop façonnera une amitié autour de ronds de vinyle, d’émissions de radio libres, de fantasmes américanophiles, de soirées pleines de défis lancés à la danse et aux mots. Leur imagination fertile essaiera de mettre en scène le quotidien. Films et lectures leur ouvrent les portes d’autres univers. Plutôt que de singer, comme trop de Parisiens, les héros yankees, chaque membre de la bande s’invente des personnages au gré de sa fascination pour l’égyptologie, l’Afrique ou l’Extrême-Orient. Philippe, connu aussi sous le nom de Chill, se rebaptise Akhenaton (d’après le nom du premier pharaon à avoir imposé une religion monothéiste); Eric sera Khéops; Geoffroy - ou Jo -, passionné de kung-fu et de taoïsme, devient Shurik’N; Pascal se mue en Imhotep, Malek en Sultan et François en Kephren. Chill rigole aujourd’hui de ces années de galère. "A la station Vieux-Port, on faisait partie du décor. Même en hiver. Un jour, à Noël, une responsable de l’office de tourisme a eu tellement pitié de nous qu’elle est sortie nous offrir une boîte de chocolats. Je me suis dit qu’on commençait à me prendre pour un clochard." Le salut viendra de la prise de parole. Ils rodent leurs joutes verbales sous le nom de Lively Crew ou B Boys Stance, avant de créer IAM en 1989 et de se lancer dans la grande aventure. Les Imperial Asiatic Man, Invasion Arrivant de Mars, Indépendantistes Autonomes Marseillais, ou simplement en anglais "Je suis", "J’existe", enregistreront une cassette, "Concept", qui impressionnera suffisamment pour que le groupe composé de deux rappeurs (Chill et Jo), un DJ (Kheops), un "architecte musical" (Imhotep) et deux danseurs (Sultan et Kephren) ouvre en première partie des concerts de M’adonna ou Public Ennemy. Sorti en mars 1991, leur premier album, De la planète Mars..., s’imposera comme une des grandes réussites d’une scène rap française encore balbutiante. Le 17 juillet de la même année, l’hebdomadaire d’extrême-droite Minute stigmatise ces "purs produits des ghettos maghrébins, les rappeurs d’IAM qui se prennent pour des réincarnations de divinités égyptiennes, jurent de ne pas faire de politique : une affirmation démentie à longueur de textes, par des paroles haineuses , approximatives et si peu artistiques de leur album", que le journal rebaptise "De la planète meurtre". Le disque révèle en fait l’originalité d’une alchimie engendrée par le particularisme régional. IAM met Marseille au centre de ses préoccupations. Dessein avoué : réhabiliter la ville, casser les caricatures clownesques à la "Raimu-Fernandel" et l’image d’une métropole souillée par la violence, le racisme et un Front National qui, aux élections précédentes, a atteint 25%. Une de leurs chansons dit, à l’époque : "Mars... seille, elle-même a subi des tentatives d’invasion françaises des hordes ténébreuses lors des élections Qui ne voulaient que diviser la population Un Blond haineux et stupide à la fois Au royaume des aveugles, le borgne est roi..." Avec une volubilité toute méridionale, les minots rappellent que le sud a enfanté les civilisations fondatrices. Ils évoquent le passé glorieux de la cité antique, sa tradition de métissage, vécue au sein même d’un groupe qui rassemble des gens d’origines italiennes (Philippe), malgache (Jo), pied-noir (Pascal), algérienne (Malek), sénégalaise (François) et espagnole (Eric). Festifs, insolents, gouailleurs, parfois graves, ces textes scandés avec l’accent témoignent d’une ingéniosité presque surréaliste. Le vocabulaire des cités, l’argot fendard sans cesse réinventé, s’enluminent de références mythologiques choisies avec grandiloquence et délectation. Entre l’invention lexicale de MC Solaar et l’énergie revendicatrice de NTM, IAM trouve sa propre voie. En 1993, son deuxième album, Ombre est lumière, offre une orgie de quarante morceaux qui confirment la verve du rap de la Canebière. Humour, amertume, critique sociale et fierté retrouvée (L’OM de Bernard Tapie est alors en plein boom européen) se croisent sous le soleil de Méditerranée. Un single, Je danse le Mia, évocation drôle et nostalgique de leurs années funk, provoquera un engouement national. Numéro un au " Top 50 ", le tube s’arrachera à six cents mille exemplaires. L’album (double) dépassera les trois cents mille ventes. Le 13 février 1995, IAM est élu "groupe de l’année" aux " Victoires de la Musique ". Chill déclare "que cette victoire est une partie infime de la victoire éternelle de la musique sur les défaites de l’humanité". Lessivé par une tournée de quatre-vingt dates, le groupe décidera de prendre du recul. Akhenaton en profitera pour se livrer en solo dans un album, Métèque et mat. Tour à tour mystique, introspectif et observateur exigeant, il met à jour ses racines napolitaines, médite sur le destin familial et convoque souvenirs d’enfance et fantasmes adolescents. Marié à une Marocaine, ce jeune homme converti à l’islam met en parallèle les racismes d’hier et d’aujourd’hui."J’ai passé presque toute mon adolescence avec des Arabes. Culturellement, physiquement, ils sont très proches des Italiens du Sud. Je me suis identifié au racisme qu’ils subissaient parce que ma famille m’a raconté ce que les Italiens ont connu de leur côté. Les surnoms, les humiliations, les pierres jetées et ce qui ressemblait à des ratonnades. Ca m’attriste de voir que beaucoup ont oublié tout cela, que les enfants de ceux qui ont fui le fascisme votent aujourd’hui Front National". Si l’électorat du parti de Jean-Marie Le Pen a reculé à Marseille de 25 à 22%, l’environnement politique régional ne s’en est pas moins assombri. Toulon, Orange, Marignane, Vitrolles... Les cauchemars d’IAM deviennent réalité. Dans la bouche du préfet du Var ou dans celle de Catherine Mégret, le rap devient le symbole de l’anti-France. En mai 1995, la haine extrémiste a touché le groupe de façon plus personnelle. En rentrant d’une répétition, Ibrahim Ali, un adolescent d’origine comorienne, est abattu par des colleurs d’affiches du FN. Il était membre de B. Vice, groupe de hip-hop proche de Chill et sa bande. Au moment où sort leur troisième album, on verra sans doute un lien de cause à effet entre ce dégoût, cette colère accumulés et la noirceur, le dépouillement inédit de L’Ecole du micro d’argent. Produit d’abord à New York pendant quatre mois, le projet ne satisfait pas le groupe. Trop chargé, trop pop. Avec l’aide de Prince Charles, un producteur de Harlem, les rappeurs phocéens réenregistrent l’album à Paris en 24 jours. Si leur nouveau choix satisfait des critères esthétiques correspondant à leur goût pour les rimes tranchantes des Américains de la Côte est, comme DJ Premier ou le Wu-Tang Clan, le minimalisme et la mélancolie d’une bande-son ténébreuse ont été déterminés par le contenu des chansons. "Nous avions composé à l’origine une trentaine de morceaux", explique Chill. "Mais cette fois les chansons drôles, mystiques ou pittoresques ne tenaient pas la route. Nos textes sont toujours des clichés de la période où l’on écrit. On ne peut pas dire que l’époque nous porte à l’optimisme. A nos débuts, nous parlions de l’idée de " hold-up mental " qui consistait à évoluer socialement en gardant sa mentalité. Avec cet album, nous voudrions payer un tribut aux amis qui n’ont pas eu notre chance". IAM n’oublie pas d’où il vient : "J’aime cette phrase d’Aznavour qui dit " je monte sur scène le ventre vide pour me rappeler les moments difficiles ". Je sais ce que c’est d’avoir faim". Plus qu’un groupe de rap, on a parfois l’impression de suivre une équipe en reportage, caméra à l’épaule. Leur volonté réaliste est service par leur art de la description. IAM excelle dans la façon de planter le décor et de donner vie aux personnages. En leur compagnie, on partage les tentations d’un gamin des quartiers (Petit frère, Nés sous la même étoile), on pleure un fils avec son père (Un cri court dans la nuit), on voit défiler en un accéléré haletant l’engrenage des pièges de la vie des cités avec " Demain c’est loin ", morceau de bravoure et conclusion de l’album. Paradoxalement, jamais IAM ne tranche ses tableaux d’un parti pris ou d’un slogan. L’ennemi n’est jamais nommé. "Sur ce disque, explique Jo, on est passé d’un plan large à un plan rapproché. Plutôt qu’à des généralités, on s’intéresse à l’individu. Nos parti pris sont implicites". Un choix qui s’explique aussi par leur méfiance des partis politiques. "A Marseille, vie culturelle, vie sociale et vie politique sont très liées. A Paris, les groupes sont rarement courtisés. Nous, si." Jusqu’à parfois s’y brûler les doigts. Après un repas, le RPR Bruno Muselier se prévaudra du soutien du chanteur d’IAM, dont il n’avait pourtant reçu aucun engagement. Prétextant une photo pour son album personnel, Robert Vigouroux, maire socialiste de Marseille, pose avec le groupe, qui se retrouve le lendemain dans Marseille Magazine. A plusieurs reprises, ces fans de foot confieront qu’ils ne voient pas que d’un mauvais oeil les initiatives de Bernard Tapie. "Mais, plaide Chill, il nous a invités à tous ses meetings et nous n’y sommes jamais allés" Quand beaucoup de groupes de rap se révoltent en balançant des titres comme autant de cocktails Molotov, IAM se méfie des invectives. A mots à demi voilés, il s’oppose à la tendance hard-core représentée par NTM. Pour Pascal, le plus âgé de la petite bande, "[IAM] ne prône pas une rébellion ouverte. La violence n’a jamais rien arrangé. A quoi sert qu’un grand rappeur insulte un flic, que des jeunes brûlent un super-marché, si cette violence est récupérée par le pouvoir pour imposer plus de répression ? [IAM] ne veut pas allumer de grands incendies, juste faire jaillir quelques étincelles dans certains esprits. C’est tout ce qu’on peut faire avec une chanson." Le sang froid des textes n’empêche pas l’implication citoyenne. Face au péril grandissant du Front National,"un parti de fachos et de collabos", IAM a décidé de s’engager dans un travail social de proximité. Parmi leurs objectifs: l’inscription des jeunes sur les listes électorales. "On va passer des consignes dans tous les quartiers, prévient Chill. Ici, pour que les jeunes votent, il faut les prendre par le col et les mener jusqu’aux urnes. Pour les municipales, c’est frit. Mais aux législatives, Mars contre-attaque !". Lorrain de Saint-Affrique, qui fut pendant des années le conseiller en communication de Jean-Marie Le Pen avant de s’éloigner du Front National en raison des tendances antisémites qui s’y manifestent - explique-t-il - de manière de plus en plus affirmée et de plus en plus ouverte, a déclaré sur l’antenne de " France-Inter " le vendredi 21 février 1997 : "Un seul homme est en mesure de prendre les rênes au Front National : Bruno Mégret ". Selon ce connaisseur, "Bruno Mégret est à la droite de l’extrême-droite et représente un courant de pensée beaucoup plus à droite que Le Pen lui-même ". Aujourd’hui, alors qu’il était légalement inéligible, sa femme est devenue maire de Vitrolles par procuration. En ce moment, l’actualité offre souvent au groupe l’occasion de s’indigner. Le racisme est encore une réalité que certains d’entre eux vivent de près. Jo rigolerait presque des ennuis que lui cause se peau trop sombre. "Il y a dix ans, je m’étais juré que si je réussissais je m’achèterais un 4X4. Mais depuis que je l’ai je me fais arrêter au moins deux fois par semaine par les flics qui trouvent bizarre qu’un Noir puisse posséder une belle voiture". Pour ce groupe symbole d’un Marseille multiculturel, difficile de ne pas réagir violemment à la loi Debré. Dans un texte conçu à l’occasion, IAM écrivait : "Non seulement on a laissé exister un parti ouvertement raciste et totalitaire, on lui a donné la parole, on l’a laissé se développer pour des raisons de tactique bassement électoraliste. Mais maintenant, on voudrait nous faire croire que combattre le fascisme c’est devenir fasciste à notre tour". Pour mieux enfoncer le clou de sa révolte, le groupe a participé à l’enregistrement d’un single rassemblant plusieurs personnalités du rap français, dont Assassin, Ménélik, Fabe, Yazid ou Ministère Amer. Initié par le cinéaste Jean-François Richet, réalisateur de Etat des lieux et de "Ma 6T va c****é", ce morceau réalisé au profit de l’association MIB (Mouvement de l’immigration et des banlieues) s’intitule 11 mn 30 contre les lois racistes.


Puis pour finir les paroles d'une de leurs chansons

revoir un printemps :

Refrain:}
Comme quoi la vie finalement nous a tous embarqués,
J'en place une pour les bouts de choux, fraîchement débarqués
A croire que jusqu'à présent, en hiver on vivait
Vu qu'c'est le printemps, à chaque fois que leurs sourires apparaissent
Je revois le mien en extase, premier jouet téléguidé
Déguisé en cosmonaute, souhait presque réalisé, instant sacralisé
Trésor de mon coeur jamais épuisé, pour mon âme apaisante, Alizée.

Akhenaton:
Revoir le rayon d'lumière, transpercer les nuages,
Après la pluie, la chaleur étouffante assécher la tuile
Revoir encore une fois, l'croissant lunaire embraser la nuit
Embrasser mes anges, quand l'soleil s'noie
Faire du sommeil une terre vierge, converser dehors sous les
Cierges, revoir son sourire au lever quand j'émerge, sur
Au-delà des turpitudes, des dures habitudes de l'hiver
Peut être mon enveloppe de môme, abrite un coeur d'Gulliver
Revoir les trésors naturels de l'univers, douce ballerine
L'hirondelle fonde son nid dans mes songes, sublime galerie
A ciel ouvert, les djouns rampent à couvert, nous à l'air libre
Mais les pierres horribles, cachent souvent des gemmes superbes
Sous le couvercle
Revoir la terre s'ouvrir, dévoiler la mer
Solitaire dans la chambre, sous la lumière qu'les volets lacèrent
Impatient de l'attendre, c'printemps en décembre, en laissant
Ces mots dans les cendres, de ces années amères

{au Refrain}

Freeman:
La patience est un arbre, dont la racine est amère et l'fruit doux
J'aimerais revoir mes premiers pas, mes premiers rendez vous
Quand j'pensais, qu'la vie, pouvait rien nous offrir, à part des sous
Maintenant j'sais qu'ça s'résume pas à ça, et qu'c'est un tout,
L'tout est d'savoir, voir, penser, avancer, foncer
On sait qu'le temps, dans c'monde n'est pas notre allié
J'aimerais revoir, l'instant unique, qu'a fait d'moi un père
Un homme, un mari, on m'aurait dit ça avant, j'aurais pas t'nu l'pari
Normal dans mon coeur, y avait la tempête, les pression et l'orage
Et pas beaucoup d'monde qui pouvait supporter cette rage
J'aimerais revoir, ces pages, où on apprenait la vie, sans dérapage
L'partage d'l'évolution, à qui j'rends hommage, loin des typhons
J'aimerais revoir, l'premier sourire, d'mon fiston, mon coeur
D'puis c'jour là, j'me sens fier, c'beau gosse, c'est ma grandeur
Un printemps éternel, une source intarissable, plein d'couleurs
C'est l'jardin d'Eden, qui m'protège d'mes douleurs,

Shurik'n:
Revoir l'époque où y avait qu'des pelés sur le goudron s'arrachant
Autant de printemps répondant à l'appel d'un air innocent
Moins pressé d'aller à l'école pour les cours que pour les potes
S'y trouvant revoir les parties de bille sous le préau se faisant avec acharnement
Tendre moment jalousement gardé comme tous
Avènement d'une jeune pousse que l'on couvre d'amour…..
Pour que rien ne salisse mille fleurs jaillissent
Dès que son sourire m'éclabousse ça m'électrise cette
Racine va devenir chêne massif sève de métisse
Annonçant le renouveau le retour de mes printemps
A travers les siens et construire les siens pour que un jour
Il puisse les revivre à son tour
Comme volant à mon secours ces graines fleurissent
Dans ma tête quand la grisaille
Persiste mur d'images refoulant mes tempêtes
Voir un printemps superbe à nouveau fleurir

{au Refrain}


Un cri cours dans la nuit :

Il est assis au fond du métro, où personne regarde
Silence pesant, trois mecs montent, visages menaçants
"Allez tombe la veste, on est accroc d'elle"
Mais lui supplie, commence à pleurer, son père lui a offert à Noël

Elle change de main, il a beau dire que ses parents n'ont pas un sou
Au fond tout le monde s'en fout
Les trois types, les gens autour, gratuitement, la lame est soudaine
L'Opinel pénètre, 10 centimètres dans l'abdomen

Ca fait déjà un an, il aurait 16 ans
Son père ne s'en est jamais vraiment remis
Lorsqu'il entre dans sa chambre, rien n'a changé, les jouets
Les livres, cependant, les murs sont tristes, pourquoi vivre

Si tuer c'est facile? On veut tourner le couteau
Quand tout s'écroule d'un coup au fond d'un métro il gît là
Les flics enquêtent, bouffent des sandwichs, même sourient
Racontent leur vie, ils parlent même pas de lui

Il a du mal à s'imaginer, jadis son enfant innocent
En une seconde, pour 400 francs, mourrant dans une flaque de sang
Une flaque de pleurs, une vague de peur, la bague du bonheur
Fruit de l'amour, fauché par le tranchant d'une dague de

Malheur, c'était pas l'heure de partir, il ne lui avait pas tout dit
Tant pis, ce sera au paradis
Et des remords de la racine, s'élève un arbre
Et de l'arbre pousse des fleurs délicates qui viennent carresser le
marbre

{Refrain: x2}
Encore une tombe à fleurir
Un ange part dans un dernier soupir
Un fait divers dans une ruelle
Un cri court, personne n'entend l'appel

Rue sombre éclairée au néon, deux heures déjà qu'elle fait
Les cent pas et dans le sac toujours pas un rond
Trottoirs glauques, bars sales, bagarres d'ivrognes
Les talons frappent le goudron, au feu rouge un mec klaxonne

Elle en a marre de ces tarés qui passent, repassent, la condamne
Blessent son âme et dix mètres plus loin se marrent
Ca marche pas bien aujourd'hui, les mecs n'ont pas envie
A cause de la pluie ou la vie, le sexe perd face au souci

Un manteau, un parapluie, l'enfer en costume gris
Se rapproche, son regard fuit, elle dit son prix, c'est parti
S'ouvre la porte, couloir vers le purgatoire, pour elle l'histoire
Se répète tel un train fantôme des foires de sa rue au glissement des
bars noirs

Miroir, dis-lui qui est la plus belle
Ne la laisse pas croire seule le soir que les fées se foutent d'elle
Belle au bois dormant pour un matelas sans ressort
Ancrée à son sort comme un bateau usé jamais ne sort du port

Blanche Neige a croqué le fruit amer sans amertume
Pour eux, elle n'est qu'une pute, pour son fils elle reste une mère
Une Peau d'Ane princesse le jour, esclave la nuit
Mais les escarpins sont maudits, ils ramènent Cendrillon vers son taudis

Les murs témoins de l'étreinte plus brève que tendre
Capturent son regard rêveur, seul remède contre la démence
Sorti par la fenêtre un cri sans bruit hante les rues sans vie
Sorti par la fenêtre un cri court dans la nuit

{Refrain: x2}
Encore une tombe à fleurir
Un ange part dans un dernier soupir
Un fait divers dans une ruelle
Un cri court, personne n'entend l'appel



voila, je ferais sur d'autre bon groupes plus tard biggrin.gif wub.gif

p.s. si c'est pour denigrer ou quoi que se soit dans le genre pas la peine de venir poster wink.gif
*



Superintéressant cette biog d'IAM, qui est pour moi le à l'origine de ma passion HipHop ! big up cat.gif
Trunks
lol ça c'est du super quote tongue.gif
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