EXCELLENT ce Topic !!! 
Rah la la !

Je suis très impressionné par Sbib et sa grande sœur !

Aussi, je me permet de leur attribuer une
Spéciale Dédicasse

Sinon, ben, moi je suis plutôt quelqu'un de parfait dans la vie alors je vois pas trop quoi vous raconter.

Ah, si ! Trois évènements marquants (parmi tant d'autres) :
Pouh... Qu'est-ce qu'on rigole ! Mon père est un homme sans complexes, blagueur et familier avec les gens. Ses deux plus terribles tics (qui sont tout à fait volontaires en plus), sont d’interpeler les mâles de tous âges "
Oh, Joseph !" , et de sortir dès qu’une conversation se fait ennuyeuse "
Pouh… Qu’est-ce qu’on rigole !". Me demandais pas d’où ça vient, j’ai jamais demandé et je veux pas le savoir. Je peux juste vous dire que j’en ai bouffé du "
Oh, Joseph !" et du "
Qu’est-ce qu’on rigole !" pendant des années lumières. A chaque fois que j’étais avec lui et qu’on rencontrait quelqu’un qu’il connaissait (de prêt ou de loin), j’avais une honte innommable qui m’explosait au visage avant même que mon père n’ait prononcé les mots fatidiques. Et à chaque fois, ça ne ratait pas. Le truc qui est pratique, c’est que quand j’entends "
Pouh… Qu’est-ce qu’on rigole !", c’est que mon père va mettre fin à la conversation. Sinon, y’a pas d’autres avantage que de me mettre dans l’embarras…

Je le soupçonne même d’avoir voulu corrompre mon esprit avec ses expressions fétiches.

La preuve : l’année dernière, j’ai sorti en plein milieu d’une conversation houleuse et pathétique (Allez ! Tous en coeur !) : "
Pouh… Qu’est-ce qu’on rigole !". Tout le monde m’a regardé comme si je débarquais d’une autre planète. Le froid que cette simple petite phrase à jeter dans la pièce m’a glacé le sang. J’en ai pas dormi de toute la nuit et je me demande encore comment j’ai pu laisser échapper cette locution inaccoutumée…
Les fous rires mondialement connus de Daggy. Pour mon entourage, je suis le seigneur des fous rires, ma grande spécialité. Mais attention, le fou rire qui part d’une situation pas très drôle ! Ceux sont généralement les meilleurs. Genre, en plein milieu d’une dissertation de philo sur des sujets aussi rigolos que
La violence est-elle un mal nécessaire ? ou L’h
omme est-il prisonnier du temps ?. J’en aurai plein à vous raconter. De toute façon c’est toujours pareil. Mais y’en a un qui m’a mis dans une situation embarassante…
Ca se passe à l’époque ou j’étais apprenti caméraman à l’Université. Je bossais sur un moyen métrage d’étudiants et on était en train de tourner une scène de nuit dans un parking (pour lequel on avait eu une permission exceptionnelle d’un soirée de tournage, pas plus). C’était interminable : toute l’équipe en avait marre, on était crevé. Pour tenir le coup, on buvait par intermittence de la bière… un peu trop même. A un moment donné, l’un des acteurs principaux (Bobo mon ami) avait une terrible envi d’aller pisser. Une envie comme jamais il en avait eu. Il négocie une pause avec le réalisateur (je rappelle qu’on était à la bourre et qu’on devait terminé la scène dans un laps de temps strict) et s’absente pour aller faire son affaire…

10 minutes plus tard, on le revoit tout souriant et l’air soulagé. Et puis, la preneuse de son remarque que le vieux bobo avait plein de gouttelettes de pipi sur les chaussures.

La honte ! La fierté du mâle en a pris un coup cette soirée là. Mais on a bien rigolé. Le hic, c’est qu’une fois la tempête émotionnelle passée, je devais faire une gros plan de ses chaussures marchant dans le parking (un plan capital pour la mise en scène et que j’étais le seul à pouvoir faire étant donné le niveau technique des autres). Impossible pour moi de filmer ses chaussures sans penser à ses gouttelettes ! A chaque fois que j’entendais "Action !", la caméra se mettais progressivement à trembler, à cause de mon fou rire contenu. Un calvaire

Cela a duré plus d’une heure. On a essayé de me calmer, mais rien à faire. Finalement, le plan complexe a été fait par le réalisateur lui-même. Nous avons quitté le parking dans une atmosphère assez tendue et j’ai été gentiment écarté du projet (qui était presque terminé). Vraiment un mauvais moment où mon "professionnalisme" en a pris un sacré coup

Mais le plus drôle, c’est que les prises de vue des chaussures filmées par le réalisateur étaient encore plus mauvaises que les miennes, alors sujet au fou rire ! Un comble. Je sais que ce plan a été refait par un autre caméraman, dans un autre endroit vaguement ressemblant au parking. Depuis ce jour, je n’ai jamais pu faire de gros plan de chaussures…
Un séjour au ski mémorable. C’était il y a bien longtemps, alors que je découvrais les joies des sorties entre copains loin du cercle familial. Avec 4 ou 5 amis, on s’était organisé un voyage d’hiver à Avoriaz (la classe, quoi). Le premier soir, après un long trajet éprouvant, on s’est "improvisé" un p’tit apéro un tantinet chargé. Un fois bien chaux, on est allé faire un tour dans le superbe "village" (vraiment de toute beauté !). Et là, je sais pas pourquoi, alors que d’habitude je suis quelqu’un de plutôt calme, j’ai repéré un escalier descendant en bois et je me suis dis :
Tiens ! Je vais faire rigoler ma bande de copains, histoire de rendre la soirée encore plus sympathique… 
Grave erreur !
Je suis passé devant la meute et j’ai fait semblant de patiner sur les marches comme dans les vieux films de Chaplin. Evidemment, je n’avais pas fait de repérage de terrain comme le font les cascadeurs professionnels. Ce que je n’avais pas vu, c’est que l’escalier en question était carrément une patinoire ! Mon numéro n’a pas duré longtemps. Dés la seconde marche, je me suis fracassé lamentablement et j’ai dévalé l’escalier de 20 marches comme une grosse merde. Je revois encore la scène au ralenti… La honte ultime est qu’au même moment – comme par enchantement – un petit groupe de jeunes filles passaient dans le coin et a assisté à la gamelle magistrale. Entre les rires de mes potos et ceux des demoiselles, je savais plus ou me mettre
Mais vous connaissez le proverbe : un malheur n’arrive jamais seul…

Ben vi. Sur le coup, j’ai rien ressenti ou du moins j’ai fait mon Stallone : même pas mal ! C’est le lendemain que je me suis rendu compte que je m’étais franchement esquinté. J’avais un bleu énorme (mais vraiment un truc de taré) sur la partie gauche du corps, du fessier à la hanche. Une douleur ! Je vous dis même pas. Résultat : j’ai pas pu skier pendant 4 jours à cause de cette connerie. Enfermé comme un gland dans l’appart avec mes antibio, mes glaçons et mon "bleu collector"

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Un très grand souvenir qui me vaut encore aujourd’hui de graves séquelles mentales : dés que j’entend le mot
verglas, j’ai des frissons du côté gauche du corps. Je vous raconte même pas comment je suis tétanisé devant un escalier verglacé (que soit j’évite - quitte à faire un détour de plusieurs km, soit je gravi comme un vieux pépé). Enfin, cet incident a quant même eut une chose salutaire : celle de sympathiser avec le groupe de jeunes filles avec qui nous avons quand même passé de jolies soirées… et un peu beaucoup d’amour aussi
Oui. Vraiment, un séjour au ski mémorable.