
Complètement d'accord avec Sbib.
Le Jean-Claude, il est peut-être un peu confus dans ses développements digressifs, mais je crois sincérement que c'est quelqu'un qui a bon fond. Sa conception de la vie paraît un peu confuse et je crois aussi qu'il manque un peu de vocabulaire, sinon, c'est toujours plutôt intéressant de l'entendre et voir s'exprimer.
D'autre part, on prend trop souvent de simples extraits de ses interventions. Une phrase par-ci par-là, sans vraiment la remettre dans le contexte de l'interview.
Je n'ai pas le temps maintenant de m'étendre sur le sujet (je reviendrai ce soir

). Mais avant de retourner à mes tâches journalières et familiales, j'ai pris le soin de relever quelques unes de ses pensées. Elles ne sont pas toutes si "stupides", loin de là. Y'a de jolies réactions (sur tout et n'importe quoi).
Extraits choisis dans un Interview dans le magazine Première…Sur la douleur physique.Une douleur physique n’est pas tellement une douleur. C’est une douleur qu’on oublie. Je crois que les douleurs mentales sont beaucoup plus fortes ; et si on met la douleur spirituelle… il n’y en a pas ! Alors tout s ‘efface. Donc, il y a la douleur physique (primaire), la douleur mentale (dont on se rappelle, les souvenirs de la vie) ; et puis il y a le
spirit (l’esprit), qui lui, n’a aucune douleur puisque
the final conclusion of the spirit is perfection !
Sur le rêve devenant une réalité.Je ne voudrais pas rentrer dans des choses trop dimensionnelles, mais bon, j’ai fait le rêve d’acteur, je suis devenu acteur… Et c’est bien ! Le plus grand rêve de l’homme est le rêve de création. On est dans la vie pour pouvoir recréer un meilleur que soi.
Sur la religion.La plus belle religion qu’on puisse avoir, c’est de rentrer en soi-même et de digérer l’essence de la vie, se digérer soi-même et produire à partir de ça sa propre religion : l’instinct. Et l’aboutissement de l’instinct, c’est l’amour ! Il faut apprendre à aimer. S’aimer d’abord soi-même pour pouvoir aimer les autres.
Sur la solitude dans un ascenseur.Quand tu montes dans un ascenseur… tu penses. A des tas de choses, à des créations, à des gens, à des souvenirs… Donc on est jamais seul spirituellement ! Mais physiquement, « dans l’enveloppe », si je suis seul… eh bien… je suis là. Et je reste là. Jusqu’à ce que les portes s’ouvrent… Et puis je commence à marcher. Je bouge mon enveloppe. Vers ma mission de tous les jours… Voilà.
Sur le modèle à suivre.Je suis mon meilleur modèle parce que je connais mes erreurs, mes qualités, mes victoires et mes défaites. Si je passe mon temps à prendre un autre modèle comme modèle, comment veux-tu que ce modèle puisse modeler dans la bonne ligne ? Ok : les enfants (ou les parents, ou ce que tu veux), quand ils me voient à l’écran, ils peuvent pas copier ! Alors, le meilleur modèle qu’on peut avoir dans la vie, c’est soi-même ! Et ça, c’est un très, très gros travail. Mais c’est un très beau travail ! On appelle ça un travail de « création de nouveau », de « recréation ». Physique et mentale. C’est très, très beau d’avoir son propre moi-même.
Sur la mort.(…) Je suis éternel ! Ha ! Comme je t’ai dit : on va revenir ! Alors, écrire sur ma tombe… C’est bien ! Parce que je peux revenir revisiter avec un autre corps, une autre enveloppe ou moi-même. Pffff… C’est bien ! Ecrire sur une tombe ou laisser des souvenirs, ça montre que l’être humain peut être… triste. Et la tristesse, c’est une qualité ! Si on perd un proche, on pleure ! On montre au proche qu’on a vraiment du sentiment pour lui, ce qui est bien Mais en vérité, il est toujours là Parce que si mon père meurt et si tonpère est mort ou qu'’il n'est pas encore mort - que Dieu le protège ! - ou si tes proches sont morts : chaque fois que tu penses à eux, ils sont là ! Dans ton cœur. Donc, si vraiment tu veux te rappeler des souvenirs… de ton perroquet, ton chien, ta gonzesse… même une voiture, elle est là. Tu peux te rappeler de tout. Quand tu veux, où tu veux.
Sur l’eau.L’eau, c’est quelque chose de concret mais pas concret. Par ce que l’eau… peut me nourrir, mais aussi l’eau… peut me porter. Par ce que l’eau… a des lois magiques. L’eau peut tenir des cargos dans la mer, des milliers de tonnes d’acier… C’est quelque chose qui a beaucoup de dimensions, l’eau.
Dire et penser…J’ai vraiment plus rien à foutre de ce qu’on dit de moi… MAIS PAS de ce qu’on pense de moi. Parce que « dires quelque chose », c’es très facile (…). Entre dire et penser… Ok, voilà ce qui se passe. Tu as une femme, des enfants, et tu sais que tu as une justice d’être avec elle parce que… elle a été fidèle avec toi sur les meilleurs et les plis mauvais moments de ta vie. Tu marches dans le rue, et une femme sort, une autre femme. Qui est formidable, qui est belle, qui est formidable. Et tu as envie, tu as ENVIE de dire au monde entier, including yourself, « Qu’est-ce qu’elle est belle ! Je sens quelque chose de vraiment très très beau avec elle ! ». Mais tu peux pas le dire. Si tu le dis, tu vas mettre la merde dans ton ménage. Alors, entre ce qu’on dit et ce qu’on pense, il y a une grande différence. Alors, ce que je voudrais, c’est que les gens pensent ce qu’ils vont dire, je ne veux pas qu’ils disent quelque chose de moi, je veux qu’ils pensent quelque chose de moi. Entre pense et dire, il y a un monde de différence. Et ils sont très près ! Une personne d’appelle « Dieu » et l’autre s’appelle « être humain ». Et on est tous les deux la même chose au même niveau… mais « Dieu » voudrait qu’on pense la vérité sur nous-mêmes et pas ce qu’on dit...
It’s a pradigme, un « paradigme » comme on dit en français, je crois…