(Johnny s’en va-t-en guerre)

Réalisation : Dalton Trumbo
Interprètes : Timothy Bottoms (Joe Bonham), Kathy Fields (Kareen), Donald Sutherland (Le Christ).
Genre : Drame
Pays : USA
Durée : 111 minutes
Particularités :
Adaptation cinématographique du roman Johnny Got His Gun de Dalton Trumbo (1939).
Grand Prix du Jury et Prix de la Critique Internationale au Festival de Cannes en 1971
Prix du Meilleur Film au "Festival des Festivals" à Belgrade en 1972.
Le contexte du film
Le dernier jour de la première guerre mondiale, Joe est très gravement blessé par un obus et, lorsqu'il reprend connaissance, il est allongé sur un lit d'hôpital. Peu à peu, il tente de localiser les vibrations qu'il perçoit autour de lui et réalise qu'il est sourd, qu'aucun membre ne répond plus à ses désirs et qu'il ne possède plus d'organe sensoriel. En apparence Joe est, en effet, réduit à l'état larvaire : il n'est plus qu'un corps sans membres totalement enrubanné. Sa survie est un miracle. Seul son cerveau n'a pas été atteint et il revoit en songe son départ pour la guerre, sa première et dernière nuit avec Kareen. Tous les médecins le considèrent incapable de raisonner et ne prolongent sa vie que pour aider la science à progresser. Lui voudrait faire admettre qu'il vit, qu'il pense, mais ne possède plus aucun moyen de communiquer avec l'extérieur…
Le commentaire
Si vous ne connaissez pas cet éprouvant et magnifique plaidoyer pour la paix, alors je vous invite très vite à voir Johnny Got His Gun, seul film du célèbre journaliste indépendant et scénariste (Spartacus, Exodus, Seuls sont les Indomptés, Papillon), Dalton Trumbo. La présentation au Festival de Cannes 1971 de ce véritable chef d’œuvre provoqua un profond bouleversement. Et pour cause, c’est un film rude, choquant mais chargé de poésie, qui mérite d’être connu des jeunes générations et qui laisse derrière lui, un souvenir inoubliable…