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Full Version: Empires mondiaux
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lapinmexicain
innocent.gif Bonjour,

Voici la prophetie tel que Daniel un prophete nous la raconte:
Celle donnée à Nabuchodonosor, roi de Babylone, la deuxième année de son règne, soit six cent trois av. J.C

" « Il y a un Dieu dans le ciel, qui révèle les mystères et qui a fait connaître au roi Nabuchodonosor ce qui doit arriver à la fin des jours. Ton songe et les visions de ta tête sur ta couche les voici :
Tu as eu, ô roi, une vision. Voici ; une statue, une grande statue extrêmement brillante, se dressait devant toi, terrible à voir.
Cette statue, sa tête était d’or fin, sa poitrine et ses bras étaient d’argent, son ventre et ses cuisses de bronze, ses jambes de fer, ses pieds partie de fer et partie d’argile. Tu regardais ; Soudain une pierre se détacha, sans que main l’eut touché, et vint frapper la statue, ses pieds de fer et d’argile et les brisa. Alors se brisèrent, tout à la fois, fer et argile, bronze, argent et or, devenus semblables à la bale sur l’aire en été; Le vent les emporta sans laisser de traces. Et la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne qui remplit toute la terre. Tel fut le songe ; et son interprétation, nous le dirons devant le roi. C’est toi, ô roi, …, la tête d’or c’est toi. "

suite:

" Et après toi se dressera un autre royaume, inférieur à toi, et un troisième royaume ensuite, de bronze, qui dominera la terre entière. Il y aura un quatrième royaume, dur comme le fer, comme le fer qui réduit tout en poudre et brisera tous ceux-là. Ces pieds que tu as vus, partie terre cuite et partie fer, c’est un royaume qui sera divisé ; il y aura part à la force du fer, selon ce que tu as vu le fer mêlé à l’argile de terre cuite, ils se mêleront en semence d’homme, mais ils ne tiendront pas ensemble, de même que le fer ne se mêle pas à l’argile. Au temps de ces rois, le Dieu du Ciel dressera un Royaume qui jamais ne sera détruit, et ce royaume ne passera pas à un autre peuple. Il écrasera et anéantira tous ces royaumes, et lui-même subsistera à jamais ; de même que tu as vu une pierre se détacher de la montagne, sans que main l’eut touchée, et réduire en poussière fer, bronze, terre cuite, argent et or. Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui doit arriver. Tel est véritablement le songe et sûre en est l’interprétation. » "

Source: (Daniel ch.2)


On voit la que des empires sont annocés, empire qui par leur pouvoir dominent le monde.
worthy.gif

Qu'en pensez vous ?

D'apres certaines sources:

1/ Égypte : 3100 av. J.C. jusqu’en 2160 av. J.C. puis déclin.

2/ Assyrie : Empire mésopotamien qui domina du vingtième siècle au septième siècle av. J.C

3/ Babylone : Elle fut fondée vers 2325 av. J.C. Elle demeura une capitale intellectuelle et religieuse de la Mésopotamie. C’est environ en 603 av. J.C. que Nabuchodonosor eut le songe de la statue, comme nous le disions plus haut.
Aux environs de 539 av. J.C. s’avança Cyrus le Perse, il vainquît Babylone et en fit une province de l’empire Perse.

4/ L’empire Médo-Perse. Régna du sixième siècle au quatrième siècle av. J.C.

5/ L’empire grec : La Grèce débuta vers 1600 av. J.C. elle grandit et un jour se leva Alexandre le Grand pour la Grèce, il conquit l’empire Perse en 323 av. J.C., devenant ainsi empire mondial. À partir de 168 av. J.C., l’empire perdit peu à peu de sa force jusqu’en 146 av. J.C., année ou elle tomba sous contrôle romain.

6/ L’empire romain : À partir de cette année de 146 av. J.C., Rome domina le monde. En 1541 Rome était encore un empire, on l’appelait le « Saint Empire ».

7/ Deux grandes puissances apparaissent à partir de l’année 1776 : Russie et États Unis d’Amérique. Ils sont face à face font des alliances, mais ne se mêle pas ensemble, le fer et l’argile.


Amicalement Lapinmexicain
superbiboune
Coucou!

Merci pour ce post passionnant! tongue.gif Et bienvenu Lapinmexicain!

La prophétie de Daniel! Est ce que cette partie a pu être historique... Je ne sais pas. Je me suis déjà assez répandue sur le fait que le corpus de la Bible telle que nous la connaissons est incomplète (voir tronquée à moitié) ce qui est TRES gênant pour interprêter.

De plus, lapinmexicain, tu dois savoir comme moi que les moines copistes blageurs du Moyen Age ont parfois arrangés à leur idée le Livre.

Effectivement, il y a pas mal de "légendes" concernantles successions d'Empire mondiaux. IL y a eu d'abord cette légénde grecque sur l'Age d'Or, d'Airain, de Bronze et de Fer (qui suggère aisément une regression de notre race)

J'ai souvenir d'autres que je connais moins bien, et à chaque fois, forcémment, on tentait de l'attribuait à des règnes connus qui nous paraissent très représentatif.
Cependant, notre "méditéranéo-centrisme" nous fait oublier tous ces grands empires qui ne se sont pas développés dans le monde méditérannéen mais qui ont été tout aussi important.

Reprenons l'hypothèse des empires:

1/ Égypte : 3100 av. J.C. jusqu’en 2160 av. J.C. puis déclin. ?? Le déclin de l'Egypte vient plus tard... Ce sont les Grecs puis les Romains qui reprennent les "rênes"... plutôt vers 400 avant (en très très arrondi)

2/ Assyrie : Empire mésopotamien qui domina du vingtième siècle au septième siècle av. J.C Juste un détail (de trop pour certains tongue.gif) Ils ne se sont jamais appelés mésopotamiens... donc il n'y a jamais eu d'empire mésopotamien. Du XXème au VIIème, il y a foule de succession de peuples dans ces régions. Sumérien, Assyriens, Akkadiens, Hittites, .. cette région a une histoire très compliquée.

La suite plus tard tongue.gif
lapinmexicain
IL y a eu d'abord cette légénde grecque sur l'Age d'Or, d'Airain, de Bronze et de Fer (qui suggère aisément une regression de notre race)

--> c'est a dire


"Égypte : 3100 av. J.C. jusqu’en 2160 av. J.C. puis déclin. ?? Le déclin de l'Egypte vient plus tard... Ce sont les Grecs puis les Romains qui reprennent les "rênes"... plutôt vers 400 avant (en très très arrondi)"

--> vi je suis d'ac
calimero.gif

ah il y a une suite ouf merci bien! w00t.gif cat.gif
superbiboune
Oui désolé, j'ai de la famille à la maison en ce moment alooors... tongue.gif
nico_ichi
QUOTE
les moines copistes blageurs


vous pouvez me dire ce que c'est que ces moines??? 012.gif 012.gif

je mi connai pas trés bien!! wink.gif
superbiboune
En fait, les moines au Moyen Age étaient (en général) les seuls lettrés. Donc les seuls à lire et écrire le latin (médiéval) et à connaitre le latin et le grec (ancien).

C'étaient donc les seuls capables de traduire et recopier la Bible et les légendes romaines et grecques. Ils ont pas mal rajoutés de choses "qui leur plaisaient bien", dans les contes mythologiques, mais aussi dans le Livre...

Genre deux évènements qui leur paraissait bien coller enxemble, ils inventaient un bout de légende qui lie les deux...

C'est eux que j'appelle les moines copistes blageurs! 012.gif
nico_ichi
a ok!!
moi je croyai que c'était leur vrai nom!! 012.gif 012.gif
superbiboune
3/ Babylone : Un empire grand et puissant, mais pas très long, en fait...

4/ L’empire Médo-Perse. Un très grand empire! Entretenu et aggrandi par Cyrus d'abord, puis Darius, son fils. Leur royaume s'étend de la méditérannée au Pakistan, et quelques régions afghanes et indiennes.

5/ L’empire grec : Alexandre a en effet hérité par ses conquètes de l'énorme royaume Perse. Mais il meurt jeune et son royaume s'étiole vite après lui...
Et que dire du royaume d'Asoka le Maurya? Tout aussi important en Inde?

6/ L’empire romain : il est certain que les carolingiens et gens du Moyen Age n'ont pas vu de rupture franche avec les romains et ont continués de se réclamer leurs descendants. Cependant, on peut parler d'empire romain de -500 à + 500 très grossièrement, mais pas au delà..

Et l'empire Ottoman? Après la chute de Constantinoples? N'est t"il pas digne de figurer parmis ces grands royaumes?

7/ Deux grandes puissances apparaissent à partir de l’année 1776 : Russie et États Unis d’Amérique.

Mouais... à mon sens on peut dire ça de toutes nations ennemies...
Et que dire du grand Kaniska, le Kouchan, qui a su promouvoir une unité culturelle et la paix dans son royaume, et ses descendants après lui? Il régnait sur un immense territoire : Inde, Pakistan, Afghanistan etc..
Et les royaumes médiévaux d'Europe? La puissance germanique? Et l'époque des Rois d'Europe tous cousins entre eux?
Et les empires mésoaméricains, grandiose s'il en est?

Ce que je veux dire par là, c'est qu'on peut trouver des corrélations à à peu près tout et n'importe quoi. Mais... si on veut creuser cette hypothèse, il y a eu bien plus de 7 grands empires! Comment juger si l'un ou l'autre est plus digne de figurer dans la prophétie de Daniel?

Je pense que c'est une belle image, qui souligne l'impermanence constante de notre monde. Et c'est tout... wink.gif Les romains n'ont pas été éternels... l'empire de déchéance, de stupidité et d'argent glorieux des américains ne durera pas non plus.

C'est un message sage, comme il y en a beaucoup dans la Bible wink.gif

A bientot! N'hésite pas à renchérir tongue.gif
superbiboune
QUOTE (lapinmexicain @ Mar 4 2004, 01:20 PM)
IL y a eu d'abord cette légénde grecque sur l'Age d'Or, d'Airain, de Bronze et de Fer (qui suggère aisément une regression de notre race)

--> c'est a dire


C'est une division des âges humains imaginé par Hésiode.

QUOTE ( L'Encyclopédie de l'Agora)


Le mythe des âges successifs de l'humanité, avec le symbole des métaux qui les figurent, vient, dans le poème des "Travaux et des jours" d'Hésiode, à la suite du mythe de Pandore, qui avait déjà trouvé placé dans la Théogonie; mais on ne saurait dire qu'il en soit le développement; car l'origine des hommes y est reprise à nouveau, et ils y sont présentés comme faits par Zeus en plusieurs races qui se succèdent sans se produire les unes les autres en sorte qu'on n'a pas sous les yeux le tableau d'une marche continue, bien que la première soit la race d'or, et la dernière la race de fer, mais un assemblage de plusieurs états de la vie humaine dont chacun semble avoir été posé par le poète en rapport avec ce qu'une idée religieuse, l'expérience et la réflexion lui suggéraient comme probable en divers temps.

On a voulu trouver dans cette théorie des races ou des âges, les traces de deux traditions opposées, l'une qui placerait l'homme dans un berceau divin de pureté, de bonheur et de paix, l'antre qui prendrait pied pour lui dans la sauvagerie. Mais cette hypothèse est arbitraire. La pensée de l'âge d'or domine le mythe et ne peut pas être écartée; elle est fondamentale; celle de la barbarie, car telle est la plus exacte qualification de l'âge d'airain, est précédée de celle d'un âge intermédiaire, l'âge d'argent qui ne vaut pas mieux, quoique différent; et ces deux âges sont suivis de deux autres, dont le dernier est le pire de tous, ce qui exclut l'idée de progrès, ordinairement liée, dans les systèmes, à l'hypothèse de l'origine placée dans l'état le plus bas. En réalité les cinq âges sont incohérents et représentent ce qu'on pourrait appeler les cinq catégories des races morales, suivant Hésiode: les heureux, les stupides, les barbares, les héros et les méchants. La religion lui fournit l'âge du bonheur et l'âge de l'héroïsme. L'observation lui suggère les trois autres.

Le début de la théorie offre une singularité où l'on ne sait s'il faut voir une naïve contradiction du poète, ou une altération du texte. Il commence par poser les dieux et les hommes mortels comme ayant eu même origine (ce qui fut au reste l'opinion générale de la Grèce), et il poursuit en rapportant que «les Immortels habitants de l'Olympe firent d'abord la race d'or des hommes qui parlent». Mais la formule firent (ποίησαν) qui se répète pour les races successives, en s'appliquant aux dieux olympiens comme auteurs, pour les deux premières, à Zeus tout seul, pour les deux suivantes, cette formule n'est peut-être que l'expression religieuse voulue de la soumission universelle des êtres aux dieux. S'il s'agissait d'une création propre et directe, elle aurait l'inconvénient de faire attribuer aux Immortels la singulière fantaisie de ces productions variées dont la suite et la raison échappent. Le destin, ou, en langage moderne, l'inexplicable fait, devait paraître une réponse plus satisfaisante au problème de la diversité des races, à des penseurs étrangers aux idées pures de la création et de la liberté.

Cette race d'or, qui vint la première, vécut sous l'empire de Kronos, le maître en ce temps-là. Ses membres étaient mortels, mais ne connaissaient ni le travail, ni la douleur, ni la vieillesse et mouraient comme on s'endort. Ils jouissaient en commun, formant une société de bons êtres, des fruits abondants et spontanés de la terre. Après que la terre les eut recouverts, ils devinrent des Daimons par la volonté de Zeus, ces hommes excellents. «Vêtus d'air, ils vont par la terre, observant les actions bonnes et mauvaises, et accordant les richesses; car telle est leur royale récompense.»

Voilà l'idéal humain de félicité pure qui n'a jamais été mieux exprimé, soit qu'on l'ait placé à l'origine de notre espèce, ainsi qu'on l'a fait presque toujours, soit qu'on le transporte dans l'avenir, en violation de l'expérience de six mille ans sur l'incorrigibilité de l'homme.

La race d'argent que, suivant Hésiode, les immortels ont faite, est, dit-il, très inférieure à la précédente. On dirait que le poète a voulu opposer à l'innocence intelligente et bonne l'innocence stupide et brutale de l'irresponsabilité, et peut-être marquer les effets du sommeil de l'âme sur le corps lui-même. Les hommes de cette race mettaient cent ans à croître et passaient de l'ignorance enfantine à la stupidité en atteignant l'âge pubère. À dater de ce moment, ils vivaient peu, accablés de douleurs à cause de leur sottise, injustes les uns envers les autres et n'honorant point les dieux bienheureux, ne leur sacrifiant point comme cela se doit. Zeus irrité les engloutit. Cependant on les nomme des mortels heureux, souterrains, et, en ce deuxième rang, ils sont encore honorés.

Après cette déclaration, qui est assez énigmatique, venant à la suite d'un triste portrait, le poète amène les hommes de la race d'airain, que Zeus, cette fois, a faits. L'usage des armes d'airain, avant l'invention du fer, nous fait prendre pied dans la réalité pour cette troisième race: «Leurs armes étaient d'airain et leurs demeures d'airain, et ils travaillaient l'airain, car le fer noir n'était pas encore.» Ils avaient le cœur dur, ne connaissaient que l'injure et les combats, leur vie était sauvage. Ils s'entre-tuèrent, la mort les dompta, tout terribles qu'ils étaient, et ils descendirent sans honneurs dans la demeure glanée d'Aïdes.

C'est ici que le respect de la tradition religieuse de l'âge héroïque impose au poète une nouvelle race qui, dans l'ordre des réalités, offre avec la précédente les ressemblances et les différences qui rapprochent les héros des brigands, ou qui les en séparent. Après que la terre eut caché la génération des hommes d'airain, Zeus fit la race divine, plus juste et meilleure, des héros qui sont nommés demi-dieux sur la terre immense. Ils périrent tous par la guerre, à Troie ou sous les murs de Thèbes aux sept portes. Mais Zeus leur a donné la vie et une demeure, loin des immortels, aux extrémités de la terre, où Kronos règne sur eux; et ils habitent paisiblement les îles des bienheureux, sur les bords de l'Océan, et, trois fois l'année, les champs fertiles produisent pour eux des fruits doux comme le miel.

"Oh! que n'ai-je pu vivre avant ou après le temps de la cinquième race des hommes!" Cette exclamation commence le tableau du dernier âge: «C'est maintenant la race de fer; les hommes, ne cesseront d'être accablés de travaux et de misères pendant le jour, ni d'être corrompus pendant la nuit, et les dieux leur prodigueront les amères inquiétudes. Cependant les biens se mêleront aux maux. Mais Zeus détruira aussi cette race d'hommes, après que leurs cheveux auront blanchi.»

Il semblerait, puisque Hésiode regrette de n'avoir point dû naître ou plutôt, ou plus tard, qu'il n'excluait pas l'espérance d'un avenir meilleur; c'est cependant au futur qu'il met, en terminant, la peinture d'un âge où il n'y aura plus ni piété, ni bonté, ni justice sur la terre. Aidôs (le respect, la honte) et Némésis (la vindicte) s'envoleront auprès des Immortels, «et les douleurs resteront aux mortels; il n'y aura plus de remède à leurs maux.»


Cela montre bien que ces mythes sont issus de concepts et d'allégories très riches, issues de contexte beaucoup plus complexes, et qu'il faut se garder de réduire les légendes à des échos de la réalité.

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